CHAPITRE PREMIER
Télégraphes ii
n'est pas nouvelle, puisque j dés [n fin iin siècle dernier, le Sage en 1771, Lomond en 1787, et d attires encore, avaient pensé à utiliser l'énorme vitesse de propagation de: cet agent ('1 pour correspondre d'une extrémité il l'autre d'un conducteur; niais, sans remonter nu* essais de Soinmeriiig, rails en 1X1 1, ce n'est qu'il y a une vingtaine d'années, en 1831, que MM. Causs et
l'observatoire de Goltingue; ils réalisèrent ainsi l'idée émise par Ampère, en IK^tt, d'employer l'action magnétique de lëleeiricilé comme moyen télégraphique; dès lors on put prévoir que re mode de correspondre à distance allait être subslilué au téléjrruphe aérien inventé pur les frères Cliappc, lequel demande un temps plus on moins long pour transmettre les signaux . tranïinissiou qui ne peut se l'aile, en oulir, pendant les lironillards et pendant la nuit.
M. Sleinhcîl, vers 1K37, construisit le premier télégraphe a aiguilles , en faisant usage , comme MM. Ganss et Weber. de couranls
MM. Whealslone en Angleterre, et M. Morse eu Amérique , liront (•) Vuir lome I", p»gc Iti.
274 APPLICATIONS B1VKBSES
connaître, le premier, le télégraphe à cadran; le second , le télégraphe eiuvgislrour, qui porte son nom : ces iippui-fils alors devinrent ii^iit'ls , fl dès i f moment on pu! considérer lu grande découverle de la télégraphie elct trique comme acquise à l'ini lu strie.
Depuis 1HJ7, un grand nombre de syslèmcs télégraphiques ont été proposés, et l'un a apporté de nombreux perfectionnements aux appareil qui permollcnt de transmet lie , pour ainsi dire, instantanément 1rs dépêches d'un point à un autre, quelle que soil la distance. Nous n'avons pas l'intention de parler de tous les télégraphes qui oui été imaginés, ainsi ipii' lents différents perfectionnements, ni d'entrer dans des détails historiques, pour lesquels nous renvoyons aux traités spéciaux de télégraphie électrique \"); nous nous humerons seulement dans cet ouvrage à décrire les appareils les plus généralement en usage, soit pour transmettre les indications
Dans tout système d'appareil, ou distingue, 1" le récepteur de signes télégraphiques; -2" le manipulateur à l'aide duquel On fait les signaux; .')" la pile ou la source d'électricité, les fils métalliques et les systèmes de conducteurs qui transmettent l'électricité. Le récepteur et !e manipulateur se placent aux dcu\ stations télé-
Nous diviserons les instruments que nous allons décrire en télégraphes indicateurs et télégraphes enregistreurs.
TfcLÉCBAl'HKS I.MUCATH 111 KI.H.T1IM-MAIiNfcTI<trKg.
Les principaux appareils i inlieiiteuvs soul analogues au télégraphe à cadran, et sont fondés sur l'emploi d'éleelro-aimanls, ou bien e\igeut relui d'aiguilles aimantées indicatrices; ils sont plus ou moins sensibles, niais en général ils sont aussi délicatement construits que des appareils d'horlogerie, et doivent servira donner des indications sous l'inlluenee de courants éleclriquos d'une très-faible intensité. Afin que l'on puisse concevoir facilement le principe sur lequel repose le télégraphe à cadran, nous commencerons par décrire un modèle de démonstration qui est très-propre à mettre en évidence le jeu des instruments de ce genre.
(■[ Voir notamment \«s ouvras» ^ HtKïuet, nluïwliei, Higlituii, l abl.c Sloignu , Schdkn , Wail , tic.
lèlryruphe à cadran; modèle de démonstration. Laits le modèle <Lu démonstration représenté li{ture lu pile ou souree d'électricité est en I'. Le manipulateur MN , qui est a l'une des stations, est un interrupteur dont lu jeu est fort simple , comme on le verra plus loin. Le récepteur A , qui est à l'autre stiitiiii) , est formé essentiellement de l electro-ainuuit F et do la roue à roebet (, mise en action de ta manière suivante :
1% lit.
L'éleciro- aimant F' du récepteur, quand le courant passe, attire l'armature en fer doux h; cette pièce est fixée a une tige tournant autour d'un centre llxe V. La tige porte de l'autre coté une ancre rd , qui l'ait tourner la roue en rocliet t, de sorte que, si l'on fait attirer A par F, à chaque fuis la roue tourne d'une quantité correspondante à une dent. Quand le courant cesse tle passer, un petit ressort il boudin r ramène h dans sa première position. D'après cela, la imposition de l'appareil récepteur coiLsisle à faire exécuter Ji la
2îft *PPHC*TI«M niVEdsts
pièce on Fer doux h un mouwmcot de va-et-vient qui se transforme en mouvement circulaire, et fait tourner In flèche ab.
Ce mouvement est produit par le manipulateur MN, qui est forme par une roue en cuivre DIC, sur l.i circonférence de laquelle so.it ; dlen.ativeiueiit des parties conductrices et non conductrices. l,n conducteur en cuivre Vf est toujours en n.ntitet avec, la partie conductrice de 1» roue, et l'autre D frotte contre lu circonférence , de sorte qu'en tournant il l'aide de la manivelle H la roue DD', on i,vn.lml un- --ri- d'interruptions dans le curant. Si l'on fait passer îe même courant dans le récepteur et dans le manipulateur, et que le nombre des dents du premier corresponde an nombre des partie-, conductrices du second, on voit que les deux appareils tournent synchroniquement, et que, lorsqu'une roue fait une révolution, lu seconde en fait autant.
Actuellement si l'on place en face de la Bêche ah, sur un cadran fixe c du récepteur, des lettres, des signes., et qu'on les répète sur le cercle MN du manipulateur, vu en projection en M'N', ou peut, entre les deux stations ob se trouvent le manipulateur MN et le récepteur A, transmettre du premier point dans le -eioiid ton, les signes ou lettres que Ton veut. 11 suffit seulement .p.» conducteurs F et F" puissent établir lu communication électrique entre les deux stations.
Toutefois il fsl important de i cmarqtuT que le récepteur ne peut
tourner que d'un seul coté , aussi est-il essentiel de ne tonner la manivelle 11 que dans un seul sens.
Si l'on veut envoyer des dépéelns de la dtniMruie station a la première il faut une seconde paire d'appareils., ou un second mant- ',,,,„, et un second récepteur disposés de la même manière, Us inversement. La mémo pile peut servir, en faisant usage d'antres conducteurs, ou en employant des dispositions qui seront ultérieurement indiquées.
TiUgraphe à cadran; mod.it m usage. Tel est le principe des ,,.1,.,,,-mhes à cadran dans sa plus grande simplicité. .Mais l'appareil .,U,si construit éviterait trop de forée pour fonctionner; quand on veut transmettre, des dépêches » M, HKi. 300 het.es , les 1,1» me-
Sc^^LTuiïeoc^r avec ^pidité. L'instrument su, «m, qui est un modèle construit par M. Breguot, remplit ces conditions :
DE L'ELECTHO-lJAGNÏTiSME. 27?
