‹ Traité d'electricite et de magnétismeChapitre 174 sur 263 · THÉORIE DU PLAN D'ÉPREUVE · texte numérisé non relu

THÉORIE DU PLAN D'ÉPREUVE

Troisième méthode. — Si, par un procédé quelconque, on peut faire qu'une série de petits corps se détachent successivement du bout de Félectrode, le potentiel de l'électrode tendra vers celui de Pair qui l'environne. C'est ce que l'on peut réaliser en faisant écouler goutte à soutte, d’un entonnoir ou d'un tuyau relié à électrode, de la grenaille de plomb, des limailles métalliques, du sable ou de Peau. Le point dont on mesure le potentiel est celui où la veine liquide cesse d'être continue et se brise en gouttes séparées.

Une autre méthode commode consiste à attacher à l'électrode une allumette brûlant lentement. Le potentiel devient très vite égal à celui de l'air à Fextrémité de la flamme de l'allumette. 11 suffit même d'une pointe métallique aiguë pour produire une décharge par le moyen des molécules d'air, tant que la différence des potentiels est considérable; mais, si l'on veut réduire cette différence à zéro, il faut recourir à l'une des méthodes précédentes.

Si l’on veut seulement connaître le signe de la différence des potentiels en deux points, et non sa valeur numérique, on peut produire, en un des points, un écoulement de gouttes ou de limailles à travers un entonnoir communiquant à l’autre point : on recueille ces gouttes où limailles dans un vase isolé. Chaque goutte. en tombant, se charge d’une certaine quantité d'électricité, dont elle se décharge complètement dans le vase. Les charges s'accumulent donc constamment dans le vase, et, après qu'un nombre suffisant de gouttes sont tombées, on peut examiner la charge du vase par les méthodes mèmes les plus urossières. Le signe de la charge est positif, si le potentiel de l'entonnoir est positif par rapport à celui de l'air qui l'entoure.

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