‹ Traité d'électricité et de magnétisme et des applications de ces sciences à la chimie, à la physiologie et aux artsChapitre 13 sur 40 · IM · texte numérisé non relu

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/.l'Snes (i'ttyûfe inttmtitè ou lignes iiodijnamiiiuu. M. Ilansleen a fait parallro, à Christiania , un iSifi, une premiero carie dans laquelle se trouvent figurées des lignes d'égale intensité magnétique, qu'il désigne sons le nom de lignes isndyua iniques.

De nouvelles caries, plus complètes que la précédente, ont été publiées pur sus soins en IWJi. Dans son travail, M. llanstoon discute toutes les observations d'intensité magnétique qui ont été faites depuis 1790 jusqu'en l&'HJ. 11 rend rus observations comparables, autant que les circonstances le permettent, ut il en exprime la valeur par des rapporta qu'il fuit dépendre du minimum, d'intensité que M. de iluuiboldt avait observé, en IB02, sur l'équateur magnétique dans l'intérieur du Pérou.

Les lignes isodynamiques, telles qu'elles ont été conçues par M. Hnnsteen, ont cola do commun avec les lignes d'égale inclinaison, que les unes et les autres sont analogues à des parallèles de lasphère; mais elles sont i [régulières, et d'ailleurs elles ne coîncidont pas entre elles, c'est-à-dire qu'à inclinaison comme à latitudo égales, les rapports d'intensité magnétique [îrcsi'iilent des valeurs souvent tri's-dirfemiles , ainsi que M. de iiuiuboldt en avait déjà fuit la remarque durant son voyage aux régions équinoxinles du nouveau continent.

.M. llaiisleen déduit, lie la configuration de ses lignes isodyoumiqnos, comme il l'avait fait de celle îles lignrs d'ovule déclinaison, l'existence de deux prtlcs niHjmélicjiies à la surface du globe, dans chaque région polaire; et entre les tropiques, celle d'une courbe sur laquelle l'intensité minimum qu'on obtient dans chaque

ÏUGHBTI5IIE TEBRESTHÏ.

méridien parait varier de 0,8 à 1,0, enlrc deux points qui seraient situés, l'un dans la partie méridionale- de l'Afrique, l'autre sur les côtes du Pérou; que les valeurs extrêmes de l'intensité magnétique, à la surface de la terre, sont dans le rapport do I à 2,4; et enfin , se fondant sur l'intensité i ,8 observée par M. Sabine à New- York, par 41° de latitude nord, et sur l'intensité 1,6 (non corrigée) observée par M. de Hossel , à Vun-Diémen , par 43° de latitude sud , il pense que l'intensité magnétique doit être généralement plus grande dans l'Iir mi sphère boréal que dans l'hémisphère opposé.

M. Duperrey, auquel le magnétisme terrestre doit des travaux importants, s'ol ii|i|ili!|in'' ii achever la carie des lignes, isody nautiques qui était resiée incomplète, faute d'observations dans l'hémisphère austral (voir pl. XI et XII). Les ligues isodynamiques sont tracées dans la planche XI, sur une curie de Mercalor, et dans la planche XII suivant une projection polaire. Les lignes isodynamiques de l'hémisphère nord son! à pou près telles que M. llansleen les avait déjà tracées; mais celles de la zone intertropicale et'de l'hémisphère sud ont éprouvé des modifications considérables. Les observations faites à Payla, à Ulïak, à Smiiabaya, à l'Ile-do-France, au Port-Jackson el à Van Diémen ont fait remonter les lignes d'égale intensité vers lu nord, de 8 a tll" en latitude selon les localités, et la ligne 1,0, qui passait sur la partie méridionale de la lerro de Vanlliémen, est remplacée par la ligna 1,8, qui ne permet plus d'admettre la différence que M. Hansteen croyait pouvoir établir entre les intensités des deux hémisphères.

C'est en faisant dépendre des observations de M. de Humboldl ses propres observations el celles que M. de Hossel avait finies durant le voyage de l'amiral d'Kntre caste aux , que M. Duperrey est parvenu à fixer la valeur de l'intensité magnétique dans les iles Moluqucs, a la Nouvelle -Hollande, a la lerro do Van-Diémen et dans la mer des Indes. Les résultats qu'il a obtenus, et dont l'exactitude se trouve aujourd'hui parfaitement confirmée par les observations toutes récentes du capitaine Fifz-Roy, ont suffi pour donner une idée approximative de la forme générale des lignes isody muni ques dans l'hémisphère austral, el compléter ainsi le travail que M. Hansleen avait si bien commencé, et qu'il aurait sans doute achevé de la même manière, s'il avait eu connaissance des observations de M. Duperrey, et ries moyens de reelillcution dont les observations de M. de Hossel étaient susceptibles.

