‹ Traité d'astronomie théorique (volume 2)Chapitre 291 sur 291 · LIVRE VIII, G II A P. IV · texte numérisé non relu

LIVRE VIII, G II A P. IV

dislribiics par des vents bienfaisans sur des pays fertiles: alors elles découlent en gouttes do pluie, ou elles déscendent des montagnes en lorrens, pour aider à la végétation des plantes, et finissent par se changer en matière terreuse. Il doit en résulter, h ce f|ui parait, que la terre perdra en parties aqueuses, ce qu’elle gagne en parties solides; et telle perte pourra être réparée par les comètes. Quand ces corps se sont emparés d’une partie de l’atmosphère solaire dans le péiihélie, il est probable qu'ils en perdent une partie dans leur longue roule, principalement en s'approrbant tics planètes qui, en attirant à elles ces vapeurs, ramassent des malériau.x pour une nouvelle végétation. Cest ainsi que les comètes cnriebisseat les planètes, en s’appauvrissant, jusqu'à CO qu’après Svoir achevé une révolution, elles reviennent au soleil, pour lui dérober de nouveaux nratériau.'ï avec lesquels clics vont recommencer leur roule bienfaisante. Cette hypothèse explique d'une manière satisfaisante l'observation qu’on a faite sur les comètes qui sont revenues plusieurs fois à leur pé.ibélie, sous des formes très-ditrérenles, en présentant de longues queues dans une lévolulton, cl n’en ayant aucune dans la révolution suivaiye. Une suite nécessaire de cela, ainsi que de l'écoulètnent continuel de lumière, est 4a diminution de la masse du soleil qui, selon Newton, pourra être réparée de la manière suivante. La résistance de l'atmosphère solaire, qu’éprouve la comète, en la traversant auprès de son périhélie, doit nécess.airement retarder son mouvement perpendiculaire au rayon vecteur, tandis que le soleil l'attire suivant ce rayon vecteur avec une force qui no s'alfaiblil jamais. Il en résulte que chaque révolution rapprochera la comète du soleil de plus en plus, et que la comète finira par se réunir au soleil, pour réparer la masse qu’elle lui avait dérobée ('). *

On regardera sans doute avec bien de ha satisfaction les comètes comme le commun lien qui cmlirasso tout le système solaire, et qui établit un rapport plus intime entre les planètes et le soleil, peut-être même entre divers systèmes solaires. Mais il est plus satisfaisant de voir, que les élémens du svs-

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ASTRONOMIE RATIONNELLE

lëme planétaire aont oïdonnét de manière qu’il doit jouir de la plus grand* stabilité (^). Il est ditbcile de réfléchir sur la distribution des planètes et des comètes, et sur la disposition de leurs orbites, sans être pénëlié de sentimens semblables à ceux par lesquels Newton termine son immortel ou» vrage: que l'univers est soumis à l’autorité souveraine d'un seul dominateur, et qu'il a été construit suivant le plan d'un être infiniment sage et puissant (3).

(a) £rpot- ttu Sjrst. Ju Monde par M. Laptaefj^'^raij. Eàit. pag. 3ça*

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