Fis- M».
Le récepteur de ce télégraphe, est représenté figure 215. Le jeu île lÏMcclro-ahnanl li sur l'an ua! lire i est le même que dans l'appareil précédent ; seulement la roue en rochet qui fait tourner l'aiguille «h devant le eadran n'est pas mise en mouvement piir l'action attractive de l'é I ce tro -aimant sur l'armature eu fer doux i, omis liii'ii par un ressort et un mécanisme d'horlogerie II. La fourchette /, représentée à coté de la ligure, en plan et en coupe, s'engage entre les dents de la roue en rochet et entrave sa marche, en sorte que ce n'est que lors de l'action de rélerlro-aimautsm- l'armature i que, le ressort agissant , la roue, et par suite l'aiguille ab, tournent dans le même sens. Ainsi le courant électrique, et par suite IVIecIro-aiiiianl , n'agit que pour détendre le ressort, et la force nécessaire pour faire ïonelirmiter l'appareil est empruntée au mouvement d 'horlogerie ; cette addition i m parlante permet de fairo fonction ner l'appareil à l'aide des plus faillies courants électriques.
Il est nécessaire cependant de régler le ressort r qui ramène la fourchette dans sa première position quand le courant n'agit plus, afin que l'app;uvil fnudioime avec l'intensité eleelriqne dont on l'ait usage, l'our cela , un Ml de soie enroulé iiulonr d'une poulie, que l'on tourne avec nue clef en S, tend pins ou moins le ressort r, et sert à régler l'appareil au moment de s'en servir.
l.e manipulateur est di-pnré comme l'indique l;i ligure il fi; nous empruntons sa description à M. ISrcgnel : l'appareil se compose i l'une planche de forme carrée, sur laquelle est monté , au moyen de trois colonnes, un plateau circulaire ou cadran en laiton. Ce plateau porte, sur son pourtour, des éçhancrures se trouvant en
i-egard des lettres et des nombres que l'on a gravés sur le cadran en deux circonférences. Une manivelle est articulée au centre du plateau avee, un axe qui porte une roue sur le plan de laquelle est creusée une gorge sinueuse, et dont
lire égal à celui des signes gravés sur le cadran. Cette roue produit dans sou mouuvement île va-et-vient du levier G, qui a loucher alternativement aux contacts P et V. Pour un tour de la roue, le levier i\ fait treize oscillations, c'esl-a-dtrc qu'il est treize fois en contact avec P et treize fois avec F,
Dans lit planche stml incrustées dix petites platines un pièces de contact, auxquelles viennent aboutir les liU qui conduisent le courant électrique dans les divers appareils qui composent lo poste : devant le cadran se trouve aussi une plaque oblongue; elle porte
t deuj
languettes mobiles LL', qui sont su«rc(>ti]jles de se diriger, l'une, à gaucho sur les conlacts P.'S'S ; l'autre, colle de droite, sur les contacts semblables SSK, ainsi que sur la plaque oblongue. Ces deux pièces sont appelées r',inmuttilcitr de ligne.
Il y a encore trois boutons, dont ceux qui sont ligures en C et eu Z sont destinés à recevoir les fils venant des pùlcs de la pile, et l'autre T, le fil communiquant au sol.
Les différentes parties du manipulateur sont reliées entre elles par des lil.s métalliques qui passent uu-dessous de la planche, et qui sont représentés dans la figure [>ar îles lignes pointées. Toutes les platines SS'IÏH, adroite et à gauche, communiquent au bouton T, qui, de son côté, est réuni ait bouton Z.
Des colonnes qui supportent le cadran , telle qui est placée sous la croix communique avec la plaque Et'.
Le bouton C est relié au contact P. Le contact P' communique avec les platines R K de droite et de gauche.
On voit enfin qu'il y a communication immédiate entre la colonne qui est sous la croix et celle qui 6ort de centre de mouvement au levier L, puisque toulcs deux sont fixées au cadran.
Toutes les fois que la manivelle du manipulateur est placée sur un nombre impair \, 3, îi, etc., la pile L est en contact avec P; et
DU t'BLICTBO-IHr.SBTISMF. 2TU
si, au contraire, celte manivelle est sur lus nombres pairs 0, 5, -1, le contact mira lion avec P'.
Avec ce télégraphe , quand on a l'linbiludo des manipulations, on peut facilement faire 30 signes par minute, en moyenne, c'està-dire un signe toutes les deux secondes. Quand on parle par lettres , on voit que ce télégraphe ne transmet pas les correspondances d'une manière tros-rapide; pour aller plus vile, il faut parler par signes et se servir des dispositions télégraphiques employées plus loin.
On a vu qu'il était nécessaire do régler avec une clef le ressort de l'appareil pour l'intensité électrique employée. M. Mouilleron a construit un récepteur dans lequel le courant électrique passe sucrcssivcTnenl nu tour de rlcus électro-aimants: In premier, qui est à loup lil et beaucoup plus sensible que le second, agit au commencement de l'opération , sur une armature dont la fonction est de tendre le ressort, à boudin r (fig. 215), qui règle la marche de l'aiguille ab; une fois celui-ci réglé , cet électro-aimant cesse d'agir, et l'appareil est prfll à fonctionner. Il suffit donc pour m télégraphe qu'avant chaque série d'npé rat ions on détende le ressort h boudin r de disque récepteur, et que la personne qui veut transmettre une dépêche tourne le manipulateur pendant plusieurs tours, afin que l'appareil se régie du lui-même à la station d'arrivée.
Télégraphe mobile à lettres. On désigne sous ce nom des appareils dont le but est de pouvoir communiquer avec les stations d'un point quelconque d'une liiiiu- d'un Hu iiim de fer, ou d'un lieu quelconque où ou le transporte. M. Mn'^ui'l. a dispose nu lélégiMphe ;"i cadran , renfermé dans une boite pouvant se devclripper, et contenant non-seulement la pile nécessaire pour le faire fonctionner, mais encore le récepteur et te manipulateur d'une double paire d'appareils; il est destiné spécialement à être transporté sur les trains en mouvement, et à se mettre, a un instant donné, eu relation avec un télégraphe de la station principale, au moyen de deux fils que l'on fait communiquer, l'un au sol . l'autre a un des lils télégraphiques tendus le long de la ligne.
Du resle , tous les systèmes de télégraphes rendus portatifs peuvent servir au même usage; dans le cas où on aurait besoin de les employer entre des points où il n'existerait pas de lils mélalli- <\>f ; IruUii' « Ittiji»--. su moi- \uui !«■* '1MK' • in-liliura». il i-irj ■ drail avoir soin de développer entre les deux stations un lil conducteur convenablement isolé.
