CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LA DISTR1B. DES BIENS
Il est donc évident qu'on ne peut connaître comment les produits annuels se distribuent, qu'après avoir étudié les conditions de la circulation (a).
{a) On peut considérer les biens immatériels comme l'équivalent des biens matériels en échange desquels on les donne, par exemple quand on paie le trarail, en argent ou en d'autres produits ; mais il ne peut être question ici d'un commerce de services , où l'ou ne se paie pas en biens matériels , mais en bien? immatériels et en services réciproques, parce qu'ils n'offrent pas de mesure de valeur, et qu'ici manquent des motifs d'intérêt.
Le prix, dans le commerce, est la mesure des biens qu'on donne pour des prestations de toute espace, soit qu'elles consistent dans la cession ou dans le prêt à usage des choses, ou dans un travail quelconque (§ 56). Il faut avant tout rechercher quelle est la loi des prix, pour expliquer la circulation j des biens ; car les revenus de tout homme consistent, pour la plus grande partie, dans le prix qu'il reçoit pour ses services. Ceci nous explique comment les prix règlent la division des revenus.
En général, on entend par prix, la contre-valeur que chaque contractant reçoit dans un échange de biens matériels.
Nous avons déjà parlé antérieurement g 56 et 99) du prix [Tamchprei*\ comparé à la valeur. Cependant il y a des services aussi qui ont leur prix, puisqu'on les paie en biens matériels (§ 144), et ce prix détermine le revenu des individus qui font leur profession de les offrir ($ 139). Il faut comprendre dans cette catégorie
1° Le prix payé au journalier pour son travail, par celui qui l'emploie, le i salaire;
2° Le prix donné pour l'usage d'un bien-fonds ; c'est la somme que le propriétaire reçoit du fermier, la rente (ausbedungene Grundrente) ;
3° Le prix que l'on donne au propriétaire pour l'usage d'un capital qu'on lui \ a emprunté ( pour la rente du capital ), Vintérêt.
DEUXIÈME DIVISION