ET ÉLECTRO-MA0SÈTI6HK
duc leur, et ainsi qu'on II- verra à [ii'Ojxjs «le la télégraphie élec- Iriquo ; ils se sont servis (h' deux runplrs de lUinseu puni' faire fonctionner l'appareil. Ou vuil dune que l'excès de tension de l'électricité fournie par l;i machine est suffisant pour que l'étincelle éclate a cette distance à IVsIréniilé des conducteurs.
L'n des principaux avantages de ce mode d'inflammation est de pouvoir produire simultanément l'explosion en tilnsii.-iii's cudroîls a la fois, MM. Huhmkorf et Vcrdu avaient cherché à obtenir ee réstiilal en interposant plusicuis rusées dans le même eirenit, mais l'étincelle se Irouvc affaiblie par (es suintions de continuité successives, et tout «« plus si on peut Taire partir simultanément plus de J ou 1 fusées K/a mines.
M. Sauiiv ;i établi les fusées siiv des dérivations d'un circuit prin-
ronsliluant la solution de continuité soient terminés par des pointes effilées d'alliage fusible. Si on fait l'ouclioimer l'appareil d'induction, celle des mines qui présente le moins de résistance à la transmission de l'élcetiScilé t;iii e\plnsion i dans celte inflammation , le métal fusible «e trouve fondu , et le courant no pouvant passer par le circuit en traverse un autre, el ainsi île suite, le tout avec une grande rapidité. Avec ce système, M. .Savarc a pu enllaimncr simultanément jusqu'il III fourneaux de mine à 71") mètres de dis-
M. du Moncel a préposé nue disposition ingénieuse, qui permet de produire l'inflammation sinmiiiinee avec un nombre quelconque de fi ji uni 'il ni de mines, licite disposition a été du reste employée avec succès pour les travaux de la rade de Cherbourg ; elle est indiquée sur la figure 210, que nous empruntons à l'ouvrage do M. Dumom-cl, ainsi que sa description :
« On a eu recours il un commutateur à rotation représenté fig.210, o partie !i, et consistant dans une roue épaisse de gutta-perctiu Ali, •i fig. i et Ù, mise en mouvement par un ressort de pendule Cf. et «dont la cirrouférence-portnit cinq plaques métalliques séparées « les unes des autres par un intervalle de -2 centimètres environ. « Sur cette circonférence appuyai! un frotteur E, qui, par l'inleru mêdiairo d'un bouton d'attache el d'un fil, était mis en rapport <• avec celui des pôles de l'appareil île lilumikoit' qui fournit l'élin- « celle à distance. Les plaques elles-inéuies communiquaient , par u l'intermédiaire de lames métalliques appliquées sur les deux stirii faces planes de la roue , ù cinq ressorts flotteurs, mis en relation
Ér.i:CTiio-i>YSAU!Qiie
u par des tenions d'attache avec les cinq fils des circuits. En Tin a une détente à eru-liquetagc 11), destinée à brider le ressort quand uil était tendu, permettait, à un instant donné, de dégager le u mouvement de la roue. Le jeu de cet appareil est facile à conce- « voir : quand la roue entrait en mouvement , elle présentait suc- « ccssivemetil au l'mlleur cemmulatt'iir I' les différents plaques du u sa circonférence; mais comme relles-ri, par leurs relations aveu aies autres trotteurs, se troiivaienl mises en eominunit-ntinn avec. « les différents circuits , le courant était renvoyé successivement «d'un circuit dans l'autre, dans un temps inappréciable. (Notice tur l'appareil d'induction èlectr. de Ruhwkkorf, p. 120.)
La disposition des fils cl des appareils i^t représentée fig. 210, partie 1. M représente l'appareil d'induction; Ol 1 , le commutateur à rotation, cl les mines si ml figurées en q, R, S, T. Le pùleexté-
teiir; celui qui ne fournil pas d'e\eès de tciisum électrique est en rapport avec un long lil recouvert de ^ulta-perelm vulcanisé, qui circonscrit les différentes mines, Sur ce lil on pratique des déri-
HT ELECTH0-1MGNET1SUE. !S3
valions qui vont rejoindre l'un des deux fils de chaque mine , l'autre fit de ces mines s'atlachant k un ries ressorts frolteurs du commutateur. Quant à In disposition des Ci Is a l'intérieur des mines, elle est indiquée partie 3.