Télégraphe à signitiu:, ou double tèlégrapheà cadran. Le système télégraphique qui avait i'té adopté jusque dans ces derniers temps par le gouvernement Français est un double télégraphe à cadran , pcnurtliml île Hure muuvuir deux aiguilles, et servant à traiismetti-e les rlepi'clics n l'aide de signes conventionnels formés pur les posilions ilfs aiguilles relativement à une ligne fixe. Il est représenté a l'extérieur, tig. 217, et son mécanisme est vu lig. 317 his, tel que le construit M. Hreguet. A et li indiquent le léceplcur ; C et D, le manipulateur.
Le récepteur se compose de drus aiguilles ofi , a 'li, -einlilahles aux llèelies ni iliiles de l'appareil ti'-N'-^ r;i|iîijn | rjr- de Chappe. Ces deux, aiguilles peuvent être mues chacune par un mouvement d'horlogerie, el portent sur leur axe une ninc s échappement que
DiariiMdbyCoogl
l'on voit dans la lîguro tf aux points 0 cl 0'. Chacune de ces roues porle huit dénis correspondant aux huit positions, à .13» l'une de l'autre, que peut prendre chacune des doux aiguilles. L'échappement so fait nu moyen d'une ancre mue parmi éleclro-aimant, d'après une disposition analogue à celle du télégraphe à cadran décrit plus haut ; il y a pour chaque aiguille un système d'ancres et d'électro-aimants . représentés en E et en K' ; par une disposition particulière des fils, on peut n'employer que trois fiis au lieu de quatre , et même n'en employer que deux , si la terre tient lieu de conducteur, comme on le dira plus loin.
Le manipulateur représenté par les ligures C et 1> est formé de deux appareils semblables, (huit chacun eiinvspond à une des deux aiL'iiilli'S du rérqilriir. Chacun de ces appareils se compose esseutiellcinent d'une roue formée par une substance non conductrice, et recouverte, sur la circonférence, d'une bande inét;illique portant huit inlerruplions. I,a handi! inélullique couiuimiique avec l'axe de la roue; cet axe esl lui-même luolallique, et un ressort r s'appuie constamment sur lui. Un autre ressort r porte sur la cii-conférence, de telle sorte que , lorsqu'on donne à la roue un mouvement de ro- I o I* « -.iinnil (pu «uil !■■ r'i-..n > 1 Bll.niiilii.iii.nl Uni* <t
interrompu.
Une manivelle qui néeessile une description spéciale permet de produire îi volonté l'un ou l'autre de ces deux effet?. Cette manivelle se compose d'un bras de levier M (fig. 217) attaché k l'axe de la roue, et mobile dans le plan qu'il détermine avec l'axe, au moyen d'uni' artiiaila'i'm iv présentée dans la figure, l'iiur arrêtée la manivelle dans une position déterminée, le bras de levier porle 1111 arrêt qui vient s'engager dans l'un des huit crans d'une pièce fi ; chacun de ces crans correspond à une interruption du courant. Par le mouvement du levier dont nous avons parlé, on peut dégager l'arrêt d'un cran de la roue en l'écartant de sa position, et , en lui donnant ensuite un mouvement de rotation , le ramener dans une antre.
M. Breguct a subslitué an manipulateur de co télégraphe un manipulateur plus commode, en utilisant une roue il gorge sinueuse déjii employée par fui . cl décrite, page 27H, à propos du manipulateur du télégraphe à cadran. Cet appareil est composé de deux parlies indépendantes, semblables à celle qui esl représentée figure 2 18; chacune d'elles est en rapport avec un des côtés du récepteur par un fil spécial , ce qui exige l'emploi de deux fils. Les deux parties du manipulateur étant identiques, nous ne donnerons l'explication
iPPMCÀTIO.VS DIVHIII
que de l'une d'elles, qui su f lira pour les deux. Nous empruntons celle description à l'ouvrage de M. Ilreguel :
Pis- su. 0, diviseur fixe, est un disque divisé en
huit parties égales par des crans dans lesquels un peut engager une tige fixée à la manivelle mobile Al.
H est une roue également fixe, sur un côté de laquelle est creusée une gorge quadrangulaiie a angles arrondis, dans laquelle se meut un j^alct porlé par la partie supérieure du le-
Il est l'axe de mouvement des deux le- * viors L et L'. L est le levier portant a son extrémité le galet qui entre dans la roue de la gorge R. L' est le levier qui porte dans le bas uno pièce à ressort oscillant entre les contacts C, C
C, C sont deux contacts métalliques encastrés dans une pièce d'ivoire sur lesquels vient appuyer le levier L'. C communique avec la pile. C communique avec le récepteur par un fil conducteur; à la luise de la colonne s'atlache le lit de la ligne.
M est la manivelle placée mii' l'axe de L : c mue 11, et qui passe par le
centre du diviseur.
Ce manipulateur fonctionne ii la place du celui que nous avons décrit lig. 21"; car, en faisant mouvoir la manivelle dans le même sens, autant de fuis l'on aura passé devant les crans du diviseur, autant do fois le levier 1.' aura produit d'interruptions du courant électrique par suite du jeu des leviers L et L'.
Le télégraphe que nous venons de décrire est plus compliqué que le télégraphe à cadran, puisqu'il peut être considéré comme un double télégraphe à cadran, cl qu'il oii^c deux lils; i;i même pile peut toutefois servir, en ayant soin de no faire fonctionner que successivement les deux parties du manipulateur. La rapidité de lu transmission des dépêches peut être seule invoquée pour expliquer In préférence qu'on lui a accordée; eu effet, chaque signe représentant un mot et même une phrase, on conçoit que, pouvant en figuier au moins trente par minute, les dépêches se trouvent plus rapidement envoyées qu'il l'aide d'un simple leié^i'aphn à cadran.
Télégraphe à clavier, Nous avons vu dans les télégraphes précédents que le manipulateur était simple : dans le télégraphe a clavier, construit par M. Froment, le manipulateur est plus compliqué,
et diflère complètement des autres appareils de ce genre; quant a» récepteur, il est analogue a relui de l'appareil à cadran décrit précédemment. Comme ce télégraphe peut être utile pour le service d'une administration et dans les cas analogues à ceux où l'on emploie le télégraphe à cadran, nous donnons une dcscrïplioii sommaire des principales parties qui le composent.
I.a partie essentielle du manipulateur est un cylindre horizontal MN, fermant et ouvrant le. circuit à l'aide d'une roue à interruption , comme dans les manipulaleiirs ordinaires , et l'aiguille du récep-
iupp
s'arrête, suivant que te cylindre tourne ou reste . bien enlr'iulu . qu'ils soè'ul parcourus par le ique.
