‹ Traité d'électricité et de magnétisme et des applications de ces sciences à la chimie, à la physiologie et aux artsChapitre 24 sur 40 · I. ItlflS "Il l l||jl' <l t 11! I · texte numérisé non relu

I. ItlflS "Il l l||jl' <l t 11! I

La clef on le manipulateur à main , (Lms l'appareil île Morse, est très-eommode pour faire une succession de points on de lignes sur lu papier, et, quand on a Habitude de cette opération, la manipulnlion est simple îi exécuter, et l'Appareil fonctionne rapidement; on peut trausmeltra ainsi en moyenne 1"> lettres par minute.

On a propose plusieurs systèmes pour faire fonctionner mécaniquement le manipulateur, alln de transmettre plus rapidement les dcpêrlies et de les produire très-ré -tu lié rement. L'un d'eux est analogue à celui qui a ëlé mis en usa^e dans le télégraphe éleiiro-

Morsèj et des lignes qui sont représentées par'deux points con-écuiils ; l'appareil doit alors peniieilre île laisser des intervalles entre les points et les ligues. Une fois la dépêche ainsi tracée à remporte-pièce à la station du départ, on la fait passer sur un cylindre métallique contre lequel appuie nu style en fer ou une, roulette métallique, et cela à l'aide d'un inutilement l'horlogerie. Si le cylindre, communique à l'un des pèles de la pile, et le style à l'autre, l'ensemble du cylindre et du si vie fait l'onction tic manipulateur et remplace la clef. Alors, dans le télégraphe de la station d'arrivée, les

décrit plus haut. Ces papiers, connue on le voit, sont analogues aux cartons de VaucAiison et de Jaequai t dans les métiers à tissée.

M. Siemens a disposé un système d'emporte-pieec. de ee genre, lequel permet de découper très-rapidement des points on des lignes sur une bande de papier, c'est-à-dire d'écrire très-vite une dépêche; ce système consiste en un appareil à trois touches, dans

points, alla troisième laisse les intervalles.

Un antre moyen d'écrire la dépérhe avant de l'envoyer transcrire par lo télégraphe de Morse, consiste, comme l'a l'ait .M. l'aul tlarnier, à disiHiser sur un cylindre et eu hélice de pctiles clavettes dont une partie est creuse et l'autre pleine, ijuand on vent compas-a' à l'avance la dépêche suc le cylindre, ou pousse avec une pelilo lige métallique les clavettes successives, de façon qu'il y ait à la suite l'une de l'autre, suivant le pas de l'hélice, des parties pleines et

dos parties vides, et cela en nombre correspondant aux points cl aux lignes de l'alphabet Morse; alors, on faisant tourner ce cylindre, devant un style métallique, il se manifeste liés rapidement une succession do courants ï-lcrtriquos plus lui moins prolonges, qui donnent lien an\ points et anx ligues il, m-, le télégraphe Mursé.

On peut encore combiner ee télégraphe avec le télégraphe électro-chimique, ainsi qu'on le verra plus loin, ou même faire tracer l;i dépêche avec une plume qui trempe ii chaque instant dans de l'encre; mais, pour les usages ordinaires, on a généralement employé un style marquant les signes sur le papier par repoussage.

Nous n'avons indiqué ces procédés que comme pouvant être utilisés, surtout dans le but de composer"» l'avance les dépêches que l'on veut trajismcilre, e! pour en transmettre nue pins grande quantité en un temps donné; mais jusqu'ici , dans la pratique courante, on s'en est tenu à la clef qui permet de taire rapidement les signant. Os signaux p;uaissent compliqués déprime abord ; mais, pour montrer qu'ils sont aussi familiers que les lettres 'le l'alphahel à cens (pii s'en servent continuellement , nous citerons ee fait, que les employés n'ont pas besoin d'c\ ami lier les bandes de papier sur lesquelles les s ; gnes sont marques pour lire la dépêche; ils entendent le bruit fait par le style contre le cylindre, et la différence du bruit produit quand on fait un point ou une ligue suflil pour leur permettre de traduire la dépêche et de l'écrire pendant que le télégraphe l'onrliomir. quand il est manœuvré à la main, bieticii-

Rdate. Le télégraphe de Morse ne fonctionne jamais sans relais, c'est-à-dire sans un appareil qui permet d'avoir une intensité stiflisauie pour faire fonctionner le télégraphe dans la station d'arrivée. L'importance des relais est tris-grande , non -seule nient pour lu

télégraphie , (nais encore pour l'horlogerie électrique et pour d'ailt: rs applications ; .aussi devons-nous entrer dans quelques détails louchant leur emploi.

