‹ Traité d'économie nationaleChapitre 104 sur 109 · COMMERCE EXTÉRIEUR DE TRANSPORT · texte numérisé non relu

COMMERCE EXTÉRIEUR DE TRANSPORT

commerce de l'Asie arec la Russie et la Baltique. — Les expéditions du Rhin et du Danube enrichirent Ratisbonne, Vienne, Cologne, etc. Les villes du Danube servaient d'intermédiaire au commerce de l'Orient avec la Hongrie et l'Italie , auquel Prague et Breslau prirent part aussi dans la suite. — Rbtxier, Économie politique des Perses, p. 224, 237. Fischer, Histoire du commerce de l'Allemagne, î, 226, 244. 11ullmahn,</o* Stœdtewesen, i, 157, 337, 345, 352.

(b) La Phénicie, Carthage, dans l'antiquité; au moyen âge, Venise, Gènes, Bruges, Pise, Amalfi, etc. Les villes de la Hanse situées au bord de la mer, la Hollande, dans ces derniers temps. Enfin les lies de la Grèce, par exemple, Hydra, rocher d'une lieue de surface, a depuis 1770 acquis de grandes richesses, et a une population de 45,000 âmes.

(c) Dans le commerce, comme dans toutes les entreprises, les premiers pas sont les plus difficiles. Quand une fois on est parvenu à établir des relations, quand on s'est procuré les moyens de transport, qu'on a appris à connaître les pays étrangers et à prévenir les malheurs, il est Facile d'étendre de plus en plus, ses relations.

{d) Décadence de Venise, d' Augsbourg, de Nuremberg depuis la découverte du passage du cap de Bonne-Espérance.

(c) C'est ainsi que les Hollandais achetaient aux Français des soieries, des rubans, du papier, du vin, du sel, des fruits, de l'eau de vie, plusieurs sortes de fabricats, et leur apportaient en échange des épiceries, de l'étain, du plomb, du cuivre, des pelleteries, du lin, du chanvre, desboisde construction, de la poix, du salpêtre, du soufre, des armes, de la potasse, du poisson, etc. Le montant des exportations de la France pour la Hollande, s'élevait en 1656, a 42 millions de florins, et vers le milieu du 18° siècle, les relations de ces pays étaient devenues deux fois aussi importantes qu'elles, l'étaient un siècle plus tôt. Voy. Lvever, Histoire du commerce de la Hollande, d'après Luzac , p. 437-446. Il n'en est plus de môme aujourd'hui ; la France produit la plus grande partie des choses qu'elle importait autrefois, elle a amélioré sa marine qui lui fournit la plupart des produits qu'elle tire de l'étranger. Cependant les importations que les Hollandais faisaient en France, en 1789, s'élevaient encore à 36 3/4 millions de francs, et la valeur des exportations de la France pour la Hollande était de 43,157,000 francs. —Voy. Chaptal, Industrie française , i, 8, etc.

Le commerce extérieur de transport n'est pas sans influence sur la production du pays qui s'y livre ; il contribue même à son extension, en lui ouvrant des débouchés.

Le commerçant ne fait en cela que consulter ses intérêts; car ses. opérations sont plus sûres lorsque la production se fait dans le voisinage des lieux qu'il habite; et les produits qu'il importe de l'étranger et dont une partie reste toujours dans le pays, y développe le zèle et la concurrence des producteurs. C'est ainsi qu'à la longue ce commerce peut se changer en commerce d'exportation et d'importation (a).

40â LIVRE CINQUIÈME. TROISIÈME DIVISION. II- SECTION. CHAP IL

{a) Les fabriques de la Hollande se multiplièrent et firent de grands progrés jusqu'en 1648 (Paix de Westphalie). Depuis lors, elles déclinèrent en même temps que le commerce. Les fabriques de drap de ce pays étaient florissantes déjà à une époque fort éloignée ; mais plusieurs autres manufactures, telles que les raffineries de sucre , les fabriques de chapeaux , de porceleine , de tabac , de soieries , les blanchisseries de cire , la taille des diamants, les constructions de navires doivent principalement leur existence au commerce extérieur de transport. En 1789, la Hollande expédiait encore pour 8 1/2 à 10 millions de francs, de produits de son sol en France. — Voy. Lubder, p. 36, 57». — Cdaptal, 1, 85. — Venise avait aussi d'importantes manufactures de soieries, de glaces , d'objets précieux, etc.

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