élec
Ce cylindre est entraîné dans son mouvement par i peut produire son effet ou être arrêté de la manière suivante :
Le cylindre porte des chevilles disposées en hélice , chaque cheville correspondu nt à une louche du clavier; en abaissant une touche, on forco la cheville correspondante à s'arrêter quand le cylindre, entraîné par le ressort, fait arriver la cheville devant la louche. A l'extrémité du cylindre se trouve une roue en rceliet M : arrêtée par un levier horizontal , il en résulte que , dans les conditions ordinaires, le ressort ne peut fonctionner; mais, du moment qu'on abaisse une touche, le levier hori/nnl'il dégage la roue en rochet, et le ressort fait tourner le cylindre jusqu'à co qu'il s'arrête de nouveau quand la cheville correspondante à la louche arriva devant celle-ci. Aussitôt que la louche se relevé, le levier hori/Oiltal engrène de nouveau la roue en rochet.
Ainsi, en définitive, chaque louche fait partir le ressort quand on l'abaisse, et l'arrête quand nu la relève; mais, comme l'aiguille du récepteur de la seconde station marche synchroniquement avec le cylindre entraîné par le ressorl , il en résulte que l'aiguille, lorsqu'elle s'arrête, indique une lettre ou un signe correspondant à une des chevilles, et par conséquent au signe marqué sur la touche qui
Sous représentons, tig. 211) bis, un télégraphe k clavier pour une
slalinn : Alt emilient l'a\e u elievilles, ! (Tanisnie i l le clavier; VF
est un l'iiilran durit l'aiguilli' mun'lir mécaniqiivmi'nt ni même temps que l'axe MX (lig. 2111] fonr lionne. AB est donc le manipulateur.
CD est le réruplem' nu télégraphe à cadran , servant il recevoir les signes de l'autre station : la pile n'est pus figurée ici.
Télégraphes divers. M. Simiens a construit un appareil tétéurii- [iliir[iie rpii n'est jjlis en usjgi' aujourd'hui . in;iis dont il est néeess;iire *l j ■ l'aire mention, attenrln (pie chaque paire d'appareils ne uéeessile qu'un (Il ,et permel de transmettre successivement les dépêches dans les dr-ns sens, le manipulai fur el le réreplenr étant identiques. H est fiiiKlé sur le principe de l'interrupteur décrit nage 178, cl d'après lequel le murant électrique, iniernaupt lui-même un cireuit et. le rétablit aussitôt après. Si l'un imagine deux appareils semblables dans un mftnn eireuil, on coneoil que les deux armatures marchent synchroniquement ; si clone ees deux armatures sont en relation nvnr deux iineres qui eoinmiindeiit deux roues en roehel purlanl chacune uni- aiguille, on voit qae si les deux aiguilles uni commencé il se mouvoir en même temps, elles marcheront de In même manière, i'l indiqueront au même inslanl la même position on
IIK l/KLECHtO-MAGNÉTISMI.
la même leltrc sur le cadran devant lequel elles passent; si l'une d'elles s'arrête, l'autre s'arrête i'-^;ilfM ncul . Iles touches sont disposées (le façon à arrêter la marche de chaque aiguille h une lettre on à 1111 signe déterminé, et on peuf avec chaque paire d'appareils transmettre des défiches, s'interrompre, se répondre, puisque, quand un des appareils s'arrête, l'antre s'arrête également nu même point.
On a invoqué dans la construction des télégraphes nu principe dont nous devons également faire mention; il est relatif à l'emploi 3e mouvement d'horlogerie marchant synelironiquement aux deux stations, et que Ton arrêterait à l'aide d'actions électro-magnétiques au m.'mr instant. Si les cadrans étaient disposés de façon à recevoir des lettres ou des signes , on pourrait alors avoir simultanément des indications identiques aux deux stations, et pur conséquent transmettre des riepéchi-s d'un lieu à un autre.
Armatures aimanléet. On a proposé encore d'autres dispositions pour les télégraphes indicateurs analogues aux télégraphes A cadran, et qu'il est important île faire connaître, car elles ont reçu et elles peuvent encore recevoir dans d'autres circonstances d'utiles applications.
Dans le télégraphe à cadran et ses différentes modifications dont nous avons parlé jusqu'ici, il est nécessaire de faire usage de ressorts qui ramènent sans cesse l'armature dans sa position première, mais alors on doit régler la force du ressort pour une intensité électrique déterminée ; et quand celle-ci change , l'appareil ne se trouve plus dans les mêmes conditions, et ne peut parler. Ou a cherché il éviter ect inconvénient en employant pour armatures tles morceaux d'acier aimantés : dans ce cas, li-s cl ce tro-aii liants agissent sur les armature; par attraction ou par répulsion . suivant le sens de leur aimantation, cl nou-seulement on augmente la sensibilité de l'appareil , mais ces deux elfcls successifs que l'on peut faire naltro permettent rie se passer du ressorts additionnels. En outre de cela , l'appareil peut fonctionner quelle ipic suit l'intensité électrique employée, et II n'est pas nécessaire rie le régler au moment île transmettre une dépêche.
On a construit de cette manière des télégraphes a cadran , t'onriés sur te principe. Il est nécessaire que l'annaliu e aimantée soit placée entre lieux pôles opposés rie deux électro-aimants vis-à-vis l'un de l 'nuire, alin qu'au moment riu passage du courant électrique, si l'un des pôles attire l'armature, celui qui est en face la repousse ; alors, nu moment où le courant change de sens, un effet inverse se produit.
M. Gloesener, qui a employé les armatures aimantées dans la construction dt: différents systèmes de télégraphes, a eu outre utilisé le renverse [lient de courant en disposant le récepteur de manière que, [jar le jeu même de l'appareil , eet interrupteur forme commutateur fonction!) an t en même temps que les armatures, de façon que chaque électro-aimant, après avoir agi par attraction sur un pôle de celles-ci, agit immédiatement après par répulsion. Cette disposition est avantageuse en ee sens, qu'au moment où un courant cesse de passer dans un électro-aimant, il se produit un courant induit dans le iil conducteur; or, si au moment de la cessation du courant on fait passer un courant électrique inversa , il défruit l'effet de l'induction. On a donc de cette manière le mémo avantage qu'en employant les appareils magnéto- électriques, comme on le verra plus loin, et l'un peut éviter également les actions dues aux effets statiques que l'on observe quand ou fait usage de lignes télégraphiques sous-martnes. iNmis re\ii'iulruns du reste sur cette question quand nous parlerons des conducteurs sous-marins.
Les armatures aimantées ont été également utilisées dans des ciicuiiitiiiices un il est nécessaire du ii'cniplovcr l'action d'un courant que dans une direction déterminée. Supposons, eu effet, que dans un élect ru -aimant il circule un courant capable do développer H Lie ililDiillIilliiiH cullhilile il relie ili- l'ai'Jiiiil un: rjt pl'éSCUCé : ccili: armature sira attire: ; lorsque le courant circulera en sens contraire , elle sera repuussce; mais, si un anï'l s'oppose à ce socuiid mouvement, l'attraction seule scia manifeste quand le cuuranl électrique aura une direction déterminée. Supposons, il présent, que l'on place deux électro-aimants à coté de l'autre, de manière que chacun d'eux agisse par attraction sur son armature, quand lu courant est dans une direction opposée , on voit que, suivant !e sens du courant, ce sera, ou l'un ou l'autre qui agira. Ou a l'ait usage lie ce principe, suit dans des télégraphes, soil dans des moniteurs de chemins de. fer, etc.
