‹ Traité d'économie nationaleChapitre 35 sur 109 · SONNE TOTALE EX FRANCS · texte numérisé non relu

SONNE TOTALE EX FRANCS

Moyenne.

D'après Cobdier, Mémoire sur r agriculture de la Flandre Française. Paris,

2° Obstacles provenant du fait de l'homme et qui s'opposent à une extension facile de l'offre :

a. Le travail. Les ouvriers qui ont acquis de l'habileté dans un genre d'occupation et qui y sont habitués, ne passent que difficilement à une autre, et cela d'autant plus que l'ancien et le nouveau travail diffèrent davantage. Les cultivateurs notamment sont aussi peu propres aux travaux des fabriques que les ouvriers de ces dernières à l'agriculture.

II y a des travaux d'art, pour lesquels on ne trouve généralement pas autant d'ouvriers que les entrepreneurs pourraient en employer, car il faut un certain temps pour faire leur éducation. Enfin les secrets que l'on rencontre parfois encore dans certaines fabrications («), mais plus rarement cependant grâces aux progrès de la technologie, empêchent aussi la concurrence des offrants, et peuvent assurer de grands bénéfices à ceux qui les possèdent {b).

b. Les capitaux :

a. Certaines entreprises exigent des capitaux si grands, qu'il n'y a que peu de personnes qui les aient ou qui veuillent assumer la responsabilité de leur emploi. Aussi l'offre est-elle bien plus grande pour les produits dont la formation n'exige pas de grands capitaux.

p. Un entrepreneur qui a engagé un capital considérable dans une opération, ne peut pas facilement l'appliquer à une autre, surtout s'il a fait des constructions coûteuses et acheté des instruments dont il ne peut pas

changer la destination. Cependant cette circonstance n'a pas d'influence sur d'autres producteurs, et n'empêche pas qu'ils n'appliquent de grands capitaux à une industrie productive, pourvu toutefois qu'il ne manque pas de capitaux (c).

c. Enfin il y aussi du côté de la demande, des obstacles qui s'opposent au rétablissement de l'équilibre. C'est ainsi par exemple que lorsqu'elle éprouve des variations fréquentes et sensibles, l'entrepreneur qui pour sa production doit se régler sur elle, demeure incertain si elle ne diminuera pas encore avant qu'il ait pu vendre tout ce qu'il a en magasin. Mais quand la demande diminue réellement, il est prudent de diminuer la production ; ainsi peuvent se faire sentir des oscillations continuelles, sans que l'offre et la demande se fassent jamais équilibre.

(a) Dan» l'agriculture il n'y a pas grand avantage à tenir un procédé secret , tu la grande quantité de produits d'une même espèce qu'elle donne.

{b) Smith, i , p. 121. Les tréfileries où l'on fait le fil d'archal. — Dans les magasins de modes, on cache les nouveaux modèles soigneusement pour pouvoir du moins pendant un certain temps éviter la concurrence.

(c) Le capital engagé dans Ie6 mines serait entièrement perdu, s'il fallait en changer la destination , et l'appliquer à une autre production. Dans les cas semblables, les entrepreneurs continuent encore pendant quelque temps leurs travaux malgré la diminution de la demande , quand même ils ne couvrent pas entièrement leurs frais , et aussi longtemps qu'ils espèrent voir augmenter celle-ci. 11 est plus facile de donner une autre destination au capital circulant.

Une conséquence'des développements précédents, c'est que les prix peuvent plus longtemps se maintenir au-dessus qu'au-dessous des frais de production.

1° Lorsqu'ils sont moins élevés que les frais de production, l'entrepreneur essuie une perte qu'il doit chercher de toutes ses forces à éviter. Lorsqu'ils sont au-dessus des frais de production, il fait des bénéfices plus grands que les autres producteurs, et cette circonstance engage de nouveaux capitalistes à se livrer à ce genre de production ; cependant il y a en général moins d'empressement à partager ces bénéfices, qu'on n'en remarque à éviter des pertes.

