OBSERVATIONS
La partie du fil ptongée dans le chlorure d'or (A recoayerte d'or.
Aucun dépôt sur le platine.
II est évident d'après cela quc^ même en Pabsence de Tair^ le gaz hydrogène -peut réduire une dissolution de chlorure d'or et être absorbé par elle^ mais sous Tinfluence du platine seulement. L'or, dans les mêmes conditions, n'a pas donné d'effet appréciable dans l'espace de six semaines. On doit ajouter que l'analyse n'a accasé aucune trace de platine dans la dissolution , ce qui indique bien que le fd de platine a seulement joué ici le rôle de conducteur^ puisqull n'a pas été dissous, et qu'il a agi par une action propre. Peutrêtre entre le gaz hydrogène et le chlorure d'or en présence du platine se produit-il un effet du niême genre qu'entre l'hydrogène et l'oxjgène sous l'action de ce métal.
Les résultats précédents conduisent à former des couples en ne rig. 69. faisant usage que de platine, d'hydrogène et de chlo- "^1 rure d'or ; voici leur disposition : AG est un tube
<\ de verre de 10 à 15 millimètres de diamètre, effilé
I en A et en G; une petite tubulure H peut être fe^
mée à la lampe, de sorte que, la partie inférieure du tube AC étant pleine de liquide, on peut faire drcu- 1er un courant de gaz entre A et H, et par conséquent remplir la partie supérieure du tube de gaz hydrogène. Deux fils de platine DE, GF, sont soudés au tube et viennent dans l'intérieur de façon à ce que leurs extrémités se trouvent éloignées de quelques millimètres ; on met alors du chlorure d'or au bas du tube, afin que la partie inférieure du fil DE vienne y plonger; on fait arriver legaz hydrogène en HA, et on soude à la lampe les parties effilées A et H, pour intercepter l'action de l'air extérieur. Si alors on établit la communication entre les deux fils D et G et
DB L BLBCTRICITE.
les deux extrémités d'un galvanomètre^ on voit aussitôt Taiguille se dévier et indiquer que le fil DE ^ plongé en partie dans Thydro- ^ène^ prend réiectricité négative, et le fil FG la positive. . lOn pe^i préparer ainsi des piles en réunissant plusieurs couples. Chi. voit donc que^ dans ces conditions, le platine, Phydrogène et tme dissolution de chlorure d'or peuvent constituer une pile à gaz agissant d'une manière continue. Le gaz hydrogène, bien entendu, est absorbé à mesure que l'action a lieu et la pression diminue à l'intérieur des tubes. On reconnaît en outre que de l'or métallique se dépose d'abord sur la partie inférieure du fil DE. Dans une expérience on ar laissé le circuit fei^mé dans la pile de quatre éléments, et^ au bout de deux mois et demi, on a trouvé un dépôt d*or métalliqijie sur les fils FG ; ce résultat est facile à expliquer, ces fils, dans Àaque élément ^^ formant le pôle négatif d'un appareil décomposantr
On peut roontrei" par le tableau suivant la comparaison des résultats obtenus avec ceux qui se produiraient dans des couples disposés comme le précédent^ mais dans lesquels on emploierait comme liquide^ dé Teau acidulée, ou une autre dissolution que le chloirujre d'or :
18 juillet 1852.
19 juillet SOjnillet 31 juillet » juillet 24 juillet 39ittiiret %X juiUet 10 octobre »
PILE
A t»LORI)RE D*OR fiT HYDROGÈNE.
Le fil de platine plongé
dans rhydrogèiie
est négatif.
PILE
A EAU AGimLÉË ET HYDROGÈNE.
Le fil de platine plongé
dans riiydrogèue
est négatif.
PILE