Lorsque le courant d'une pile est transmis à une grande distance par un fil télégraphique, sou intensité est faible et ne serait pas Mi!ti-;ii;te pour taire fonctionner les appareils ; on se home alors à employer le courant il faire fonctionner un électro-aimant, et celui-ci fertile le circuit d'une batterie locale qui agit sur le télégraphe. Cet électro-aimant porte alors te nom de relais.

La ligure 228 représente un relais. Le circuit télégraphique est mis en relation avec le» extrémités a, b du til de le lectro -aimant ii,

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courant transmis d'une station h une autre. L'armature en for doux Cest attachée à un leiicr AU, mobile autour de l'axe D; l'c\l»;iiiiU: A se meut entre deux vis ;i et y', dont l'une est terminée par une pointe en ivoire, et l'autre //. entièrement métallique, communique avec un des pôles Q d'une pile lucide I"; l 'autre [Mu 1,1' roimuimique par l'intermédiare du ressort r an levier métallique AH. Lorsque le

n tint pas, 'l'extrémité A du levier AU s'appuie contre la j-n jîj 1 1 ■ - d'ivoire p par reflet du ressort r; mais, si iiu poste de départ on établit la conimunu'.iitiiai électrique, l'armalmc C du relais est attirée, A luiH'tie la pointe métallique, et, !.■ circuit de la pile locale 1' étant fermé, le télégraphe T de la station peut fonctionnel'. La vis H sert à tendre plus ou moins le ressort r pour régler le jeu du relais.

Il est évident alors que, si la pile P a une: puis/aiiec siiflKmte puni' faire fonctionner le télégraphe de Morse T, à chaque fuis qu'il y aura contact court ou prolongé dans le manipulateur de la station de départ, Il y aura «intact court un prolongé en p', et la même répétition dans T; ainsi le relais n'empêche pas les mêmes signaux de Morse de se reproduire dans T, et ne fait que de permettre à la pile locale d'agir pour les former.

On a modifié la forme des relais qui sont, comme on le voit, des appareils d'une très-grande importance, et qui sont destinés à agir sons l'action de très-faibles courants électriques. MM. Siemens el Halskc ont disposé l'armature mobileantourd'un axe vertical passant par la direction d'une des bobines, et de façon que les deux armatures en Ter qui s'attirent soient considérés comme des prolongements des barreaux eux-mêmes. La figure 229 indique cette disposition :

mobile. Le levier G est retenu cnntre un arrêt isolant K par un ressort en spirale H, dont la tension peu! fitre régltte par un écrou Les arrêts K et N sont placés sur une pièce métallique L, qui peut être mise en mouvement par l'écroii T, pour régler la distance entre les armatures E et F.'. L'étendue du mouvement du levier G, et par conséquent îles armatures li, E', peut êlre aussi réglée à l'aide An l'écron N. Lorsqu'un courant électrique traverse les bobines îles élcclro-amianls , les armatures ly. I-.'. se rapprochent l'une île l'autre, le IciiT ti s'applique ruulve l,i | ièiv métallique N, et le circnil local du récepteur est établi.