Télégraphe à aiguilles. Les appareils télégraphiques dont nous venons de parler, niais surtout les télégraphes à cadran, sont d'un emploi commode, et loncliuuiietit bien, tuais ils exigent plus de force que les télégraphes a aiguilles, dont il va être question, (les derniers sont très-simples, car il n'entre aucun rouage dans leur construction , et sont fondés uniquement sur l'action exercée de la part d'un courant ou d'un électro-aimant sur une aiguille aimantée ; ils sont analogues ii ceux de M. Steuikeil ou de M. Whealstone ,
ot n'exigent que de Irès-faiblcs courants pour fonctionner : ils sont donc plus sensibles que les précédents; seulement il faut qu'an moyen de signes conventionnels repiésentés par l'inclinaison d'une ou deux aiguilles, une on deux fois dans un sens ou dans nu autre, on convienne de représenter des lettres ou des phrases. Ainsi, les signaux sont formés par de petites oscillations d'une ou plusieurs aiguilles. Lu reste, ces signaux ne font pas plus do signaux que le double télégraphe du gouvernement français, décrit page 2fH).
La ligure 220 donne le principe d'un télégraphe à aiguilles , du système de MM. Cooke et Wheatstone :
Le récepteur se compose d'un ou deux cadres de multiplicateur semblables à M, au milieu duquel une aiguille aimantée est placée de façon a être déviée dans un sens on dans l'autre, suivant le passage du courant. Une seconde aiguille aimantée fixée h la première, su meut au dc- , vaut du cadran, et forme un système ; astutique qui rend l'appareil plus sensible. Du reste, un contre-poids suffisant maintient l'aiguille verticale.
Le manipulateur N, vu dans une aulre position en Y, se composa d'un commutateur destiné à changer le sens du courant électrique, et il ouvrir ou fermer le circuit. Il est formé d'un cylindre en ivoire tournant autour de son axe & l'aide d'une manivelle, ut portant deux chevilles <-• et c' en cuivre. Ces chevilles ne sont pus dans le même plan vertical perpendiculaire à l'axe du cylindre; l'une c est destinée à agir contre des ressorts en cuivre h et h', et à les écarter à volonlé ; l'autre c' est destinée à agir sur les ressorls r et r'.
Les pôles de la pile qui Tait fonctionner l'appareil communiquent en Pet en V avec les ressorts r et r^et ceux-ci sont en communication avec les chevilles c et c'. Dans la position ordinaire d'équilibre, les chevilles c et c étant verticales, les deux ressorts k el h' toit- ■ client les deux poinles v et v' on cuivre. Mais, si on tourne la manivelle dans un sens ou dans un autre, par exemple, de droite h gauche, comme le représente W, alors la pointe V quitte le ressort h, le pôle V communique à A, et le courant a une direction déterminée; si l'on tourne la manivelle en sens inverse, le courant change de sens. Si l'on suppose maintenant que deux mécanismes sembla-
APPLICATIONS DIVERSES
bles à celui (le la ligure 2i() suieul renfermés dans un système ana- Fi B . s» Mr. ] ogue n ce | ui de | H | igl|i . e 22() biSj et q[|e 1m
deux aiguilles eMévieiu'es «d. «'rV, elles manipulateurs m et m' soient seuls apparents, on aura la vue extérieure d'un télégraphe a deux aiguilles. On doit dire que le courant électrique qui passe dans un des manipulateurs m et dans le récepteur placé il côté a, passe aussi dans le récepteur correspondant de la station suivante; de celle manière, l'employé, en tournant la main m nu la main w'.voil quelle est la dépêche transmise ,î l'autre station.
Nous avons supposé qu'on employait deseadresdenudliplir aleui s simples; mais on peut placer de chaque côté des aiguilles des pôles opposés d'éleelro -aimant , et alors l'appareil acquiert encore une plus grande sriisibililé , puisque l'on l'ait concourir il l'action le développement du magnétisme dans les fers doux des électro-aimants.
Si l'on fait usage de riens aiguilles liées en croix l'une à l'autre, et que chaque extrémité rie l'élccrm-aimunl soit entre deux pôles opposés, on augmente encore l'effet produit. Avec une armature découpée rie la forme rie deux ti^es en croix , rai obliendrait aussi le même effet. Enlin nous indiquerons plus loin , a propos des télégraphes magnéto-électriques , une autre disposition employée par iM. H cnlc y, laquelle donne de bous résultats.
Télégraphe u cadran. Les télégraphes que nous venons de décrire, soit il cadran, soit à aiguilles, fonctionnent à l'aide de piles loltaïques, dont le nombre îles éléments varie suivant la rési.ilance du circuit que doit Iravcrscr l'électricité. Si le lil avait nue longueur trop grande, ou pourrait même utiliser les relais dont il sera question plus loin eu parlant des télégraphes enregistreurs. Mais, aussitôt rpio l'on eut construit des appareils (élcgrapiiiipir s. ou songea à se passer de piles vollaïqncs, et à se servir de connut I s proriiiils par nu appareil d'induction magnéto-électrique. M. Sleilllieil en lit usage, et Si. Whcatslone construisit un télégraphe à cadran dont le manipulaient' consistait en une espèce de machine de Clarkc, donnant un cerlain nombre de courants induits par chaque tour du cadre du manipulateur, de façon à en faire correspondre les lettres avec celles du récepteur.
On conçoit aisément que les courants électriques , développés pendant le passée de l'clectro-aiinant mobile devant l'aimant lixe,
plu: li radian ordinaire, en ce rjti il ii-iifiatui: un électro-aimant Ml.- p!»"- cW.nl un.iimanl 11,, r-nmmo dan, m> appareil d Incité el de manipulateur -quant an récepteur, il est construit de In mcauc manière que n us dont nous avons parlé.
Nous avons vu mi télégraphe de ce genre établi à la gare du chemin de fer de lioiiru par J!. ^Vhculstone, il y a plus :1e di\ ans. cl. depuis cette épD.jiiu.il a toujours ii.mclir ; trcs-iviiulièremeul ;
du grand iionit.iv d" révolutions que Jïlectro-ainwnt doit Uéenier pour que l'aiguille du manipulateur passe d'une lettre à une autre devant le cadran divisé.
Il y a plusieurs avantages à se servir de courants m a g no lo-éleo- Iriques : d'abord , si le lil de l'appareil est Iris-résistant, la tension île l'éliTlnrité développée osl nsse/ grande, et franeliil avec Facilité
l'iul'-ii-Ué loaenétique de l'aimant lise reste In inèiiie. D'un autre colé , lorsque Von fait usage de conraills ningnéto-éleclriqnes, ees roiii'iinls sont alternativement, en sens inverse, et s'opposent à la production des effets statiques qui peuvent nuire à la marche des télégraphes.
