CHAPITRE IV
L'électro-magnélisme a clé applique à la construction d'appareils très-divers dont nous allons décrire quelques-uns, afin de montrer combien sont nombreuses les circonstances dans lesquelles on peut invoquer son emploi.
Itégvl'ileursdc lumière électrique. On a vu dans le livre IV, tome II, quels sont les effets lumineux que l'on obtient lorsqu'on termine les deux pûles d'une forte pile par deux cimes de charbon de cornue bien recuit dent un vieiil ;i l'aire toucher les deux poinles. L'arc vollaïque que l'on forme entre eux a une intensité lumineuse excessivement vive, que l'on a cherché a utiliser dans l'éclairage public ou dans les expériences d'optique. Quand l'expérience a lieu dans le vide, les deux charbim.- étant maintenus k la même place, le transport du charbon qui a lieu du pôle + au pôle — finit par faire rompre l'arc. Dans l'air cette rupture arrive plus promptement, car, en outre du transport, on a a considérer la combustion des charbons; dans ce cas, la longueur du charbon positif diminue plus rapidement que celle du charbon négatif, et à peu près dans le rapportdeSàl.
Pour pouvoir utiliser In lumière de l'are voltaique, il est nécessaire que l'on ait un moyen de rapprocher les deux cônes de charbon l'un de l'autre, de façon que la distance de leurs extrémités soit constante, on du moins de sorte que l'arc puisse subsister pendant un certain temps sans toucher à l'instrument. Plusieurs personnes, en Angleterre et en France, se sont servies du courant luimême pour régulariser la marche des charbons polaires; parmi les appareils qui ont été construits, nous citerons ceux de H.J.Dubosc et de M. Delenil; nous choisirons, pour le décrire, le régulateur de
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tanière électrique de M. J. Dubosc, lequel est simple, d'un maniement facile, et le meilleur rte ceux que l'on ait proposés jusqu'ici.
L'appareil est représenté fig. 239 r à sa hase se trouve un électro -aimant autour duquel circule le courant qui doit produire l'arc vollaïque; cet électro -nimant petit attirer un contact en fer doux K, auquel est attaché un levier coudé PL, pivotant sur un axe horizontal poussé vers le liant par un ressort et appuyé contre un levier plus court destiné à arrêter une roue dentée ; cette dernière porte un modérateur et une vis sans fin V, a laquelle le mouvement peut être donné par une seconde roue r', dont le pignon est en rap|Kirt avec la grande roue dentée V qui renferme le ressort moteur do l'appareil.
La grande roue dentée P' porte deux gorges de diamètre différent, dont nous indiquerons plus loin l'usage, et sur lesquelles s'enroulent deux chaînes h, h', qui , après avoir passé sur les poulies de renvoi pp'p"p"\ vont s'attacher en K et en E' à des tubes en cuivre sur le prolongement desquels s'adaptent en C et G' les deux charbons conducteurs. Un petit levier mobile ù la main sort u arrêter à volonté le mouvement de l'appareil. Tout cet ensemble de pièces est enfermé dans une boite métallique, dont la partie supérieure peut être enlevée pour mettre à découvert les pièces du mouvement intérieur.
Voici maintenant quelle est la marche du courant dans le régulateur lorsque les charbons sont en contact, ou quand l'arc lumineux n'est pas irrterompu :
Supposons que le pôle positif de la pile suit en communicationavec la pince 11, elle pôle négatif avec la pince H'. Le courant, qui entre en H, descend par le fil isolé à l'aide d'un anneau en ivoire; il parcourt toute la longueur du fil do la bobine, et finit par délwucher dans la plaque eu fer F, qui constitue le pùle de l'éloclroaimant. Le tube T, qui ]>orte le charbon C, touche constamment à cette plaque, et continue de cette manière à servir de conducteur au courant , qui . parvenu au point oit les deux charbons se louchent , passe de l'un'à l'autre, traverse le charbon C, monte le long de son.