A 8ULFATE DE CUIVRE ET HYDROGÈNE
Le fil de platine plongé|
dans riiydrogène
est négatif.
DéTlat définitive t «mo
dagalvanomét.
dugsUvanoinèt.
Déviât. définUivc j oto du ffalvanomàt. > *'*'
OévtatdéflfltUvc
dagalvanomét. ) ^ » 1,7
On voit, que la pile à chlorure d*or et à hydrogène a toujours manifesté une action électrique, mais, comme on l'a dit précédemment, avec des variations d'intensité.
En employant Teau acidulée , le premier jour on a eu un effet dû probablemetit à l'oxygène que le liquide renfermait; le lende-
SIO • CAUtlS DU 0iG46BlUllT
main^ l'action a diminué; dix jours après 5 le gahranomètre trè»senuble dont on faisait usage n^indiquait plus 'aucune action. Ge résultat était prévu^ puisque^ d'après ce que Ton a vu précédemment^ dans les piles h gaz avec Teau acidulée , l'intervention de Toxygène est indispensable à la production du courant.
L'eau saturée du sulfate de cuivre a encore donné une déviation^ après quinze jours d'action; après trois mois^ elle n'était plus appréciable.
Dans chaque cas^ la déviation a été dans le même sens : le fl plongé en partie dans Thydrogéne a pris rélectricKé négative.
D'après ce qui a été dit plus haut^ on peut se rendre compte, comme il suit^ du dégagement d'électricité dans la première pile: dans la pile à gaz telle qu'elle était connue , le gaz oxygène est nécessaire^ comme on vient de le rappeler ; dans celle où le chlorure d'or remplace l'eau acidulée, il est probable quo^ bien qu'il n'y ait pas de chlore on excès dans le liquide^ le chlorure d'or et l'hydrogène^ en présence du platine^ éprouvent une action analogue à cék qui a lieu entre l'oxygène et l'hydrogène , c'est-à-dire qu'il y a action chimique , formation d'acide chlorhydrique et dépAt métallique sur lu platine.
D'autres dissolutions peuvent présenter les mêmes propriétés^ mais les essais tentés jusqu'à présent sur celles qui n'absorbent pas l'hydrogène dans les conditions ordinaires n'ont pas donné de résultats satisfaisants (E. Becquerel).
Action des gaz sur les plateaux d'un condensateur. Il existe des circonstances dans lesquelles les gaz interviennent encore dans le développement des effets électriques ; peut-être se produit-il Cernent des réactions chimiques? C'est pour ce motif que nous ne devons pas omettre de les mentionner ici.
Lorsque l'on superi)0se l'un sur l'autre deux plateaux de condensateur, IHin de platine et l'autre d'or, ou du moins à surface dorée, et qu'on établit entre eux la communication au moyen d'un arc métallique maintenu par un manche isolant^ on a toujours une charge d'électricité: le platine est négatif et l'or positif. Les partisans de la théorie du contact ont allégué ce fait comme une preuve que le contact seul dégageait de l'électricité, indépendamment de toute action chimique. Les partisans de la théorie électro-chimique, au contraire, ont expliqué le résultat en admettant que le platine s'oxydait très^lentement à l'air. Ce dernier effet est difficile à prouver; cependant l'expérience suivante montre d'une manière directe qu'il faut chercher
DR L ELBCTfilGlTK. 911
it être dam la condensation des gaz à la surface des métaux la .86 des efTets électriques de tension observés. Si un condensateur tonné de deux plateaux massifs de platine , vernis sur les faces regard seulement^ et qu^aprës un séjour de quelque temps dans r on vienne à mettre les plateaux en communication avec un arc lement en platine^ il ne se manifeste aucune action ; mais si^ ayant né un des plateaux , on le plonge pendant quelques instants Hft du gaz hydrogène, qu'on le replace de nouveau sur l'autre et ) l'on établisse immédiatement une communication entre eux , sondensateur se charge très-sensiblement. Le platine qui a été ogé dans l'hydrogène prend l'électricité positive; celui qui est té dans Tair^ l'électricité négative. Cet eGTet ne dure que pendant elcpie temps. A chaque immersion du premier plateau dans Thyigène^ les mêmes effets se reproduisent (E. Becquerel). 3i Ton se reporte à la première expérience^ on ne saurait douter B 9 lorsqu'on opère avec un plateau d'or et un autre de platine^ r, ayant pour les gaz un pouvoir condensant moindre que le plaie^ se comporte comme le plateau de platine couvert d'hydrogène^ doit prendre, par conséquent^ l'électricité positive. En recoumf toute la surface des plateaux de platine de vernis à la gomme pie^ les effets électriques observés en plongeant un des deux ileauxdans le gaz hydrogène sont moindres; il est probable qu'avec e .épaisseur de vernis suffisante^ les efTets électriques cesseraient ut à fait.
Effetê électriques produits sous l'influence de Inaction chimique de lumière. On retrouve dans les phénomènes chimiques produits os l'influence de la lumière les mêmes effets que ceux qui aompagnent tes actions chimiques eu général. Nous allons indiquer iélques-unes des circonstances dans lesquelles on les observe^ In de bien les préciser (E. Becquerel).
floitnne boite de bois noircie intérieurement ^ et partagée^ par ng. 70» une membrane très-mince, en deux compartiments que l'on remplit d'une dissolution conductrice, d'eau acidulée, par exemple. Dans chacun des compartiments on plonge une lame de platine ou d'or. Ces lames sont mises en relation avec un multiplicateur et placées horizontalement, afin l'être mieux influencées par les rayons solaires. Chaque compartitnenlest recouvert d'une planchette mobile qu'on enlève à volonté. Pour observer les effets électriques produits dans l'altération du