‹ Traité d'économie nationaleChapitre 72 sur 109 · fl · texte numérisé non relu

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64 fl. 11 krtz.

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• millions.

Les sommes payées par la banque, jusqu'au 31 décembre 1829, pour compte du gouvernement et pour rembourser les anciens billets (papier-monnaie), s'élève à 394 millions de florins. Le cours des actions était au 4 avril 1833, 1216 florins. Tous les paiements se font en florins de 20 au marc d'argent.

L'histoire des banques de Copenhague (a), de Stockholm (6), de S*-Pétersbourg {c) vient confirmer les principes que nous avons émis antérieurement (§ 504); ces établissements ne surent pas non plus se garantir de cette émission abondante qui fait tomber la valeur des billets, augmente le prix de toutes les marchandises, et produit à la suite les conséquences les plus fâcheuses pour le commerce. Le sbanques de Y Amérique du Nord ont beaucoup de ressemblance avec celles $ Angleterre {d). Les banques de Naples et de Borne sont en même temps des bureaux de prêts et ont une organisation toute spéciale et différente de celle des autres banques (e). Dans ces dernières années on a établi des banques d'escompte et de circulation à Bio-Janeiro (/*), à Amsterdam en 1814 (g), à Christiania en 1816 {h}, aux États-Unis <X Amérique en 1816 (i), à Lisbonne en 1821 (A), à Bruxelles en 1825 (/), à Stettin en 1824 {die pommerische rittcrschaftliche) (m) et à Varsovie en 1828 (»).

(a) Celle qui y fut établie en 1668, n'était qu'une maison de prêt qui faisait en quelque sorte les opérations d'une banque de circulation. Ce ne fut qu'en 1738 qu'elle émit des billets (Transportzettet). En 1738 elle commença à faire des prêts sur hypothèques, et sur dépôt de fer, mais en si grand nombre, qu'insensiblement ses billets s'élevèrent à une valeur de 600 millions de thalcrs de cuivre, et que ceux qui n'étaient payables qu'en monnaie de cuivre, perdirent infiniment de leur valeur contre la monnaie d'argent. En 1762, 27 thalers de cuivre ne valaient qu'un thaler de banque de Hambourg, tandis qu'en 1738, le thaler de Hambourg ne valait que 9 thalers de cuivre ou en billets de banque. Ici aussi les suites ordinaires d'une dépréciation du papier -monnaie ne tardèrent pas à se faire sentir dans l'économie na-

ORGANISATION DES BANQUES DE CIRCULATION

lionale. En 1 776 le gouvernement ordonna l'échange des billets de la banque (Transportzettel) contre de nouveaux billets ou banknotes payables en reichsthaler species, évalués à 18 tbalers anciens de cuivre, ou thalers en papier. Mais ces nouveaux billets ne se maintinrent pas au cours du numéraire, et la banque ne les remboursa pas. Leur rapport à l'argent est très-variable , ainsi que leur cours sur l'étranger. Le reichsthaler d'argent de 48 schilling valait en 1824, 130 schillings en papier; en 1829, 128 seulement; et en 1832, 142 environ, à peu près quatre fois sa valeur.

(b) L'établissement de la banque d'escompte et de prêts de Copenhague remonte à 1736. En 1760 elle porta le nombre de ses actions de 100 thalers de ($000 à 6000. En 1789 elle obtint le privilège de battre monnaie et celui de ne pas rembourser les billets de plus de 10 tbalers. Elle émit des billets d'un thalers et en porta la valeur à 11 millions (23 millions de flor.). En 1773 le gouvernement en prit la direction. La dépréciation des billets commença à l'époque où il y en avait pour 1 6 millions dans la circulation, et où le numéraire sortit du pays. D'après le cours du change sur Hambourg en 1789, ces billets étaient tombés à 30 °/„ au-dessous du pair. En 1791 l'ancienne banque fut supprimée, et remplacée par une nouvelle, dite species bank danoise et NOEWÉGiENNE (daenische undnorwegische Speciesbank) ayant 0000 actions de 100 thalers species chacune, (1033 fl.). Les billets de cette dernière étaient payables en argent ou en anciens billets, comptés au cours du jour. Ses opérations consistaient à faire des prêts sur gages, et on y ajouta les escomptes. Cependant ces nouveaux billets ne se maintinrent pas au pair, et la monnaie disparut à mesure qu'ils se déprécièrent, au point qu'on les achetait pour 24 et même pour 8 schillings (96 sch. = 1 th.). Leur dépréciation fut à la fin vraiment prodigieuse. En 1813 on résolut de créer une nouvelle banque de l'État (Reichsbank) dont les billets devaient à l'avenir être le seul papier-monnaie du pays, et ne pas s'élever à plus de 46 millions de reichsthaler (18 1/2 au marc fin de Cologne, par conséquent 59,673,000 fl.). On destina 27 millions de ses billets au remboursement des anciens, a un cours moins élevé que celui de leur émission (à s/u). Au bout de quelques années les billets se remirent au pair avec les monnaies. La manière dont on forma le capital de celte banque mérite notre attention. Voici comment on s'y prit : on demanda à tous les propriétaires de bù-ns-fonds , 6 °/o du prix moyen de leurs propriétés, (c'était par conséquent un impôt territorial extraordinaire ), dont on leur promit 6 1/2 °/o d'intérêt jusqu'au remboursement; c'était, il faut le reconnaître fort onéreux pour les propriétaires. En 1818 cet établissement qui jusque-là avait été banque de l'État devint une banque de particuliers (Pfationalbank) dont les actionnaires furent tous les propriétaires qui avaient versé au moins 100 thalers, à la demande qui leur en avait été faite, et qui consentaient à verser de nouveau pareille somme. C'est le seul exemple d'une banque formée par des moyens de contrainte. En 1822 elle avait en circulation 21 1/3 millions de thalers en billets; elle en a maintenant pour 18 millions à peu près, dont le cours n'est que de quelques °/ 0 audessous du pair.

La banque {Schleswig-Holsteinische Speciesbank) établie à Altona en 1788, pour faire des escomptes, changes et prêts, se maintint parfaitement; supprimée en

1813, ses billets furent déclarés remboursables au pair, en billets de la banque de Copenhague. Voy. Busch, Collection de ses écrits sur les banques et le numéraire, p. 426. — Boss, Zeiten, mat et juin 1813. — Storch, m, 193, et note 172 delUu.

(c) La banque {Assignatenbank) de S^Pétersbourg érigée en 1768 était un établissement du gouvernement; ses billets n'étaient remboursables qu'en monnaie de cuivre, ce qui entravait singulièrement leur circulation , tant à cause des grandes variations du prix du cuivre, que des difficultés inséparables du transport, du paiement de grandes sommes et des peines sévères prononcées contre ceux qui fonderaient ou exporteraient celte monnaie. Cependant ses assignats furent constamment assez près du pair jusqu'en 1786, époque où l'on ajouta â la banque un établissement de prêt, qui donnait de l'argent sur hypothèque , et où la guerre donna lieu à une grande émission de papier-monnaie; la hausse du prix de tous les produits en assignats , et les malheurs qu'elle répand à sa suite sur une partie du peuple, l'exportation du numéraire, un bouleversement général de toutes les affaires, tels sont les effets qui , ici aussi, ne tardèrent pas à se manifester. La dépréciation des assignats (Papierrubel) ne fut pas toujours en raison de l'accroissement de leur nombre, c'est-à-dire que le papier-monnaie déprécié ne représenta pas toujours une valeur équivalente en argent. Ceci résulte de l'exportation continuelle du numéraire.

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