Cette propriété d'inflammation due à l'emploi des appareils d'induction pourrait Sire encore utilisée fort avantageusement dans l'artillerie, pour les explosions sous-marines, et dans toutes les circonstances où l'on veut provoquer une explosion à distance h un moment donné , et simultanément en plusieurs endroits à la fois.
Appareils divers d'induction. Nous citerons encore d'autres appareils d'induction parmi ceux qui ont été construits, mais qui sont
spécialement destinés peur les usages médicaux, et qui peuvent cire dans quelques rirroiishuteis avaiita^euseineill employés.
Dans l'appareil construit par M. Hianchi, la boliine d'induction A est séparée de l'iiUernipteur, qui offre une disposition particulière ; c'est un in tecru pleur employé par M. Ritchie, et qui consiste en un petit électru-aiiuaut reelili-ne ab, mobile par le moyen d'une tige faisant pivot au centre d'un montant vertical. Ce montant est Fig. no bU.
placé au milieu des deux branches CD d'un aimant en fer à cheval, de sorte que ab, en raison de la tige de fer doux qu'il contient , tend à sc.plncer dans In direction de la ligne des pôles. Mais le petit 111 conducteur qui entoure ab se termine par deux petites tiges en platine, qui viennent verticalement plonger par leur extrémité dans un bain de mercure placé dans une coupe supportée également par le montant; ce bain de mercure est divisé en deux par une
aimant, la surface supérieure de la cloison étant au dessous des pointes de plaline terminant le lit ; mais, comme le mercure ne mouille pas les parois du vase dans lequel il est contenu, sa sur-
334 ÉlSCTBO-BYNAKiÇUE
face supérieure convoie dépasse le niveau de la cloison , et les extrémités fin platine peuvent être en contact aveu \c tnercure. De celte manière, le bain mercuriel divise en deux , et dans chaque moitié duquel ploniteui successivement les extrémités du l'p, forme un commutateur qui permet de changer il chaque demi-ci ivonf'}reuce le sens du courant circulant dans ab.
On conçoit aisément alors que, si le courant d'un couple P, avant d'être dirigé dans le gros fil inducteur de la bobine A , passe par le petit électro-aimant mobile ab au moyen du commutateur à mer^ cure, el que celui-ci soit convenablement orienté, ab se met en rotation avec une grande vitesse, interrompant le courant induc-
li iii' mi r i- 1 ■ ~ - jj. l 1 : 1 1 h 1 ininiljri' de l'ois par -•■tonde, et donne lieu, dans le fil fin , à une succession de courants induits successivement de sens contraire, pouvant être perçus à l'aide des coin I licteurs m et n. Pour augmenter l'action inductrice, on place dans la bobine A des fils ou des tiges en fer, dont le diamètre et le nombre servent à graduer les effets physiologiques.
M. le docteur linelicnne a disposé un appareil d'induction dons lequel il fiiii usage a volonté (les courants inducteurs et des courants induit-. Cet appareil est pourvu d'aecrssoiivs |> ,, i , i]ii'Mriiit de graduer les eoinmoliiius. et est très-eoiiYcualilc pour les applications élertromédicalcs qui ont été faites pat 1 lui.
Du reste, quand on veut employer 1rs appareils d induction construits par MM. Breton, Biaiiehi, Duchemio, Loisran . etc., ou bien celui de M. Rhuinkorf , il est nécessaire de graduer les commotions el la manière dont ou petit les appliquer. Pour les gratiner dans l'appareil de M. Breton , on peut approcher ou éloigner l'armature mobile en fer doux. Dans les autres, un chuiifîe la longueur ou le diamètre du fer doux on le nombre des iils de fer placés dans l'hélice. On peut civilement , dans cliaeuu de ces appareils , se servir d'un cylindre de cuivre enveloppant l'hélice qui , d'après les observations de M. Dove , amortit les commotions. Enfin, dans chacun d'eux , on peut interposer dans le circuit une colonne liquide île longueur variable, en enfonçant plus ou moins deux [Ils de platiné dans deux bouchons placés aux extrémités d'un tube de verre rempli de liquide.
UACXtTISHK V\H ROTATION.