M. Uppetisa modifié le télégraphe inagticto-olrelrique à cadran de M. Whentsionc en faisant usage d'uni' bobine fixe dans le manipulateur, et eu rendant Mailemeiil mobile l'aimalnre ru 1er don\ inlorie uru iiuuiie'de parties plus prédominantes que les autres, lesquelles passent devant les pôles de loris aimauls lixes. Lorsque ces armatures mobiles s'aimantent ainsi par inthicnec, les couranls induits dans la bobine li\e agissent par l'iiitermédiaire du fil dans
le récepteur.
On a employé aussi , pour faire fonctionner les télégraphes, des couranls induits provenant d'appareils dans lesquels le courant inducteur était donné par un on plusieurs couples à large surface. Hans ce cas, l'effet de l'induction est de donner un excès de tension
nu courant induit qui lui permet tin fraiii'hii 1 une li^nc télégraphique Iri's-irsîsliiiitc, alors que lu courant inducteur primitif aurait été inhabile à le faire.
Télégraphes à aiguilles. En général; les appareils dïudiiHiim fonctionnent bien, et l'on doit être étonné qu'ils n'aient pus été plus en usage. On n'a pas construit seulement des télégraphes magnéto-
le télégraphe construit parM.Heoley, lequel n'exige quepcud'électrieité pour fonctionner, et qui est d'un tivs-bou emploi.
trés-lin , traversées par des cylindres de fur doux , forment une sorte d'électiu-aimant Eli' mobile devant un faisceau d'aimants fixes en fer o cheval F.
Une louche eu ivoire T peut faire tourner le SYslrtne île manière à amener devant le pôle ri de l'aimant la bobine E, que la ligure représente devant le pôle S. a est un arrêt contre lequel vient appuyer la tige qui porte la touche d'ivoire lorsqu'on l'abaisse.
Afin de mieux juger du jeu des différentes pai lles de lappiuvil , nous représentons en coupe, dans les ligures 221 bit et 221 1er, la position du l 'électro-aimant, quand l'appareil est au repos, et lorsqu'on le fait fouet ion ncr.
DE L'ÉUCTIO-HAGElriTISHB, 301
ng. m icr.
Sur lu lame de fer M qui joint les doux bobines est fixée mie petite pièce munie d'un appendice P. Cet appendice, lorsque l'appareil ne fonctionne pas, touche In languette L. La pièce sur laquelle vient se fixer !c ressort II communique avec le fil f, et est isolée de la pièce M par une lame «l'ivoire.
L'antre extrémité du (il de loleetrn-aimanl communique avec le disque en laiton de In bobine F.', par suite avec l'axe G, et enfin avec le support métallique K.
Cela posé, lorsque le système est au repos ffig. 221 bis), l'élcctroarniiitit sert d';trma1un' à l';iiiii:uit li\e et I '<■: iij j^rlic de perdre sa force. Mais, si l'on abaisse la louche d'ivoire (fig. 221 ter), l'électroaimant vient prendre une nuire position relativement il l'ionum! fixe, et il en résulte un courant par induction dans les bobines. Ce courant suit le ressort H, et va au réci-pleur. Si l'on abandonne la touche, elle se relève p;ir l'élus! icilé du ressort, la pointe P vient toucher la languette L, et le (il de la bobine ne se trouve plus dans le circuit.
Le récepteur se compose d'un électro-aimant H et d'une aiguille destinée à osciller entre les pi'lcs ; les figures 222 et 222 bis repré-
APPLICATIONS UIVEHSES
uissaposilioii d'équilibre: si, lors de l'éluda courant, les pôles A et C deviennent id, et II et U des pilles nord, il est évident le s'inclinera de manière il venir entre
ail.it qui! l'un ne IoucIht;i plus ai impuiau m u. n.,„„ un,
■ circulera dm* IVkcIni-nmiatiL et rani.'ii.'ia ^ diins h.i piniiu'ic
position C'est pour ce motif q»e da.is cet appareil on n utilise que . le mouvement de l'aiguille dans un seul «.-us.
L'axe auquel est llxéi: l'aiguille aimanta porte aussi une aiguille lU , n . ,,„', montre en dehors de l'appareil les mouvements de ,„,!,. n.leiieure ; la ligure 2M ri- p l'oseille cette aiguille. Ou voit pa la position des deux arrêts que le mouvement d'inllexion dans un seul sens est seul possilile.
Afin de pouu.U' aubier l'aiguille aimanlve a sa positum d équilibre la vis sans fin ((' («g. 22-2 «*) sert à faire tourner l'éleotro-
DE L'ÉLECTHQ-M»r.NKTia>[R. 293
nimnnt sur son axe par l'intermédiaire d'une mue dentée r. On peut ainsi changer la posiliun des pièces semi-circulaires par rapport ii l'aiguille.
On emploie dans ce télégraphe les signaux nsilùs pour !e télégraphe de Morse, et qui seront i t n 1 i r j n i ■ s plus loin . page ,'100; ees signau\ sonl gravis sur le cadran, comme le montre la ligme -2-li. Une double oscillation de l'aiguilie correspond à un point; un temps d'arrêt correspond à une ligne. Pour produire la double oscillation ou le point , on abaisse la touche d'ivoire du manipulateur, et on l'ai donne aussitôt ; l'aiguille est déviée a droite,
par exemple, par le premier courant d'induction, puis h gauche par le second courant qui est en sens inverse du premier, et
■ I o. I, t ,.. ...Il | -■ . . i .| .(il l'.-nr I..H-
faire un temps d'arrêt à l'aiguille, on tient quelque temps abaissée la touche du manipulateur; la déviation de l'aiguille du récepteur subsiste alors, parce que le magnétisme développé dans l'élcctruaimant par le courant d'induction ne cesse pas uislaiitanéuiont ; mais, lorsque la touche se relève, le magnétisme change e! l'aiguille revient îi sa position primitive.
Ou joint toujours au récepteur de ce télégraphe un appareil pour servi]' d'au-rlis-cur et puni' fai:i!i(( l'iuSclligi lu i - des signaux fournis par l'aiguille ; ij se compose de deux timbres qui sont placés il côté
d'un petit appareil formé d'un électro-aimant portant des pièces seuii-riieulaires en fer et une aiguille .unianléc mobile disposée comme on l'a représenté lig. 223; en réalité, ce n'esl autre chose qu'un récepteur, mais dans lequel le mouvement de l'aiguille l'ait frapper celle-ci contre les timbres à chaque fois que le courant électrique circule dans l'appareil. Ou reste . cel avertisseur marche en même temps que le récepteur, et le bruit que produit son aiguille en frappant les 1 indues coïncide avec les oscillations de l'aiguille du cadran.
I,C télégraphe que nous avons décrit est à une seule aiguille , cl n'exige qu'un circuit pour fonctionner; mais, si l'un dispose un manipulateur double , on pourra avoir un récepteur également double!, et faire mouvoir simultanément deus aiguilles inductrices. Le nombre des signaux que l'on pourra faire sera donc plus grand , et L'on aura le même avantage qu'en employant le télégraphe ordinaire a deux aiguilles, ou bien le télégraphe à signau* utilisé par l'administration française, et représenté page 2R0, flg. 217.