2° Il est plus facile de renoncer à une opération qui cesse d'être productive, que d'en entreprendre une, dans laquelle on peut rencontrer des difficultés telles que celles que nous avons énumérées aux §§ 160,161.

Nous avons encore à rechercher l'influence qu'exerce sur le prix, l'augmentation ou la diminution des frais de production, la concurrence des offrants et des demandeurs restant la même (a). On croit assez généralement que les prix ne changent pas, tant que l'offre et la demande restent les mêmes ; mais une observation attentive nous apprend, que les vendeurs se contentent souvent d'un prix inférieur à celui qu'ils demandaient, lorsqu'ils craignent que leur refus ne diminue le nombre des acheteurs.

1° Quand les frais de production d'un objet augmentent et que le prix ne change pas, les producteurs doivent prélever cette majoration de frais, sur leur profit; mais comme ils ne sont guère tentés de supporter cette charge, on doit s'attendre à voir se restreindre l'offre, et cette diminution fera remonter le prix des produits {b). Quant à la question de savoir, si les producteurs peuvent hausser leur prix, de tout ce dont leurs frais de production sont majorés, ou d'une partie seulement de cette somme, cela dépend de différentes circonstances :

a. Quand des produits sont fort demandés, et que l'augmentation des frais de production est peu considérable, il peut se faire que les demandeurs pour être certains d'avoir les objets qu'ils désirent, veuillent les payer à un taux qui couvre la majoration des frais de production.

b. S'il n'y a qu'une partie des demandeurs qui consentent à payer davantage, et que les vendeurs veuillent être remboursés de tous leur frais de production, les prix s'élèveront au-dessus de ces frais, mais la production et la consommation seront moins grandes.

c. Si les acheteurs ne veulent pas donner un prix qui couvre tous les frais de production, les objets se maintiendront à un taux moyen entre celui auquel ils étaient antérieurement, et celui auquel les porte l'accroissement des frais de production ; si les producteurs se contentent de ce prix incomplet, ce ne sera guère parce qu'ils auront déjà fait antérieurement de grands profits, ou parce qu'ils ne voudront pas entreprendre une nouvelle production, ou parce que quelques-uns d'entre eux pourront produire à meilleur marché que d'autres (c). Dans toute autre hypothèse leurs produits cesseront d'être demandés.

2° Quand les frais de production diminuent, les prix diminuent aussi (pourvu qu'il n'y ait pas d'obstacles à la concurrence des offrants), parce que les producteurs trouvent dans cette économie un encouragement à produire davantage. Cet encouragement existe aussi longtemps que les prix n'ont pas baissé d'une quantité égale à la diminution des frais, aussi la production vat-elle croissant jusqu'à cette époque. Ccst ainsi que les économies faites sur

les frais de production, grâce au propres de l'industrie, profitent en règle générale aux consommateurs (</).

(a) Voy. Ricaado, Principes, u, 213, 293.

(b) Quand il se présente uo des cas mentionnés dans ce$, les producteurs savent en général les apprécier assez bien, pour établir leurs prix au niveau qu'ils devraient en tous cas subir.

(e) On voit qu'il y a ici concours de plusieurs mobiles , et de plusieurs circonstances , et c'est ce qui fait qu'il est difficile de prédire quelle sera leur influence; cette connaissance est d'une haute importance pour la fixation des impôts de consommation.

(d) En France, le prix du nitrc, préparé avec l'eau de mer, tomba de 100 fr. à 9 fr., malgré le droit d'entrée de » : d'autres produits baissèrent dans la même proportion, par l'effet de la concurrence des producteurs de l'intérieur. Voy. Chaptal, de V Industrie française, n, 64, 70, 434. Paris, 1819. — Say, sur la Balance des consommations avec tes productions; Revue Encyclopédique, juillet 1824.