A l'époque où M. Duperrey publia ses cartes rie lignes isoriyna-

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niiqucs, tout portait à croire que la ligne sans inclinaison c'-tnîl , sinon une ligue J'égale intensité magnétique, du moins la ligne des plus petites intensités observées dans les méridiens.

Aujourd'hui il n'est plus permis de croire qao la ligne sans inclinaison soit précisément la ligne des plus petites intensités magnétiques; mais il est bien probante qu'elle n'est pus très-éln ignée de la courbe qui doit jouir de cette propriété, et sur laquelle il faudra établir, lorsque sa position sera connue , les points de rebroussement des lignes isodynamiques destinées à envelopper les espaces de moindre intensité.

M. Duperrey n'a présenté ses caries de lignes isodynamiques qu'avec une extrême réserve. Ses craintes sont Coudées sur ce que les observations d'intensité magnétique paraissent assujetties à des erreurs dont il n'est pas encore possible de les débarrasser d'une manière complète; riiu'liiKiisoti, 1rs variations de la température, l'action de la terre sur les aiguilles que l'on transporte en [lifférrtils points du glohe, la position horizontale rie l'aiguille que l'on croit être In position horizontale de son axe magnétique, la nature du sol sur lequel on observe, etc., etc. (*), sont autant de causes qui , dans son opinion, peuvent facilement occasionner les diffère tires d'un dixième et souvent même dr deux dixièmes que l'on remarque entre les résultats obtenus dans un même lien , différences dont on concevra l'importance, si Ton fait attention qu'un dixième dans l'in- Irnsité magnétique sépare deux lignes isodynamiques, dont la dis-

(') Quoi qu'il en solide l'exactitude problématique r)ece|rrnre lie rarle, H. Du-

peffi'ï n'en a pas iiinins iil,' i iiiimn .lt c |>.in-r l i iisi iiil.il' <!■■ Imite! lesulHerïJ-

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l'iiili-iiHlii îles Curées iiuigiiftiqui-s varie à dilCereule* lut i lu des Je fequaleur am |"llcs.

U formule 4e V. Bioli = U' 1 + 3 lia qui ï.|>ri«w telte loi diu l'hjpolliése de deux cenlres d'adieu placés a un» tn-i« tiir distance du ccnlre de li Irrre, suppose que le [dube est nardiieuieul liofliogtue, eu sorte qu'elle ne peut cire VCnlire l'.ir des olneiviitions isulccs. Mms, en r.ili'iilinit l'inli'ii-iie. mri-ti.-li.jiie iimy-iuic .le ,1 li^m; e.|iiiinivi;ilt ,-t île i-Ii;m|iv piiilli-ie teirestic île le en 10 degrés,

en iurle que celle formule serait l'expression véritable de riutensilê nisynclique de ]> terre, si la terri était |iail.iitcintril liomu^éne un régiilii'ieiin.'iil iiiajiiéliqiie sur disque parallèle.

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tance en latitude est, terme moyen, de 9", ee qui répond à 180 lieues

M. Duperrey n'admet pas celte multiplicité de pôles magnétiques introduite dans la science par Halley, repoussée par Jiuler, et reproduite plus tard par M. Hansteen. Les déclinaisons de 1 1 à 15* nord-est , observées par le baron Wrangcl autour de la Nouvelle- Sibérie, lui prouvent d'uni: manière iuconlestable qu'il n'y a point de pôle magnétique à l'ouest de ces îles, dans la partie septentrionale de l'Asie. 11 voit bien que la ligne isodynamique 1 ,7 qui conlourne le pôle magnétique du nord de l'Amérique, s'étend considérablement vers la Sibérii:: mais, imlqu jidamu.ent de ce qu'il aurait à dire sur la forme donnée à cette courbe par M. Hansteen, il n'en est point étonne du moment où il sait que les deux pôles magnétiques de la surface de la ferre, l'un boréal, l'autre austral, ne sont pas diamétralement opposés, et que la plus grande distance qui sépare ces pôles est précisément dans les méridiens de l'Asie, tandis que la plus petite est dans ceux du milieu du Grand Ucéiin.

Cette position respective di s pôles magnétiques est évidemment l'une des causes qui rendent variable, d'un méridien à l'autre, la distance d'un pôle magnétique à une même ligne isodynamique.

Une cause non moins déterminante est celle que M. Duperrey attribue à la température, dont l'abaissement se prolonge naturellement davantage entre le pôle magnétique et la .Sibérie en passant par le pôle terrestre, qu'entre ce même pôle magnétique et le centre de l'Amérique septentrionale.

SI. Duperrey n'admet pus l'opiniun de M. Hansteen, en tant qu'il s'agit rli: considérer les pôles magnétiques de In surface de la terre comme des centres ou foyers magnétiques. Quant aux variations et aux anomalies que l'on remarque dans la configuration des lignes comme dans la position des pôles magnétiques, on les attribue alix changements de la température atmosphérique.

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