Nous avons vu que les changements de position antre l'aimant
194 APPLICATIONS IHY6B5ÏS
et l'électro-aimant du manipulateur avaient lion par un mouvement de rotation effectué autour d'un axe horizontal. M. Hcnley a obtenu le mémo effet, avec plus du simplicité peut-être, en éloignant, à l'aide d'un levier, l'électro-aimant de l'aimant: il suffit d'appuyer de même la uiaiu sur une touche puni- t-Cli'c lm:i- cet écartemeut, et, en enlevant la main, l'électro-aimant reprend sa position première.
Ce télégraphe exige peu de force pour agir, et l'emporte sur les autres télégraphes magneto-electriqucs par la rapidité de sa marche, c'est-à-dire par la quantité de ^i^iuinx i|u'il peut transmettre par minute. Du reste , il partage avec eux l'avantage de donner à chaque fois successivement îles courants électriques dans deux (lii actions opposées, ce qui met obstacle , ainsi que nous lo dirons plus loin , aux effets qui se produisent dans les conducteurs sous-marins et so us- terrains , et qui nuisent à la rapidité de transmission des dépêches avec les télégraphes ordinaires, à moins de dispositions spéciales.
Los télégraphes indicateurs ne sont pas seulement employés pour ttatlsmi'lli'i' des dépêches, mais ils sent utilisés dans plusieurs circonstances, et nous l'itérons notamment dons lu construction des indicateurs ou des moniteurs à l'usage des chemins de fer. dette belle application de !u télégraphie électrique, jointe à celle des horloges électriques, dont il sera question plus loin, donne une grande certitude aux services des chemins de fer, et par suite une grande sûreté. On pourrait appliquer plusieurs des systèmes décrits plus liant pour atteindre eebtit; mois, comme le télégraphe à aiguille est le plus simple et qu'il n'este aucun rouage, il est moins sujet à se déranger.
Nous citerons d'abord les appareils indicateurs des trahis imaginés par M. ltegnault, chef du mouvement au chemin de fer de l'Ouest. Ces appareils, construits par M, Breguel, sont employés sur le chemin de fer de Rouen et sur d'autres lignes. Ils consistent essentiellement eu un double télégraphe à aiguilles placé !i chaque station, et indiquant au cantonnier, pur l'inclinaison de chaque aiguille, si un convoi est en marche sur la voie de chaque cùté, et dans quel sens il marche.
D'après ce système, lés appareils placés dans chaque poste sont les suivants :
i° Deux manipulateurs pour transmettre les signaux aux deux stations voisines à droite et à gauche.
Lrj t'iod b, Gui
DE L'KÏ.ECTIKI.MMiSÉTISMI!.
2° Deu\ récepteurs indicateurs à double cadran, indiquant par la direction d'aiguilles aimantées le sens de la marche des trains se dirigeant vers le poste : chacun J'eus est signalement destiné à recevoir les signaux de la station du ente duquel il est placé.
3° Quatre interrupteurs pour ruinpiv le circuit et ramener nu zéro les amodies des ivet-jtleiiis, quand le signal n'est plus nécessaire.
Enfin des paratonnerres, comme il sera dit plus loin, afin de préserver l'ensemble des appareils des effets des orages.
Chaque appareil fonctionne par le courant d'une pile : bien que placés dans le même poste, ils IVn nient dni\ p'iiiqirs distincts, Nous allons décrire les différentes parties dont ces appareils sont formés.
Manipulateur. Le manipulateur se compose de deux électroaimants BB , B'B'. dont tes fils sont attachés en A et A' aux boulons montés sur le socle en bois SS.
P, P, sont des palettes ou armatures mobiles autour des vis d'attache V, Y, et maintenues par des ressorts à boudin r, contre les boutons I) sur lesquels elles appuient par des lames à ressort t.
L, L, sont des. leviers à poignées, manœuvrant sous le socle; ils sont mobiles autour des points v', v', et sont maintenus loin des palettes PP par de forts ressorts H.
T est le bouton pour le fil communiquant au sol ; K, K, des boutons servant a relier l'appareil nu récepteur, cl M, .M, des huilons
où s'attachent le fil des interrupteurs. Les palettes communiquent aux boulons M, M, par l'intermédiaire des boulons D, D, et aux boulons K, K, par l'intermédiaire des boutons fi, G, auxquels elles sont reliées par un 01.
La fonction Je ce manipulateur double est Je faire jouer un des leviers en l'abandonnant aussitôt après, afin de pousser la pa-
letie, de fermer le circuit d'une pile , el comme le courant qui circule alors passe dans rélcclro-annanl . lu palette l'sl niaiulentio ei In courant peut passer conlimicllcmenl (fi indiquer un signe il l'an Ire station jus pi il ire qu'on vienne ù l'interrompre ; ù ee moment, le ressort unissant j la palette revient il so position première.
H'Urptriir ittlicaleur. Sur un socle en bols srai! phres dcn\
imillipliciileurs MM, M'.M'; chacun esl muni de deux aiguilles aimantées A A . A'A'. moulées sur le môme a\c ; l'une de ces aiguilles esl extérieure à la Imite, l'autre est dans l'intérieur du cadre. IJuainl un couiaul enlrv dans l'appareil , on comprend que les aiguilles d'un même, couple doivent s'incliner à droite ou à gauebr, (liais le sens inarqué par l'une des flèches / ou f . I,e sens de celle inclinaison indique la direction du Iraiu engagé sur la voie.
h sont des boutons à l'aide desquels on inauo uvre de pelils aimants n; ces aimanls servent à corriger les déviiliou- ilesaigiiilli s. qui doivent êlre loujuurs verticales (pnmd les coaranls ne passent jias dans l'appareil.
fn'errtt/iff'ir . L'interrupteur sert il interrompre le ( oiiran! envoyé dans le manipulateur et le récepteur indicateur. H se compose d'un
— "-"k — donnée à ta station, il suffira de poser
le doigt sur la tige II : dans le manipulateur correspondant la pa-
EF, I,' F I.ECTRO- MAGNETISME. Î97-
lelle ne sers plus attirée , et l'aiguille aimantée du récepteur reviendra verticale.
