‹ Traité d'économie nationaleChapitre 103 sur 109 · III. COBUXBCK EXTUISCR 01 TBA59P01T · texte numérisé non relu

III. COBUXBCK EXTUISCR 01 TBA59P01T

Ce genre de commerce n'a immédiatement, qu'une médiocre influence sur la production et la consommation des pays qui s'y livrent. Il a pour objet d'échanger les produits des différentes contrées ; cette opération donne un profit net aux négociants, à tous ceux qui assument les soins et les charges du transport, et rembourse en outre, les frais de celui-ci ; elle accroît donc la richesse nationale. Il est vrai que le commerce de transport donne de l'occupation à beaucoup d'individus; que leur consommation donne de l'activité aux manufactures du pays, et qu'on importe au moins une valeur de produits étrangers aussi grande, que celle des profits faits dans ce commerce; mais il ne procure pas les avantages qu'on retire de l'exportation des produits indigènes, et de l'importation de ceux de l'étranger. Il est par conséquent à souhaiter que les capitaux ne se portent vers cette branche de commerce, que lorsque toutes les autres branches ont pris le développement dont elles sont susceptibles. Telle est aussi la marche qu'on observe

ordinairement chez les nations dont l'industrie se développe petit à petit à l'intérieur, de son propre mouvement, indépendamment de l'impulsion des autres nations, et par ses propres forces. Car

1° Le commerce extérieur de transport exige de grands capitaux, parce qu'il n'est lucratif que lorsqu'on l'entreprend sur une grande échelle, et les retours ne se font que lentement.

2° Il est exposé à des interruptions et à des pertes fréquentes, qu'on ne peut en général pas éviter, parce qu'elles résultent des relations internationales des pays étrangers.

Dans les contrées où l'on trouve une application facile pour les capitaux, dans le commerce intérieur, et dans le commerce d'importation et d'exportation, on ne se livre généralement pas au commerce extérieur de transport. 11 est donc tout naturel, que dans l'histoire du développement progressif et régulier de l'aisance de chaque nation, il ne se manifeste que le dernier.

(a) Smith, m, 243.

Un pays peut être singulièrement favorisé dans son commerce de transport par son heureuse position , notamment lorsqu'il se trouve sur la direction que suivent les marchandises que s'échangent les différents peuples (Handelszug) (a); ou par de bons ports, et par le voisinage des contrées fort productives et qui se bornent à un commerce passif. Cette dernière circonstance a fréquemment fait du commerce de transport, la principale source de richesses des petits états situés au bord de la mer, ou de grands fleuves navigables, dont le sol n'est pas très-propre à l'agriculture, et qui par leur marine se trouvaient plus particulièrement destinés au commerce, qu'à l'industrie manufacturière {b). Un peuple qui a des marins habiles et qui jouit des avantages qu'un commerce étendu procure à ceux qui commencent de nouvelles entreprises, peut pendant longtemps réaliser de grands profits et s'enrichir en peu de temps (c). Mais la prospérité qu'on acquiert de la sorte est bientôt troublée , lorsque le commerce prend une autre direction ou que les peuples, qui jusque-là, laissaient faire leurs importations, et leurs exportations par des négociants étrangers , commencent à prendre eux-mêmes une part active à leur commerce extérieur (e).

(c) Ces directions sont souvent les premiers fils du réseau que le commerce étend insensiblement et de plus en plus sur tous les pays civilisés. La demande de produits faite à l'Asie centrale, peut-être même h la Chine et à la mer Noire, fut l'origine de la prospérité de Bactres et VOzus. Les expéditions faites de l'Euphrate vers la Méditerranée furent sans doute l'origine de la prospérité de celte magnifique Palmyre lancée sur une Oasis au milieu des déserts. Kiow dut son opulence au

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