Nous allons exposer a cl il elle ment les phénomènes dont la découverte est due à Arago, et qui trouvent leur explication dans les
ET ÉLtCUlQ-llÀGwinSME. 15$
effets, d'induction dont il a été question précédemment; nous voulons parler des propriétés magnétiques dos corps eu mouvement. Voici comment on les observe : si l'on suspend une aiguille aimantée horizontalement au-dessus d'un mêlai ou de l'eau, et qu'on l'écarté do sa position naturelle d'équilibre d'un certain nombre de degrés, en l'aliandonnant ensuite a elle-même, elle oscille dans des arcs de moins e» inoins étendus, comme si elle se trouvait dans un milieu résistant. Ce qu'il y a de remarquable dans ce mode d'action, c'est que ha diminution dans l'amplitude des oscillations ne change pas leur nombre dans le inéme temps. Citons quelques faits. Pour fixer les idées, saisissons l'instant où la demi-nniplitiulf n'est plus que de 13°, el comptons combien il s'effectue dW imitions depuis lu départ. Avec l'eau , la distance île l'ai^ni !lr- à l'eau
étant de 0— ,65, il se perd 10° en 30 oscillations.
A 32 m -,2 de distance, il faut pour la même perte. . 00 oscillations.
Ainsi, selon que l'aiguille est à 0""*,0.'i ou 52°"%2 de la surface de l'eau, elle perd 10" dans l'amplitude de ses oscillations en ,'10 ou en fiO oscillations; la différence est du double. Arugo n obtenu les résultats suivants, en faisant osciller la même aiguille sur de
De 33° à 43°, à 0"™,70 de distance. 20 oscillations.
De 53* a 43% i< 1 ,20.'........,.. 34
De 53° a 43", a 30 ,3 56
De 83f à 43",. à 52 ,8. 60
Sur un plan de verre (crown-glass), avec une autre aiguille : De 90° k Al°, à 0°",9I de distance. 122 oscillations.
De 90= « 41% a 0 ,90-, t80
De 00° a 11% ik'i ,04 208
De 9.0* ù 41*. k 3 ,01....,.,. ... 221
Les plans de métal ont donné des résultats semblables, si ce n'est qu'ils agissaient avec plus d'énergie que le verre, le bois, etc. Tous les corps qui se trouvent près d'une aiguille aimantée en «si illation exercent donc sur elle une action dont l'effet est de diminuer l'amplitude des oscillations sans altérer leur nombre.
Voici les résultats obtenus par M. Seebeck, en soumettant à l'expérience des plaques de différente métiux, cl une aiguille de 5""'-,8 de longueur, placée à O < "" ,07 de distance au-dessus, et comptant
356 ÉLECTRO-DY JiÀMIQCE
ie nombre d'o6ci Hâtions nécessaires, dans chaque cas, pour que l'amplitude fût réduiic de à 10" :
2,0 marbre.
2," mercure.
2,0 btsmulli.
0,i platine.
2,0 antimoine.
0,73 plomb.
0,2 or.
0,.". zinc.
1,0 étaiu.
2,0 lailon.
0,3 cuivre.
0,3 argent.
0,4 fer.
Les plaques n'ayant pas les mêmes dimensions , il n'est guère possible île tirer des conséquences de tous ces résultais.
Une plaque de cuivre ou de toute autre subslancc solide ou liquide, placée au-dessous d'une aiguillr iiiinaiikv . jouissant de la propriété de dimiuuei Tamplitudo des oscillations, sans changer sensiblement leur durée, il s'ensuit que celle même aiguilli: doil êirc entraînée par une plaque en mouvement. Voici la description de l'appareil propre a meltrc en évidence ce phénomène :
fi s . mi. Une horloge en cuivre, dont les trois
uj pivots sont en acier, est portée sur un
I î trépied qui est mis d'à-plomb au moyen
Sr ^\ de trois vis calantes, el est destinée à
I I î imprimer un mouvement de rotation très-
rapide a un axe vertical, auquel est as- I sujeltie une pièce a trois branches sur
•m. ■ ~ laquelle on place les disques AU soumis
m>iljWyJB^fanwB'' à l'expérience. Ces disques sent percés à •'■Ç-r? / "j "^fJ" leur centre d'un petit trou qui reçoit le
| prolongement de l'axe de rotation. On
" ^ les retient sur les branches au moyen
d'une vis de pression. Des volants, qu'on incline à volonté, sont destines à ralentir plus on moins la vitesse du disque.