Il est facile île comprendre qu'à 1 aide de ces dispositions, quand un train passe pur une station ci se dirige vers une mitre, aussitôt le cantonnier signale le Indu à la station suivante en faisant agir son manipulateur qui ferme le cirenil et Tait incliner l'aiguille du récepteur placé à l'antre station ; quand le train est arrivé à celte autre staliun , le cantonnier de celle-ci touche à l'interrupteur, les aiguilles Tiennent à 0, et M signale eus ni te le même train à la station sui-
Les appareils sont douilles, car à chaque stalinn le cantonnier doit pouvoir annoncer au poste suivant si un second train passe avant que le premier soit arrivé. Si, par erreur, le signal qui devait èlrc transmis à un poste était donné à un autre, on se servirai! du télégraphe des dépêches pour ramener les aiguilles dans leur état normal.
lin résumé, dans ce système, chaque cantonnier a deux récep-
rupteurs, de telle sorte qu'il voit toujours s'il vient un train d'un coté ou d'un antre, et alors, tlans le cas île dau^r. il fait son signal ordinaire afin de prévenir le chef du train. Quand tout est régulier et que chaque train passe, il se borne à faire fonctionner son appareil télégraphique qui correspond a la station suivante. Ainsi cette disposition rend les appareils indépendants des trains, et confie aux. cantonniers seuls le soin de surveiller leur marche ; le seul inconvénient qu'il présente est d'exiger deux iils au moins pour toute In ligne, alin de faiie lonrlitinuer l'appareil (■■hvurapliiqiic dans deux
Un a propose plusieurs autres systèmes qui sont également en usage. Ainsi, en Angleterre, on a employé un système de M.Tyer, qui consiste à placer aux stations principales des appareils télégraphiques à aiguilles indiquant, comme les précédents, lorsque les convois sont en marche; mais, en outre, un appareil analogue avec un avertisseur à sonnerie est placé à chaque station intermé-
• ' II. II. ■ . ii. t -ri ■ ifi.|... .1 ..i r.-ti.lte mi 'i iimiil
qui fait fonctionner l'appareil de la station, l'ait dévier l'aiguille et sonner la sonnerie. Quand le convoi est passé, l'appareil revient uu
398 ÀPFUC*TT0N5 D1VEBSES
0, mais le cantonnier est averti, et, si un danger est à craindre, il puni mettre un signal pour arrêter les trains. On n proposé aussi, el le système de M. du Mnnccl est dans oc
([ni fait la même fonction que le rail qui fléchit, et établit la communication électrique cuire 1rs deux extrémités [l'un circuit, eu même temps que le courant d'une pile locale fait fonctionner un appui'eil leiïyraphiipie uu bien fait marquer sur un cadran, à la station, la marclie du train le long de la ligne. M. du Moncel a aussi fait usage d'une pile disposée sur les trains.
M. Bonelli a employé un conducteur continu qui règne le long des rails de eliemin de fer, et sert à mettre en communication télégraphique permanente le convoi et la station, ou même deun convois qui sont en marche. Maïs, ne connaissant pas encore ce nouveau système dans ses détails, nous ne pouvons entrer ici dans aucune description des appareils employés.
On a encore proposé et ou proposera d'appliquer beaucoup de systèmes télégraphiques pour donner toute sécurité possible au mode de transport par les chemins de fer ; mais il faut que l'expérience prononce sur chacun d'eux, el jusqu'ici le moyen le plus simple est celui que nous avons indiqué aa commencement de ce paragraphe.
TÉLÉGRAPHES EUHKGISTnKUHS.
Télégraphe (le Morse. Les télégraphes électriques indicateurs que nous venons de décrire, plus ou moins seiisililes suivant leur construction, fonctionnent bien et remplissent le but proposé, qui est rie transmettre rapidement les signaux d'un lieu dans un autre; mais il ne reste pas trace de lu dépêche Ivîin sinise, et le contrôlé eusuhc est impossible : sous ce rapport, les télégraphes enregistreurs ont l'avantage sur 1rs autres. Depuis le télégraphe île Morse, publié on 1 837, on a proposé bien des appareils, niai» aucun n'est aussi simple et ne fonctionne mieux que ce télé^aphc modifié comme nous le dirons ; aussi revient-on de toutes parts ù son emploi , et il est probable que son usage , joint peut-elre au tracé é[éi lii) cluimipie des signes, se généralisera encore davantage, car, partout où l'on s'en sert, on reconnaît qu'il la facilité et il la simpliciié de la manœuvre il joint l'exactitude dans la reproduction des signes.
Dans la ligure 227 se trouve représenté un télégraphe formant système complet. R est la pile qui fait fonctionner l'appareil; M
DE L'ÉlECTBO-MtGSKNSllB. 3U9
est le manipulateur formé pur une clef simple; quant au récepteur, il est composé de l'ensemble île l'élcctro-ai niant K, du levier pi et du mouvement d'horlogerie dont nous parlerons plus loin.
fis. ta.
Ir
Le manipulateur ou la clef se compose d'un marteau AI, maintenu soulevé par un ressort, et qui communique avecundes fils du circuit ; il renferme aussi une petite enclume métallique F, communiquant ii l'autre fil du circuit. On peut ainsi, en appuyant avec la main sur le ressort, fermer le circuit ou le rompre à volonté: si on ne produit le contact entre le marteau et l'enclume que pendant un temps très-court, le courant ne passera que pendant cet instant dans le circuit ; en le maintenant un contraire plus longtemps, le courant pourra passer pendant tout le temps dans le lil télégraphique.
Le récepteur renferme un électro-aimant E fixe, et son contacte phu-é à une di-s extrémités d'un levier mobile autour d'un axe supjmrlc par la colonne ti. A l'autre extrémité du levier e.Hl lise une pointe p ou un style en 1er destiné ;'i faire des empreintes sur une bande de papier. Le ressort r maintient habituellement le contact C à une petite distance des pôles de l'éleclro-aimant E ; la vis V sert à régler la course du levier.
Une longue bande de papier TS, enroulée sur un cylindre qui n'est pas représenté sur la figure, passe sur un cylindre entraîné par les roues dentées fi eld', mues à l'aide d'un mécanisme d'horlogerie. La pointe p, placée près du papier, n'appuie pas dessus dans les conditions ordinaires de l'appareil; maïs, aussitôt que le circuit est fermé et que le courant circide, l'électro- aimant agit sur le contael C, el lu pointe p marque sa trace sur la bande de papier. Le mouvement d'horlogerie est représenté mu par un poids I', tuais on y substitue maintenant un ressort ; en mémo temps il déroule la bande de papier, et la f.ût passer devant le style. Si donc on pro-
300 APPLICATIONS lllVgBSES
(luit avec la clef SI une série de contacts très-conrfs nu prolongés, on formera sur le papier une succession Je points on de lignes, comme cela est représente en S, une pulsation rapide de la ciel correspondant à nu point, et une pulsation prolongée donnant une ligne.
Les signes télégraphiques on les lettres, dans cet appareil, sont formés de {joints nu de lignes ml de leur succession et on comprend ai sèment qu'il est facile de les obtenir. Ni.us'icpré^iilmis ci-après les lettres et chiffres eu signes adoptés par l'administration pour la transmission des dépêches :
Il va sans dire que, comme pour Ions les télégraphes, il faut une paire d'appareils, afin d'établir une double correspondance. Nous
DK L'ÊLECiaO-lIiUItKTlSME. 301
devons ajoute]- que lo cylindre sur lequel se déroule le papier doit Ctre on cuivre dépoli ; en outra , un arrêt doit servir il arrêter le mouvement il'lnhi|ii-i iir. ou le laisser lituc seulement pendant lr