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qu'il n’est pas complètement entouré par le récepteur A. Soit A =- a cetle capacité.
Alors, si U est le potentiel de P, et V celui de À, la charge de P est (A+a)C — AV.
Mettons P en contact avec le ressort a, pendant qu'il est au milieu de A; le potentiel de P sera V comme celui de A, sa charge sera donc «a V.
Si maintenant P quitte le ressort a, il emporte la charge a V. Quand P quitte À, son potentiel diminue, et diminue encore davantage lorsque le véhicule est soumis à l'influence de l'inducteur C’ chargé négativement.
Si, quand P entre dans C, le coefficient d’induction sur C'est — €, el sa capacité CG’ :- c”, et si U est le potentiel de P, la charge de P est
(C'—+—c')Ü--C'V'- av,
en ce point le potentiel de L se réduit à zéro.
Supposons qu'en ce point P entre en contact avec le ressort c’ qui est relié à la terre. Puisque le potentiel de P est égal à celui du ressort, 1] n°y aura pas d’étincelle au moment du contact.
Ce conducteur C’ qui permet de mettre le véhicule à la terre, sans qu'il y ait d'étincelle, correspond à la disposition appelée régénérateur dans les machines thermiques. Nous l’appellerons donc un résénéraleur.
Supposons que P continue de se mouvoir et reste en contact avec le ressort e”, jusqu'à ce qu'il arrive au milieu de l'inducteur B, dont le potentiel est V. Si — B est le coefficient d’induction entre P et B en ce point, comme d'ailleurs U -: : 0, la charge de P est — BV.
Quand P quitte le ressort de terre, il emporte cette charge avec lui. Pendant qu'il marche de l'inducteur positif B vers le récepteur néæatif À’, son potentiel est négatif el va croissant, et, s’il gardait la charge, son potentiel serait au milieu de A’
A'V'+ BV __ A'+a'
et si BV est plus grand que a’ V', sa valeur numérique sera plus grande que celle de V’. Donc il existe, avant le milieu de A’, un point où P a le potentiel — V’. En ce point, mettons-le en contact avec le ressort a’ du récepteur négalif. n° aura pas d'étincelle, puisque les deux corps sont au même potentiel. Faisons mouvoir P jusqu'au milieu de A’, toujours en contact avec le ressort a’, et, par suite, toujours au même potentiel que A’: durant ce mouvement, P donne à A’ une charge né- “ative. Vu milieu de À”, il quitte le ressort el emporte une charge — a'V' vers le régénérateur positif C, où il touche le contact de terre e, et où son potentiel se réduit à zéro. Puis il glisse le long de ce ressort jusque dans l'inducteur négatif B', prend pendant ce mouxement une charge négative B'V", qu'il finit par céder au récepteur po- SF À; et le cycle des opérations recommence.
Pendant ce cvcle, le récepteur positif perd une charge a V et gagne une charge B'V". Donc l'accroissement total d'électricité positive est B'V'— a.
De mème l'accroissement total d'électricité négative est
BV— a V..
Si l'on donne aux inducteurs une forme telle qu'ils soient aussi près
de la surface du véhicule que le permet la condition de maintenir les pièces isolées, on rend B et B’ grands; et si l’on fait les récepteurs de façon qu'ils entourent presque entièrement le véhicule quand il est dans ces pièces, a et a’ deviennent très petits, et la charge des deux bouteilles de Leyde augmente à chaque tour.
Les conditions que doivent remplir les régénérateurs sont
C'V'=av et CV- a'V
el, puisque a et a’ sont très pelits, les régénérateurs n'ont pas besoin d’être très grands ou très voisins des véhicules.
Des électromètres et des électroscopes.
214. Un électromètre est un instrument au moyen duquel on peut mesurer des charges ou des potentiels électriques. On appelle é{ectroscopes les instruments qui peuvent révéler l'existence de charges électriques ou de différences de potentiel, mais qui ne sont pas susceptibles de fournir des mesures numériques.
Un électroscope suffisamment sensible peut servir dans les mesures électriques, pourvu que nous puissions réduire la mesure à constater l'absence d'une charge. Par exemple, si nous avons deux corps électrisés À et B, nous pouvons employer la méthode décrite au Chapitre I ; pour déterminer quel est celui des deux corps qui a la plus forte charge, mettons le corps À sur un support isolant, et placons-le ainsi dans un vase clos et isolé C. Mettons C à la terre, puis isolons-le de nouveau : il n’y aura plus de charge extérieure sur CG. Enlevons maintenant À, et mettons B à l'intérieur de C, puis observons avec l’électroscope l'état électrique de C. Si la charge de B est égale à celle de À ,iln'y a pas d'électrisation;, mais, si elle est plus grande ou plus petite, il Y aura une charge de mème espèce que la charge de B, ou d'espèce contraire.
Ces sortes de méthodes, où ce que l’on doit observer, c'est la nonexistence de quelque phénomène, sont appelées méthodes de réduction à séro. Elles n'exigent qu'un instrument susceptible de révéler l'existence du phénomène.
Dans une autre classe d'instruments destinés à enregistrer les phénomènes, on peut se fier à l'instrument pour donner toujours la même indication, quand la quantité à enregistrer prend la même valeur; mais les lectures faites sur l'échelle de l'instrument ne sont point proportionnelles aux valeurs de la quantité, et la relation entre ces lectures et les valeurs correspondantes de la quantité est inconnue :