‹ Traité d'astronomie théorique (volume 2)Chapitre 46 sur 291 · LIVRE III, C H A. P. I · texte numérisé non relu

LIVRE III, C H A. P. I

de% étoile* que nous voyons dispersées sur le ciel, n’est rien par rapport à' U voye «lactée et aux nébuleuses, le système solaire s'évanouit parmi le nom- Ibre et la . grandeur des étoiles fixes; mais le glol>e terrestre, ce point insensible même dans notre système solaire,, est la seule échelle qui puisse nous ' conduire à mesurer ces quantités immenses, U seule. Irase sur laquelle nous puissions nous élever de soleil en soleil jusqu'aux limites les plus éloignées de l'univers. Aucun edbrt, aucune exactitude, aucune correction, quel(|ue minutieuse qu'elle soit, n'est inutile, si elle peut servir à vérifier cette base, pareeque la moindre erreur qui y serait commise, inlluerait sur toutes le* mesures suivantes, et par conséqueut croirait à l'infini. CesI ici qire toule*> le* ressources de la géométrie doivent être employées; et l’objet le plus important pour l’astronome sera la théorie des planètes, et principalement le mouvement de la terre.

$. 6x, Les'P/uné/es se distinguent des étoiles fixes, par leur lumière plus faible ou plus tranquille, par leurs diamètre* sensibles, mais surtout par leur mouvement propre, avec lequel elles paraissent errer d’une éloile è l’autre, et faire le tour du ciel entier. Les particularités les plus remarquables de ce mouvement apparent sont le sujet de ce Ciiapilre. *

Les orbites de toutes les pfanèles, excepté trois ou quatre qui ne sont visibles qu’avec des lunettes,' et qui ont été découvertes dans le siècle présent, ne s'écartent jamais de plus de 8 ou 9 degrés du plan de l’orbite de là terre, de sorte que les planètes sont toujours renfermées dans une zone qui environne l*érlip(ique des deux côtés U une distance de 9 degrés, et qui- a été appelée le Zodiaque, La > • terre étant aussi en mouvement, il est visible que le mouvement apparent des planètes sera fort.difl'érent de leur mouvem^ent vrai; m.'vis comme il est mo- * diiie par. les vrais mouvemens de la terre et de la planète, on pourra trouver par le problème inverse, la véritable route de la planète, son'raouvenient apparent et le mouvement- yrrai de la terre étant donnés. La méthode, employée avec tant de succès dans toute l'astronomie, qui consiste à commencer par une ^(crmination générale et 'approximative, pour y fonder des recherches plus exactes et pifis délailiécs, est singulièrement propre à ce problème.

Le pvemier point à délermioer est la disposition de l’orbite en général, If

go ASTRONOMIE RATIONNELLE

centre vers lequel elle lourjre sa concavité, et l'ordie de succession qui a lieu entre plusieurs orbites qui ont «n centre commun. Ces deux points ensemble font ce qu’on appelle assés improprement Sysfème du monde-, et les ‘ hypothèses, relativement au centre des orbes planétaires, cl à l'ordre suivant lequel elles sont disposées autour de ce centre, qu'on a imaginées pour expliquer leurs mouvemens apparens, ont fait naître- les diûérens systèmes dont il sera pailé dans le* Chapitre suivant. ,

Il est naturel, que le mouvement apparent des planètes, étant composé des mouvemens vrais de la terre et de la planète, dont le dernier est . encore inconnu, doit être fort irrégulier. Cependant toutes les planètes, dans la plus grande partie de leurs orbites, vont ainsi que la terre ou le soléll, de droite è gauche, c'est -h- dire do l'ouest par le sud è l'est: cl c’est aloi's quelles sont dindes. Mais ce mouvement se rallenlit peu à peu, jus(ju'.i devenir nul} alors les planètes sont slafiohnains. Au bout tfe quelque tems leur mouvement prend ht ^direction opposée, elles reculent vers l’occident, ou sont rélrogrades. Ces phénomènes singuliers que les anciens appelaient la seconde înigalitê, reviennent toujours dans le meme ordre, à chaque révolution d'une planète, et suOlscnt pour nous convaincre, que la terre ne peut pas être le centre de leurs orbites: car il serait dilCcile d’imaginer un autre point, où leur .mouvement paraîtrait plus irrégulier.

§. 6d. Ces phénomènes sont communs k toutes les planètes} mais il y en a d’autres qui distinguent les unes des autres d'une manière si marquante, qu'il a fallu les diviser en deux classes. Deux d'entre elles, Mcreim et fènus', ne s'écartent jamais du soleil, soit k l'orient soit k l'occident, au- * delà d'une certaine Jimilc qu'on appelle leur plus grande dignssion: elle n'est pas la même dans chaque révolution , la plus grande digression de Mercure changeant Je 17“ 36^ k 28“ ao', celle de Vénus depuis 44°57' jusqu’à •

Après cette digression elles se rapprochent du soleil, jusqu’à être en conjonction avec lui} et dans ces conjonctions il arrive quelquefois, qu’on les voit passer entre le soleil et la terre. En les’ observant continuellement k l'épo- ^ que où elles se rapprochent du soleil, jusqu'à ce qu’èlles disparaissent k cause ,, de la proximité' de cet aslrc^ on pourra déterminer exactement la direction

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