ET ÉLECTUO-HACBÉTISHB. SS7
Une table porte un plateau percé au milieu d'une ouverture MN, un peu plus grande que les disques; une feuille de papier est collée en//; au-dessus de ce plateau, on pose une cloche dans laquelle on suspend une aiguille aimanté aa', au moyen d'un fil de soie. Un petit treuil est destiné a élever ou a descendre l'aiguille. L'horloge est mise en mouvement nu moyen d'un poids; un compteur indique le nombre de tours exécutés par !e plateau AH dans un temps donné. Quelquefois, lorsqu'on veut mettre seulement le fait en évidence, on se borne à imprimer un mouvement de rotation au disque, à l'aide d'une manivelle tenue a h main; l'appareil est alors moins compliqué.
Voici en quoi consiste le phénomène que l'on observe : Si l'on fait tourner une plaque de cuivre avec une vitesse déterminée, sous une aiguille aimantée, aussitôt que le mouvement de rotation commcocc, l'aiguille est chassée du méridien magnétique dans le même sens et avec d'autant plus de force que le mouvement est plus rapide. La force d'entraînement étant balancée par l'action de la terre, qui tend à maintenir l'aiguille dans le méridien magnétique, il en résulte uno nouvelle position d'équilibre, qui dépend du rapport de ces deux forces; mais, quand le mouvement est très-ra pide, l'aiguille ne s'arrête pas et continue Ji tourner. L'action que revoit l'aiguille de lu part du disque en mouvement décroît, pour la infime vitesse, à mesure que leur distance augmente; en clfct, si L'aiguille tourne d'un mouvement continu quand les deux corps ne sont séparés que par une feuille de papier, en augmentant la dislance, elle prend une position fixe, et la déviation devient toujours moindre, à mesure que l'on élève l'aiguille au-dessus du disque.
Lorsque les plaques sont evidées dans la direction des rayons, l'effet est moindre que dans le cas où elles sont pleines. Co fait important, que nous invoquerons plus loin, monlro bien que l'effet est dù à des courants induits dans le disque eu mouvement; car, si on remplit ces vides avec un corps conducteur de l'électricité, l'effet de la plaque redevient à peu près le même qu'auparavant.
Arago, après avoir observé le phénomène, a déterminé les composantes de la force qui le produit, lesquelles sont dirigées suivant trois lignes parallèles a trois plans coordonnés, perpendiculaires entre eux.
La composante perpendiculaire au plateau est une force répulsive, que l'on rend sensible au moyen d'un aimant fort long, suspendu à un fil dans une direction verticale, à l'une des extrémités
T. MI. lî
2!*S ÉLBCTnO-DYUAlirQIIB
du fléau d'une balance ; ce fléau est maintenu en équilibre par un pniils convenablement placé a l'autre extrémité. Dès l'instant que le plateau commence a tourner, l'aimant est repoussé, et le (léan de la balance penché de l'autre «lté.
La seconde composante est horizontale et perpendiculaire au plan vertical, qui contient le rayon aboutissant a la projection du pote de l'aiguille. Cette force est celle qui imprime le mouvement de rotation à l'aiguille : elle agit tancent ici lement au cercle; son effet est connu immédiatement par l'expérience.
La troisième composante est dirigée parallèlement au rayon qui aboutit à ta projection du pille de l'aiguille; on la détermine avec une aiguille d'inclinaison que l'on place verticalement , de manière que son aie de rotation soit contenu dans un plan perpendiculaire a l'un des rayons du disque. Une semblable aiguille, placée an centre dit disque, n'éprouve aucune action. II existe également un second point, plus voisin du bord que du centre, où elle n'éprouve non plus aucun changement dans sa position ; mais, entre ces deux points, le pôle inférieur est constamment attiré vers le centre, tandis qu'il psi repoussé au delà du second point d'équilibre.
MM. Prévost cl Cotladon, en étudiant l'influence de In vitesse et de la distance des disques, ont reconnu que les angles de déviation augmentent proportionnellement avec la vitesse de rotation , du moins entre certaines limites ; que 1rs sinus des angles de déviation varient en raison inverse de la puissance 2 i de la distance. MM. Bailliage et Ilerseliel ont annoncé que la loi suivant laquelle la forée diminue quand la distance augmente ne parait pas être constante, et qu'elle varie entre la racine du carre et celle du cube de la distance. M. Cbristie a avancé, de son côté, que, lorsqu'on fait tourner un disque épais au-dessous d'une aiguille très-déliée, la force qui tend à Taire dévier l'aiguille nuit directement comme la vitesse de rolation du disque, et inversement comme la quatrième puissance de la distance. Des résultais misai différents proviennent de ce que ces physiciens n'ont pas opéré tous dans les mêmes circonstances. On en peut dire autant des résultais obtenus par Mit. Barlow", Nobili, Bacoelli, etc.