Les frais que le Tendeur d'un objet porte en compte et qu'il cherche à se faire rembourser dans le prix qu'il demande, se composent de la valeur de tout ce qui a été consommé pour sa production (a) : il faut y comprendre aussi les dépenses faites dans la vue d'obtenir la coopération de tous ceux qui ont travaillé à le mettre dans le commerce. Cette estimation faite sous le point des intérêts de l'entrepreneur, est parfaitement juste, bien que ces frais soient, pour une partie de ceux entre qui ils se partagent, un revenu net, comme le fermage, le loyer du capital, et qu'ainsi ils ne soient pas tous nécessairement consommés {b) ; on pourrait évaluer ces dépenses d'après la valeur ou d'après le prix de ces biens; mais on les calcule généralement d'après leur prix seulement, et cette estimation, quant aux produits qui ont un prix courant, offre, pour tout le monde, quelque chose de régulier.

(a) Il n'y a que les frais nécessaires de production, et non les dépenses superflues que le hasard ou l'ignorance du producteur a occasionnées, qui influent sur les prix.

(b) En économie politique, les frais de production dont il faut tenir compte lorsqu'on évalue le revenu net d'une nation ( $ 247), sont donc fort différents des frais de production , dont nous venons de parler, et ne se composent que des dépenses réellement occasionnées par la formation du revenu brut , et des valeurs envoyées h l'étranger.

Il arrive souvent que les frais de production ne soient pas les mêmes pour tous les producteurs. Si quelques-uns peuvent produire à un prix moins élevé, soit à raison de leur proximité du marché, soit parce qu'ils obtiennent

des matériaux à meilleur compte que leurs confrères , la question de savoir d'après laquelle de ces deux bases se régleront les prix, dépendra de l'intensité de la demande. Si c'est d'après les frais les plus hauts , les producteurs à bas prix réaliseront un bénéfice; si c'est d'après les frais les moins élevés, les producteurs à bas prix pourront seuls continuer à travailler, et l'offre diminuera.

Les frais de production que le vendeur peut porter en compte, se composent des éléments suivants :

1° Le salaire de ses ouvriers; 2° L'intérêt de son capital;

3° Le fermage des biens-fonds employés pour son industrie (a) ; 4° Le profit moyen qu'il doit faire lui-même, pour son concours à la production (b) ;

5° Le prix des objets consommés dans l'intérêt de la production, prix qu'il a remboursé à celui qui les a produits ou au dernier vendeur. Ce dernier prix, lorsqu'il équivaut aux frais de production , se compose à son tour des cinq éléments que nous venons d'énumérer.

Indépendamment du profit que fait le producteur comme tel , il peut recevoir encore quelques autres émoluments , ce qui a lieu lorsqu'il travaille lui-même comme ouvrier, lorsqu'il est propriétaire du bien-fonds ou du capital qu'il emploie; il doit dans ces cas, compter ce qui lui revient, comme s'il travaillait aux gages d'un autre, ou comme s'il lui louait son capital ou son fonds. Cependant le producteur pourrait aussi se contenter d'une évaluation inférieure au prix réel qu'il payerait pour ces mêmes services , à un tiers , et cela se voit fréquemment, lorsqu'il veut par exemple continuer son industrie malgré une grande concurrence.

(a) Elles ne sont pas nombreuses les industries pour lesquelles il ne faut pas de capitaux, et dans les dépenses desquelles n'entre pas l'intérêt d'un capital; dans les premiers âges de la société cela était général , parce qu'il n'y avait pas encore de capitaux ; et alors le producteur ne payait pas plus la rente de la terre que ne paient aujourd'hui la rente de la mer, les pêcheurs qui exercent leur industrie dans cet élément.

{b) Voy. Storch, i, 417. Ceux qui comprennent le profit de l'entrepreneur dans le loyer du capital, ne comptent que trois éléments dans les frais de production, comme Smith , i , chap. x. — Ricardo , Principes , chap. i , et M ill , Éléments , 92-99 , ne comptent dans les frais de production que le salaire des ouvriers , parce qu'ils regardent le capital comme le résultat de travaux antérieurement accumulés , et le loyer du capital comme le prix ou salaire de ces travaux ; ils en excluent le loyer des terres, par des motifs que nous développerons dans la 3* division , 8* section. Mais quand même on pourrait comparer le loyer du capital au salaire des

