‹ Traité d'astronomie théorique (volume 2)Chapitre 47 sur 291 · LIVRE HT, C II A P. I · texte numérisé non relu

LIVRE HT, C II A P. I

et la vilesae de la plan&le à cetie époque, et l'on rerra aisément, si sa di-' reclion passe par le soleil, ou par-dessus ou par-dessous de lui, c’esi à-dira si sa latitude dans la conjonctioa est plus ou moins grande que le demi-diamètre du soleil. Dans le cas où la direction va par le disque solaire, la vitesse übseivée servira à calculer le leras, où la planète doit sc trouver derriè-

re ou devant le soleil: et à cette époque, on a vu passer la planète sur le dlsipic solaire, sous la forme d’une tache noire de-»la même grandeur qu’on avait mesurée peu auparaviutt, et suivant la même direction et avec la même vitesse qu'on avait calculée. Au bout de quelque tems , la planète

s'élant assés éloignée du soleil, pour que l'éclat de cet astre permette de

la voir, elle reparaît dans la prolongation de sa direclion précédente, en continuant sa roule avec la mênie vitess? qu'elle avait avant de dispa- ■ raitro: d'où il est certain, que c'est la plancle tju'on a vue dans le disque solaire. Dans la conjonction immédiatement suivante., et d.nis la plupart des conjonctions,- on ne la verra pas sur le soleil, quand n.é.niç sa direction passe par cet astre: ce qui prouve que la planète a passé derrière le soleil. Ces passages de Vénus et de Mercure sur le solcil'sont Irès-importans pour l'astronomie: les derniers sont assés fréquens, et arrivent infaillibl^ent après trois ou di.x ans; ceux de- Vénus sont plus rares, l’un succédant ordinairement à l'autre au bout de huit ans qui sont suivis par un siècle entier où il n’y a point de passage. ’

§. 04. Les observations précédentes donnent lieu à plusieurs conclusions importantes, i) Ces planètes sont des corps opaques, qui empruntent du soleil la lumière qui nous les fuit voir; parcequ'elles paraissent toutes noires sur le soleil, lorqu'elles nous présentent le côté jqui n’csf pas éclairé par cet -astre, a) Le centre de leurs orldles n’est pas la terre mais le soleil, et

leurs orbites sont comprises eutic celle de la terre et le soleil; pa.cequ’el-

les passent entre le soleil et la terre, et qu'elles ne s'éloignent jamais du soleil au-delà d'une certaine limite. C'est pour cela qu’on leur a donné le nom' de planètes in/îr;'ri/res : la conjonction qui les fait passer entre le soleil et la terre, est appelée eonjoncUon inférieure, la ttipérieure étant celle où le soleil se trouve entre la planète et la terre. 3) La manière dont ces deux*

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orbites sont disposées, est déterniinée par les plus grai.ots digressions: celle de Vénus étant beaucoup plus grande i|uc celle de iVlcicure, il est visible, qu’elle s'éloigne davantage du soleil, et que par conséquent son orbite environne celle de Mercure. Comme la planète, dans sa conjonction, est dans la ligne droite qui joint la terre cl le soleil, elle nous parait alors dans le même lieu, où elle est vue du soleil, le centre de son orbite. Les observations des conjonctions donnent donc l'urc que la planète a. décrit d’une conjonction <l l'autre, ce qui fournit le niojen de comparer leurs vitesses et leurs révu* liilions. De cette manière on trouve que la 'vitesse de Mercure est presque trois lois plus grande que celle de Vénus, ce qui ne laisse aucun doute, qu'il ne soit plus près du soleil que Véuus. Les occultations d’une de tes planètts par fautie, en donuent'une preuve encore plus frappante. Ainsi le rj May iÿ j’7, Mercure fut Occulté par Vénus, près de leur conjonction iiilëricurc: d’où, it suit, que Vénus était plus près de la terre, et par conséquent plus éloigné du soleil que Mercure. Cette vérilé était déjà connue des anciens sous le nom du Sjsiemii. des Efypùcns} ef si ce système n’a p.is été généralement adopté, c’est qu'il manquait aux anciens astronomes une des ■ plus^forles preuves, savoir les passages qui n'ont été observés que dans les tems modernes. Nous connaissons donc maintenant la disposition de trois orbites planétaires autour du soleil qui est leur centre commun : l’orljite de Mercure est la plus proche du soleil, ensuite rient celle de Venus, qui est renfermée par l'orbe terrestre.

$. 63. Les autres planètes, tant celles qui sont connues depuis les plus anciens teins, savoir Murs, Jupiter, 6u!ume , que celles découverics aouveltemeni, s'éloignent du soleil d’un cercle eiiRbr, eiisorte qu'elles sont parfois opposées au soleil, et par conséquent plus éloi;^e.ées de lui qua la tc^re. Dans lés conjonctions on ne les voit jamais, comme les pianèles intérieures ,- passer sur le disque solaire, quand même la direction de leur mouvement traverse le soleil, parcequ’elles passent derrière cet astre. Il suit de là, que leurs orbites -environnent celle de la terre: c'est pourquoi on les a nommées planètes supérieures. Mais il n’en suit pas- encore, que le soleil, et non la terre, soit le centre de leurs orbites; quoiqu'il suit peu vraisetuble*

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