Nous rapporterons quelques faits intéressants observés par MM. Babbage et Hersehel en répétant l'expérience d'Arago d'une autre manière : des disques de cuivre ou d'autres substances ont été suspendus librement il un assemblage de plusieurs fils sans torsion, au-dessus d'un aimant en fera cheval, soumis Ma rotation.
Cet aimant, qui portait 7', 40, était disposé de manière a ce qu'il pot recevoir un mouvement rapide autour de son a*c de symétrie pincé verli cale ment , les pôles en haut. Le disque circulaire de enivre avait 0",18 de diamètre et l"™,2 d'épaisseur. Aussitôt quo l'aimant fut mis en rotation , le enivre commença a tourner dans la même direction, d'alwrd avec un mouvement lent, puis avec un mouvement graduellement accéléré. Kn communiquant un mouvement en sens contraire a l'aimant, le disque changea également de position , cl présenta les mêmes phénomènes.
L'interposition de plaques en mêlai de tv",23 de diamelre et de 15 millimètres d'épaisseur, enfre les disques et l'aimant, ne modifia pas sensihlemcnt les effets.
Le verre interpose ne donna aucun effet , tandis que l'influence magnétique était fortement diminuée par une plaque de fer étamé , et presque annihilée avec deux de ces plaques.
Un disque de cuivre de 0 m ,i1 de diamètre , de 12 millimètres d'épaisseur, cl tournant avec une vitesse de sept tours par seconde, ne communiquait aucun mouvement a un disque semblable, librement suspendu a un assemblage de fils de soie.
MM. llahbage et Herschcl ont employé deux méthodes pour déterminer le degré de développement de la vertu magnétique dans diffèrent* médius et d'autres corps. l,a première consiste à placer successivement chacun des disques do 0",25 il la même distance de l'aiguille, et à les animer de la même vitesse. On trouve, pour le rapport de la force a celle du cuivre prise pourunilé :
Cuivre 1,00
Zinc O.lHt
Ëtaïn 0,47
Plomb 0,23
Antimoine 0,11
Bismuth 0,01
Bois 0,00
L'argent parait tenir un rang élevé dans l'échelle de l'énergie magnétique , tandis que l'or occupe un rang Irès-inféricur; le mercure doil être classé entre l'anlmuiine et !.: bismuth. Quant nu verre, au bois, il la résine, au soufre cl à l'acide sulfurique, ils n'ont pu parvenir à leur faire produire le pouvoir rolatoire.
On emploie une autre méthode pour déterminer l'énergie magnétique des corps; elle est plus expéditive que la précédente, et
a 00 éLECTnO-DYNAMIQUE
permet d'agir sur de très-petites quantités. Cette méthode consisle ii suspendre des parties de différents corps, de mime forme et de même dimension, nu-dessus d'un aimant en mouvement, et ù noter le temps des oscillations successives et le poinl d'équilibre. MM. liabbage et Herschcl l'ont employée à rechercher l'effet d'une solution de continuité partielle ou totale dans la masse sur laquelle on agit : expérience qui avait été faite aussi par Arago.
Un disque de plomb de a""';i de diamètre et 2™,8 d'épaisseur fut suspendu à une distance donnée de l'aimant eu fer à cheval, tournant avec une rapidité connue; ce disque était d'abord entier, puis successivement coupé avec un burin dans le sens des rayons. On trouva alors une diminution dans [a puissance des métaux.
Les autres métaux ont donné des effets semblables, mais ;i différents degrés; le fer doux étnmé découpé n'a produit qu'une trèslégère diminution de force, tandis que dans le cuivre l'effet ;i clé de réduire la force dans ie rapport de 1 à, 0,20.