travaux accumulés qui le composent, le prix ou le loyer qu'on donne pour l'usage du capital n'en ferait pas moins partie des frais de production. — Torrehs énonce une proposition en apparence différente de celle de Ricardo , etc., en disant « que le prix naturel se règle sur le capital employé à la production », p. 24, Production of Wealth. Ceci n'est pas contraire à ce que nous avons dit nous-mêmes , des frais de production : car toutes les parties qui les composent sont couvertes par l'entrepreneur au moyen d'un capital. 11 dit aussi que le profit, p. 51, de Y entrepreneur ne doit pas être compté parmi les frais de production , mais qu'il constitue un nouvel avoir, un excédant; cette opinion se réfute par la distinction, et par l'analyse du loyer du capital , et du profit de l'entrepreneur ; et par cette simple observation, que le loyer du capital se dépense réellement, ou du moins qu'on en fait le sacrifice et qu'on y renonce lorsque le capital appartient à l'entrepreneur.

Quand le prix des choses s'élève au-dessus des frais de production, la différence échoit à l'entrepreneur, qui perçoit, dans ce cas, un profit plus élevé que la moyenne qu'il recueille généralement (§ 158, n° 2). Mais lorsque cet état de choses dure longtemps, l'appréhension de la concurrence peut engager les entrepreneurs à partager ce bénéfice avec ceux qui concourent à la production et principalement avec les ouvriers et les propriétaires des terres, en augmentant les salaires et en payant une rente plus élevée.

DEUXIÈME SECTION

MESURE DU PRIX

On pourrait, comme cela se fait aussi dans les échanges, exprimer le prix de chaque produit en tel ou tel autre produit, que l'on donne comme équivalent. Mais il est cependant infiniment plus commodede l'exprimer en quantités d'une même chose, qui devient ainsi la mesure générale des prix. La monnaie, c'est-à-dire un système de pièces d'or et d'argent, portant des empreintes légales, est la mesure des valeurs, reçue dans le commerce. Aussi n'est-il partout question aujourd'hui que d'évaluations dans lesquelles on compare ensemble des quantités de monnaies et d'autres produits; c'est-à-dire d'évaluations de prix en argent, lesquelles facilitent singulièrement l'intelligence du

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rapport de toutes les valeurs. Le prix en argent d'un produit est la quantité de ce métal pour lequel ce produit est offert et s'achète ; ceci nous donne en môme temps le prix de l'argent, en une certaine quantité d'autres produits. Voy. § 146 (b).

L'emploi d'une mesure qui n'est pas rigoureusement invariable, pour évaluer les produits, quelle que soit leur nature, occasionne des désordres et des bouleversements qui ne permettent pas d'établir avec certitude les variations qui se manifestent dans leur valeur. Les recherches faites sous ce point de vue , sur les matières employées pour la fabrication de la monnaie dans différents pays, c'est-à-dire sur les métaux précieux, nous font connaître :

1° Que leur prix comparé à celui des autres produits, ne subit pas de grands changements, attendu que

a. Leurs frais d'exploitation dépendent principalement de la richesse des mines, et ne varient guère d'année en année, et

b. L'offre peut aisément soutenir la demande qui s'en fait dans chaque pays; les frais de transport de ces métaux étant fort peu élevés (a). Cette dernière circonstance permet de les envoyer facilement d'un pays à un autre, voire même d'une partie du monde dans une autre, et fait que la demande peut suivre l'offre, avec non moins de facilité que de promptitude.

2° Mais d'un autre côté , à de grands espaces de temps, la production des mines peut nous offrir des différences sensibles, de même que le rapport de la demande à l'offre, et le prix des monnaies dans différents pays (6); il est diflicile de prévoir la portée de ces causes.

(a) Les frais de transport, à raison d'un florin par quintal (par 6-10 lieues de parcours), augmentent le prix des produits suivants, dans la proportion : pour l'or, de 1/720 °/ 0 ; pour l'argent, de i/48 °/ 0 ; pour le mercure, de s/s %; pour le coton, de 1 s/7 %; pour rétain, de 1 o/ie 0 /»; pour le plomb, de 2 7/9 °/ 0 ; pour le zinc, de 6 s/» °/ 0 ; pour le sel, de 66 °/ 0 ; pour la houille , de lttO °/ 0 , de son prix moyen.

