CHAPITRE III
Le Système de Copernic.
"JJ. Soit (Fig. 17.) S le soleil, autour duquel tournent, une planète inférieure que je nommerai Vénus, suivant VNüM, et la terre suivant la viéme direction TE, en décrivant des cercles concentriques d'une manière uniforme, ce qui peut être admis ici, où il ne s'agit que de l'explication générale. La terre étant en T, et Vénus en O dans la conjonction supérieure, allant de O en o ù l’orient: cette dernière décrirait par un mouvement direct, l'anple OTo autour de la terre, si celle-ci était immobile. Mais la terre ayant en même tems parcouru un arc T r à l'orient, Vénus sera vue de la terre suivant la ligne t o, laquelle fait avec la ligne des syzygies T O vers l’orient, l'angle 0«o~OTo-)-To/, OTo étant le vrai mouvement de Vénus, vu de la terre, et Tôt le vrai mouvement de la terre, vu de Vénus: d'où il suit que, dans la conjonction supérieure, la vitesse directe géocentrique de Vénus est égale à la somme des vitesses angulaires que chacune de ces pla- Bètes aurait autour de l’autre, supposée immobile. Ayant mené la droite St, la vitesse précédente est aussi T u/ = TS/-{-Sto; elle est donc égale à la somme du vrai mouvement de la terre ou du soleil, et de l’élongation de Vénus du soleil ou de la conjonction. Environ aso jours après la conjonction supérieure, Vénus parvient sa plus grande digression orientale du soleil: comme cet intervalle renferme une demi-année plus jours, la terre aura parcouru plus d'un demi-cercle, et sera arrivée au point R, BR étant à peu près 3y degrés. Ayant donc mené de R, à l'orient ou è gauche du soleil, une tangente R.\ de l’orbite de Vénus, cette planète sera en A , et sa plus grande digression ARS est, suivant les observations, à peu près 46’an' 6J.). Or A étant