Un léger disque de cuivre , suspendu à une dislance donnée d'un aimant en mouvement, exécutait six révolutions en 54" ,H; lorsqu'il fut coupé en huit endroits dans la direction des rayons près du centre, sa vertu magnétique fut tellement affaiblie, qu'il lui fallait 12l",3 pour exécuter le même nombre de révolutions. Les parties coupées ayant été soudées avec de l'étain, l'action imignétiqnc fut tellement rétablie qu'elle les rendit capables d'achever six révolutions en ST',3, à peu près dans le même temps que la disque entier. Ce fait est d'autant plus remarquable , que l'étain n'a pas la moitié de l'énergie du cuivre. MM. Kahhage et llcrschcl se sont servis de cette propriété pour augmenter les susceptibilités magnétiques des corps. Us suspendirent un disque de laiton de .8™"-, 7 de diamètre, et de 3 m ™,8 d'épaisseur, comme dans le dernier cas, et observèrent le temps qu'il mettait à achever ses révolutions successives :
Le même disque ayant été découpé comme ci-dessiis , les parties détachées furent placées sur le disque, au moyen d'une légère feuille de papier, pour qu'il ne perdit rien de son poids. On eut alors pour le temps des oscillations :
■il",l 57",9 TT.O H3",0 93","
Digiiizcd by Cl
ET ELBCTBO-MAGMiTISME.
Le temps étant double , les forces étaient dans le rapport de 4 : i . I*s parties coupées furent soudées avec du bismuth, dont l'éncr- (îu; nin^iiiXiqiu- r-st très-faible. L'effet de ce métal [mur rendre le magnétisme nu disque de laiton fut tel que la force accélérai ri ce est devenue plus que double do celle qui avait été développée dans la dernière expérience.
Le bismuth ayant été enlevé, et les parties découpées remplies avec de l'étain, le disque était revenu à son état primitif.
Les moyennes des résultais prises dans chaque cas ont donné pour les forces accélératrices :
Airain non coupé 1,00
Ces résultats montrent l'influence des vides et des substances qui les remplacent dans les plaques , sur leur énergie magnétique.
Les mêmes métaux réduits en lils ou en poudre ont donné des effets beaucoup moindres encore.
M. Barlow n étudié l'action exercée par une sphère de fer eu mouvement, creuse ou pleine, sur une aiguille aimantée. Les effets obtenus tiennent a l'influence combinée exercée par le globe terrestre et l'aiguille aimantée quand le mouvement a lieu. Mais un fuit qui résulte de ses recherches, c'est que, quand l'aiguille et le globe de fer sont au repos, l'action est la même, que la sphère soit creuse ou pleine; et, dès qu'il y a mouvement, l'action de la sphère solide fsl plus considérable. Ainsi, dans les mêmes circonstances et avec la même aiguille aimantée, un boulet solide pesant 23* ,38, ayant Q"»,2() de diamètro, et faisant 610 tours par minute, a donné une déviation constante de 28" 2V à l'aiguille , tandis qu'un boulet creux de même diamètre n'a donné qu'une déviation de 15° 5'.
Avant tes résultats obtenus par M. Faraday, on avait imaginé plusieurs théories pour expliquer les phénomènes du magnetismo par rotation ; mats maintenant on peut les expliquer par les effets d'induction.
Lorsqu'un disque de cuivre tourne au-dessous d'une aiguille aimantée mobile autour de son centrOj il doit se manifester des
coupé
Soudé avec le bismuth.
Soudé avec Pétain Cuivre non coupé.
coupé - Soudé avec l'étain
ÉLECTHO-nïlïÀMlQUK
courants d'induction en différents sens dans cette plaque , car dans les pu [lies qui s'éloignent des pôles les courants sont directs, et dans colles qui se rapprochent ils sont inverses; seulement les actions sont très-compliquées, car il doit y avoir îles courants dans un grand nombre de directions. L'action combinée de ceux-ci sur l'aiguille mobile duit tendre à lui donner un mouvement que l'expérience .1 montre devoir être dans la direction du mouvement du disque.
M. Faraday s'est assuré !c premier, par expérience, qu'il y avait des courants électriques dans le sens des rayons du disque. Pour cela il a fait tourner un disque de enivre entre les pôles d'un fort
extrémités du fil d'un multiplicateur nu disque, l'un au centre, l'autre ii la circonférence; il en est ivsul:é un couvant élcclriqitc continu.
MM. Nobili et Antinori ont prouvé par expérience l'existence des courants électriques induits dans plusieurs directions. A cet effet, ils ont iixé aux deux bouts d'un lil d'un galvanomètre deux fils termines eu pointe, et ils les ont appliqués comme des sondes surdilTelenls points du disque en mouvement, afin de saisir ainsi les courants qui passent par ces points. Ils ont Irouvé que, sous les parties du disque qui entrent sous i'inlluenee magnétique, il se développe un système do courants contraires à ceux do l'aimant, et que l'inverse avait lieu de l'antre côté.
