LIVRE SECOND. PREMIÈRE DIVISION
(a) II ne faut jamais perdre cette condition de vue; car il ne suffit pas de travaux coûteux exécutés sur des choses matérielles , pour produire de la richesse ou pour former un produit ; il n'y a réellement de production que lorsqu'ils sont dirigés vers la formation d'un objet déjà antérieurement reconnu utile.
{b) C'est l'acquisition idéale-objective de Zachariae. Voy. Écon. sociale, p. 3.
De ces deux manières de produire des richesses, la plus importante et la plus régulière est la première; c'est celle qui emploie la plus grande quantité de forces. Quant à l'autre, elle ne produit pas par elle-même autant d'effets utiles et ses effets ne peuvent pas non plus être aussi bien déterminés; prise isolément elle est d'autant moins avantageuse qu'elle réduit la fortune et partant la consommation en raison du taux auquel elle élève les prix. Il est donc naturel qu'on donne la plus grande attention à la production des biens corporels ou matériels, appelée d'ordinaire production (sensu stricto).
Les conditions de la production des biens matériels s'appellent agents de la production ( Gtiterquellen) [a) ; on comprend sous ce nom :
1° Us forces qui concourent à modifier les objets dont l'homme peut disposer ; ce sont :
a. Les forces de la nature ;
b. Les forces de l'homme leur application aux travaux dont nous venons de parler, forme le travail productif.
2° Des bie?is antérieurement épargnés, des capitaux productifs; leur action est d'un grand secours pour la production ; mais sans le travail de la nature et de l'homme ils ne produiraient aucun effet, il faut donc les considérer comme des instruments; ils comprennent :
a. Les biens fonds ,
b. Les capitaux (b).
(a) Say a récemment employé le mot fonds productifs; il partage ceux-ci en