Le ressort est destine, dans les appareils dont on vient île parler, à rappeler le liras lin levier dans sa position première ipiand t'olectroaiinmi! à ngi l niais il est essentiel . pour que l'un puisse produire un grand nombre de mouvements dans un lenips donné, que ce ressort l'ouolionno rapiili'iicnt . M. ilipp a proposé: pour eela île placer, au lieu d'un ressort, deux ressorts opposés dont on modifie la tension, mais de fiiçon à ce que l'on en laisse prévaloir nu qui ramène le levier à sa première position. Ces deux rrisorls olnnt tendus Ions deux, quand l'appareil fonctionne, donnent lieu, suivant lui, a un

Quand on l'ail us'i^c d'anmiun'i's aimantées (voir pape 38:1), on peut se passer de ressort . et alors on produit sunvss» emen! l'attraction et la répulsion sur cette annature en utilisant le renversement du courant, connue l'a Tait M. Ghescucr. Cet appareil a l'avantage lie pouvoir l'aire produire deux lois plus de signes dans un

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temps donné que les aulres; car, dans le jeu de la clef, on peut utiliser le mouvement de haut en bas et celui de bas en haut qui donnent lieu l'un et l'autre a la fermeture du circuit , mais en produisant un courant inverse, d'après le principe même sur lequel l'appareil est construit.

Translateur. D'après ce que Von vient de voir, l'avantage des relais consiste en ce que l'on peut envoyer une dépêche d'une station à une autre assez éloignée, si l'on a soin d'avoir, Ji celte seconde station, une pile assez forte pour mettre en action l'appareil sous l'action du relai. Mais, si la ligne télégraphique vnde A à Z, par exemple, et passe par des stations intermédiaires II, C, D, etc..., il peut êtreimportant de pouvoir parier directement de A a D ou de A à Z, sans qu'il soit besoin que les employés dans chaque station B C, D, etc., répètent la dépêche primitive. D'un'autrc côté, si l'on veut parler de Aâ Z, les deux localités êtiml .'i plusieurs centaines de lieues de distance, une même pile ne peut fournir un courant d'une tension suffisante pour vaincre une telle résistance, et on est obligé, dans ce cas, d'avoir recours a d'autres procédés.

M. Steinheil a imaginé un appareil qu'il a nommé translateur, lequel est une addition au télégraphe de Morse, et qui permet de résoudre la question de la transmission d'une station à une autre à travers les posles intermédiaires, et de façon que la dépêche soit même inscrite simultanément dans chaque poste, si on le désire. La condition à remplir consiste il disposer l'appareil de telle sorte que le courant électrique, venant de la station de départ A au relais de la station B, nielle en action une pile locale qui fait fonctionner le télégraphe de H ; mais, en même temps que le télégraphe de B trace la dépêche, il agit comme clef, fait fonction de l'employé stationnaire, cl transmet un courant émané d'une seconde pile locale au relais de C , et ainsi de suite. De celte manière, la dépêche se transmet simultanément dans tous les postes, et se trouve partout inscrilc.

La figure 230 représente le télégraphe do Morse faisant fonction de translateur et placé dans les postes intermédiaires. Dans le lieu où il est placé, on emploie deux 1 piles locales : l'une, qui est composée d'un petit nombre d'éléntenls, a une intensité capable de faire marcher le télégraphe écrivant; elle est mise en fonction par le relais de ce poste et fait agir l' électro-aimant M ; l'autre a un nombre d'éléuit'Uls suffisant pour que le courant puisse franchir la distance

de ce lieu au lieu suivant; son circuit est fermé par la partie S',

et le courant qui se produit va agir dans le relais du poste plus

T. Ht. 10

IPPUCiTlOSS M YEUSES

éloigné, en même temps qu'ici In dépêche se trace en S". Voici, du rt'sU 1 , k'3 purlies diverses dont se compose l'appareil :

M est l'électro-aimant du télégraphe à écrire de Morse; HH, le levier avec le style S";R', R", les cylindres qui font mouvoir, en la pressant, la bande de papier sur laquelle se trace la dépêche; F est le ressort de rappel; S', une vis de pression servant a établir un contact avec le levier HH et à fermer un circuit voltaîque ; cette même vis est isolée de tontes les parties de l'appareil a l'aide d'un anneau d'ivoire, et ne communique qu'avec la vis de pression 2, à l'aide d'un fil métallique. Le même effet a lien avec In vis S , contre laquelle s'appuie, à l'étal de repos, le levier transversal qui tient nu ressort F, ut qui luit corps avec l'armature HH. Cette vis S est ■en contact avec la vis de pression 1 , et en même avec le levier HH, si l'appareil est en repos ; ce dernier levier est, du reste, en contact («rmanent avec tout le reste de l'appareil télégraphique.