M. Matteucci a étudié de nouveau la question, et a analysé de la marne manière, mais plus complètement que MM. Nobili et Antinori, le phénomène dans ses différentes conditions. La méthode employée par ce physicien consiste à faire tourner un disque do cuivre bien aplani dans un plan vertical, sous l'influence des deux pôles d'un électro-aimant, dont les faces polaires aboutissent trèsprès du disque sans le toucher; puis à loucher les différents puints Fig. du disque, il l'aide des conducteurs
ou sondes communiquant aux deux extrémités d'un multiplicateur, et placés à des distances égales.
Les résultats qu'il a obtenus sont t représentés dans la figure 21 3. Net S indiquent la position des deux pôles de l'aimant fixe. Il h trouvé des lignes de nul courant, qui sont indiquées par les n» 1 , 2, 3, i et ù. Ces lignes se contounieut près des bords de lu
El KLECTHO-UÀQnKTlSll
lame, de manière à la couper normalement. Quant nus: lilcls où lus soudes montrent le maximum d'intensité, ils coupent toujours normalement les lignes de nul courant; ils sont représentés par les lignes ponctuées. La ligne circulaire n" ii sépare les deux états élee.lriqnes opposés. Lors des expériences d'Arago avec l'aiguille d'inclinaison, elles correspondaient aux points où celle aiguille était verticale. La ligne El'* ponctuée est encore une ligne neutre, mais qui se dépince proportionnellement à la rotation.
Quant an v solutions de continuité dans tous les rivons du disque, i j'es diminuent d'autant plus l'action qu'elles sont plus nombreuses, car elles s'nppnseni à la circulation îles courants d'induction. Enfin, coniuie venant à l'appui de celte explication ries phénomène* du magnétisme en mouvement, nous dirons que MM. Ampère et l'.olladon ont trouvé que, dans ces expériences, on pouvait remphucr l'aimant tournant pnr une hélice à travers laquelle était trftnsmis un courant électrique. Ce résullat olfre aussi une nouvelle analogie enlre un aimante! un assemblage île courants électriques parallèles circulant suivant ht nn'iiie direction dans un circuit fermé.
Effcls d'induction produits dam le mouvement des diffimifs métaux. Nous venons de voir qu'une masse métallique produisait en présence d'un aimant, lorsque leur position relative changeait, des courants d'induction capables d'entraîner l'aimant ou le conducteur. Maïs quelle est la paît afférente au métal ou au corps soumis ù l'action de l'aiuiauL, surtout eu égard aux propriétés magnétiques de ces substances et telles qu'elles résultent de ce qui aélé dit page 19 et suit tintes'.' M. Uovc, ainsi qu'on l'a vu plus haut, à l'aide de l'inducteur différentiel, a essayé d'étudier la question ; mais les métaux soumis à l'expérience {mercure, plomb, étain, cuivre, aiiiiumine, bismuth) lui ont paru se comporter comme le fer doux. M. Dreguel s'est servi, dans ses recherches, de la machine de Page, composée d'un aimant fixe environné d'un fil conducteur et d'une armature mobile en fer doux (voir page 938). La rotation de l'armature détermine un courant induit dont la direction change à chaque quart de révolution; mais avec un système de roues dentées on peut donner aux courants la même direction. Il a substitué it l'armature en fer doux des armatures métalliques de diverse nature , et il a trouvé des courants induits variant d'intensité avec la nature de métal , et dirigés comme dans le cas du fer doux.
MM. Weher et Faraday ont étudié la question en introduisant des cylindres.de métaux divers dans des hélices placées au-dessus
ÉLECTBO-DYSAUIQUE
d'élcclro-aimants. M. Weber, ou opérant sur le bismuth seul , nvnit ('■li: romliuf si aduiftlre l'existence d'une induction diamagn clique inverse de l'induction magnétique. M. Faraday, nu contraire, n'a obtenu de résultais sensibles qu'avec les métaux lions conducteurs (cuivre, or, argent i , et a conclu de ses expériences que les phénomènes n'étaient pas dus au dinmagnétisme, mais îi l'induction ordinaire. M. Verdet a repris de nouveau les recherches faites avec la machine de Page, et est arrivé il des conséquences qui sont d'uci»rd avec celles do M. Faraday.