(*) D'anciennes mines peuvent s'épuiser ; on peut en découvrir de plus riches. La demande augmente lorsque l'usage de la monnaie devient plus commun , par exemple par les fréquents remboursements du papier-monnaie, ou quand on employé plus généralement les métaux précieux dans la bijouterie et l'industrie.

On doit s'attendre à une variation dans le prix des monnaies, lorsque les métaux ont haussé ou baissé de prix en même temps et dans la même proportion, comparativement à la plupart des autres produits; au contraire,

MESURE PU PRIX

quand il n'y a qu'une sorte de produits qui haussent ou baissent de prix, par rapport aux monnaies, il faut admettre que la variation a commencé par ceux-là : pour pouvoir comparer les prix de différentes époques et de plusieurs pays , il faut nécessairement réduire les sommes de monnaie à leur poids en or, ou en argent; car les monnaies ont changé d'époque en époque, et chaque pays en offre d'autres espèces (a). L'expérience nous démontre aussi que le prix des métaux précieux a subi de grandes variations; c'est ce qui rend ces produits moins propres à être pris pour une mesure absolue et certaine des valeurs.

(a) Bernouilli , Archives Suisses, m , 44 , a démontré que le soi-disant bon marché des anciens temps, n'implique au fond, le plus souvent, qu'une plus grande valeur de monnaies à ces époques. II serait aussi utile que difficile, de faire, pour chaque état, une table de monnaies et des variations qu'elles ont subies.

La variation la plus importante qui se soit fait remarquer dans le prix des monnaies, date du 16* siècle, à l'époque où de grandes masses d'or et d'argent provenant des mines de l'Amérique vinrent encombrer la circulation en Europe (a). On estime qu'elles ont subi à cette époque, une dépréciation qui les a fait tomber au tiers, au quart, voire même au sixième de leur valeur dans l'antiquité, et dans le moyen âge (b). Cependant nous ne connaissons pas bien le taux de cette dépréciation ; en effet :

1° Elle ne fut pas uniforme dans toute l'Europe (c).

2° Nous manquons de données précises sur le prix de plusieurs espèces de produits à cette époque. On ne connaît en général , que le prix du grain d'alors; et il ne faut pas perdre de vue que ce produit a dû, avec le temps, vu la hausse des salaires, et la culture des terres de seconde qualité, coûter plus de frais de production, et augmenter de prix (*/). Indépendamment de ce changement capital, on en a observé d'autres moins importants : par exemple, les monnaies augmentèrent en prix au 14* et au 15° siècles (e); au 18 e siècle elles haussèrent comparativement à ce qu'elles étaient au 16° (/"). Et après avoir subi une dépréciation dans les premières années du 19° siècle, leur prix augmenta encore dans la deuxi ème période décennale du même siècle : cette hausse se fit sentir dans le bon marché de la plupart des produits (g).

(a) Sur le prix de l'argent dans les 4 derniers siècles, voy. Smith , i, p. 6-19, et les recherches précieuses sur cet objet, de G armer, traduction de Smith, t. v, 61-81. Voy. Boeckh , Économie politique des Mhènitms, i, 1828.

(b) Garmer etSAY estiment qu'au commencement, l'or tomba à 1/3, l'argent à 1/4 de sa valeur, et plus tard l'argent à i/e. G.vr*ier pense que dans l'antiquité la

livre d'argent, valait 6000 H?, de froment, et que depuis le 16* siècle elle n'en valut plus que 1000. Voy. Say, Cours, m , p. 16 et suiv. On peut évaluer ainsi , d'après cet auteur, la valeur d'un quintal de froment :

1. A Athènes, du temps de Demosthèke. ... 58 kreutzer. A Rome, sous César 82

Sous Charlemagne 46

Sous Charles vu , 1450 42

En France, en 151 4 64

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