‹ Traité d'électricité et de magnétisme, et des applications de ces sciences à la chimie, à la (volume 4)Chapitre 46 sur 58 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Des appareils employés dabsTétude de i'éleetricrté atmospliénque;

La terre et Fatmosphère sont de vastes réservoirs d'électricité oii Ftg. 107. la ^)ature va puiser constamment les causes pro - T ^ duetrices^ des orages et d'autres phénomènes atmosphériques que nous allons décrire. '

Avant d'aborder toutes les questions relatives k Félectrierlé atmosphériqûe^, il- faut faire connaître les différents~appareils à Taide. desquels oh parvient à étudier ces effets.

On se sert d'électrosôopea, d'électromètres et dé multiplicateurs analogues à ceux que nous avons décrits, livres I"' et II®, rtials, disposés d'une manièi*e partibulière.- Parmi les élèctirômètreç dont rasage est le plus fréquent, à rai^oti-deieur fiatcifité de transport dans les voyages, ae trouve» celui dé dé Satissûre, composé de deux fils fins de métal terminés chacun par qne petite balle de sureau aa^(^ adaptés à une tige métallique fixée à la partie supérieure' d'una doché de verre carrée Bff; de 5 à 6 centimètres de côté. Les deux petits pendule^ se Irorfvent ain^ placés dans rintérieiïr de la cloche, La tige est elle-ménie^ surmontée? d^m conducteur A terminé en pointe, ^coiifiposé de trois parties pouvant s'^uster les unes .dans lés autres, et chacune d'une longueur de ^ décimètres enviroii. Ce conducteur est destiné à recuellUr dé réléetricltc au^essiiâ dé k tête de l'observateur.

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Pour préserrer réleelromotre de la pluie ou de la neige , on visse à la partie supérieure de la cloche un petit chapeau en laiton laminé foii mince CG , de forme conique et d'un décimètre de diamètre. Le conducteur A ^'ajuste également à vis sur ce chapiteau. Une échelle divisée est appliquée sur l'une des faces de la cage de verre, afin d^apprécier les angles d'écart des deux pendules.

De Saussure a gradué ct>mme il suit <;et appareil : ayant pris deux électromètres désarmés, aussi égaux entre eux que possible, mais privés de leur conducteur en pointe 3 ilélectrisa l'un d'eux, de manière à ce que les deux boules de sureau s'écartassent , par exemple^ de G. millimètres. Avec Textrémité -supérieure île Fautre éleptromètre, qui n'était point électrisé, H toucha le premier : à l'instant jiïême, l'électricité se partagea entre les deux , et la divergence fut dans l'un comme dans l'autre de \ millimètres. Il résulte de là iiu'iuie diminution de nooitié dans l'intensité de l'électrieité n'avait n^uit la divergence que d'un tiers. Ayant enlevé l'électrictté à l'uA des électromètres, il le mit en contact avec. l^aulré 5 l'éciftement fut de â^^^^Sy lequel correspondait aune intensité égalé au quart de l'intensité primitive. U parvint ainsi. à former une table donnant les écartements ou les déviations angulaires 4lorrespondan4e3 à des charges électriques d'intensité ^terminées, tabl^ qui change à la vérité d'un appareil à l'autre ^ mais qui est d'une néiMsîté indispensable quand on veut comparer les observaliohs. , Voltft A substitué aux fils métalliques deux petites pailles longues d'eaviron o centimètres et de 6 millimètres de large, suspendues à deux petits anneaux très-4n<4)iles adaptés à la tige de l'éleclromètre et qui sont contiguës daivs l'état <le repos.' Ces petites pailles, qjiahd elles sont sèches, sont beaucoup plus légères que les fils de métal annés de petites balles de sureau, et offrent en outre, à égaltté de poids,, beaucoup plus dQ surface ; avantage . précieux dftns les expériences de ce genre.

Vol ta a constaté que lorsque l'appareil esi sensible ou médioeremeat sensible, sa marche est régulière jusqii'à iO<> d'écârtement , c'est»è-dire que les angles d'écart sont proportioonels aux intensités électriques. Il a remarqué en outre que^^ les pajUes sont égaletnent longues, une - différence sensible ^ans le«r* grosseur occasionne à peine quelque différence dans les déviatiàM ; que dès llnstant qu'elles ont moins de 27 millimètres de long., ta. piarche de riiistrument n'est plus aussi régulière. . ' \

^Volta a 4iu!)si conseillé de placer à.rextrémité.de ia^jpèiai^ de la

ELlCTnit^lTE

Flp. lî

tige métallique qui surmonte l'appareil un corps Milaminé dev tiné à établir un courant d'air apportant l'électricité d^ couches d'air environnantes. 11 a obtenu par ce moyen des réeuUats qui étaient souvent doubles de ceux qu'accusait l'appareil snits Ia présence d'un corps f n ignition. Ce qu'il « trouvé de nrieur à cet eflet est une espèce d'alhimetle forn:ce d'une mèrhe dé cotOR sUlfrëe et placée daits l'iatérieur d'une spirale en fil de Cer ^ustée ii lB4Krinle du conducteur.

Les appareils de de Saussure ou de Volta se placent dans iltie botte de bois ou dans des étuis métalliques, pouf les traïuportcf facilement. '

Quand il s'agit d'observef dés quantités d'élet* tricité excessivement faibles, on emploie l'éleC" troscope à rmiilles d'op, avec deiix armatures D",E, faisant fonctions de condensateurs, et déjà décrit I. Qn lui donne des dimensions diverses, et on termine la partie supérieure soit par une sphère plus mi moins grosse , Soit par un conducteur tfer- ■ miné lui-même en pointe mi en boule. On le gradue également comme le précédent. Cet appami est d'une grande •RMibilitt^.

Fig. los. Peltier, en perfectionnant f éteclro-

mètre de Rousseau^ modifiant la disposition «^présentée fig. 10, page 23, et y ajoutant divers accessoires , l'a rendit ^riatîF et capable dé ilonneides résultai exacts et toujours coiuparables. Cet appareil se rjjmposc des parties suivantes:

Une lige de suivre AB, terminée fisa

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