Il est évident , d'après cette description , que lorsque la première pile locale, qui fait fonctionner l'électro- aimant M, agira sur le levier H, le contact qui aura lieu en S' fera fermer le circuit de la deuxième pile locale, et pourra envoyer le courant à la station suivante par le fil2; mais aussitôt que l'effet cessera, si le fil 1 communique au sol, le contact sera rétabli en S avec le sol ou avec le fil de fa ligne télégraphique.

Il est nécessaire que l'on puisse à volonté faire passer la dépêche à travers les postes intermédiaires en y traçant cette dépêche, ou bien sans y laisser de trace. Pour atteindre ce but, d'après nn premier signe, l'employé, a !■ première station , indique l'endroit pour lequel la dépêche est destinée, et alors les employés des stations intermédiaires, a l'aide d'un traiismutatenr ou commutateur indiqué ci-après, disposent les circuits de façon à ce que le relais fonctionne, et que le courant de la pile locale traverse la station

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sans faire agir le télégraphe. Cet appareil , du à M. Nottebohm, est représenté fig. 231 . 11 se compose d'un support isolant eu bois, sur Fis. ni. lequel des plaques métalliques conductri-

ces u , D, S, sont isolées les unes des autres. Des fiches en cuivre se placent en u, en S ou en D, et alors le courant électrique prend le chemin 11D ou uS. Celle plaque en bois est fixée sur la table il cité du. télégraphe, et, en multipliant les conducteurs, on peut faice prendre plusieurs directions nu cou-

lant électrique. L'emploi des fiches de cuivre entre des plaques de même métal facilite beaucoup la manœuvre des télégraphes.

Nous avons dit que le translateur permettait de transmettre une dépêche d'une tocaJHéà une autre, qnel que soit leur éloignement; mais ou peut également la (aire revenir sur ses pas pour faire fonctionner un télégraphe placé il côté de la personne qui fait agir la première clef. Un peut de cette manière vérifier immédiatement si l'envoi de la dépêche est fait dans les conditions nécessaires.

Télégraphe portatif. M, Hipp a disposé un télégraphe de Moue portatif avec une petite pile à courant constant destiné pour les usages militaires. Comme le principe de cet appareil est le même que celui dont il a élé queslion plus haut, et qu'il n'y a de différence que dans l'arrangement des différentes parties, nous ne fe-

Avtre télégraphe enregistreur. Le télégraphe de Morse, plus ou moins modifié , ainsi que son relais, est, comme nous l'avons déjà dit, un appareil qui a un grand avenir. On a cherché à le modifier, et on a construit des instruments qui conduisent au même but ' que lui; parmi ceux-ci nous citerons les télégraphes de MM. Froment, Dujardin, etc.

Quoique le télégraphe de Morse soit plus simple qu'aucun des autres appareils proposés et qu'il leur ait été préféré, nous parlerons cependant iiu trié graphe de M. Froment, qui n'en diffère >!.s5cn licitement qu'eu ce que l'électro-aimant agit sur une armature tournant autour d'un axe vertical, et que les signes tracés par le crayon ou le style présentent des traits horizontaux et parallèles a la direction du mouvement de l'armature. La dépêche se trouve .écrite en signes au moyen d'un crayon qui se taille en écrivant, parce qu'il tourne sur lui-même en même tempe qu'il eiécule son mouvement de va et vient; le crayon est mil d'une manière directe

APPLICATIONS DIVERSES

et sans intermédiaire par l'armature <te (électro-aimant, et peut exécuter jusqu'à trois ou quatre mille vibi;itii.'tis Amples ]. i.li- minute. Aiusï la truN-mission des dépêches avec c.- télégraphe est Ircspromptc.

Dans le récepteur de ce li'-li'prnplip, le contact ab , mobile autour

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