ACTION ÉLECTRIQUE DU COURANT
VIl et VIIT des £rperimental Researches de Faraday; et, pour les exceptions apparentes à cette règle, voir la Chemical Physics de Miller, et le Galsanismus de Wiedemann.
937. On appelle électrolytes les substances qui subissent cette sorte de décomposition. L'opération elle-même s'appelle électrolyse. Les endroits où le courant pénètre dans l'électrolyte et en sort sont appelés les électrodes. De ces électrodes, celle par où entre le courant, est appelée anode, et celle par où 1l quitte l’électrolyÿte est appelée cathode. Les composants en lesquels se résout l’électrolyte sont appelés ions; celui d’entre eux qui paraît à l’anode porte le nom d'anion, et celui qui paraît à lamthode, de cation.
De ces termes, qui ont été, je crois, inventés par Faraday avec l'aide du D' Whevwell, les trois premiers, électrodes, électrolyse et électrolyte, ont été généralement adoptés, et l’on appelle conduction électrolytique ce mode de conduction du courant dans lequel se produisent cette sorte de décomposition et ce transport des éléments composants.
Si l'on met un électrolyte homogène dans un tube de section variable, et si l’on met les électrodes au bout de ce tube, on trouve que, quand le courant passe, l’anion paraît à l’anode, le cation à la cathode, les quantités de ces ions étant équivalentes entre elles, et équivalentes ensemble à une certaine quantité d’électrolytes. Dans les autres paruies du tube, que la section y soit grande ou petite, constante ou variable, la composition de l'électrolyte reste invariable. Donc, la quanlité de matière qui subit l'électrolyse dans chaque section du tube est la même. Si la section est petite, l'action doit donc être plus intense que si la section est grande; mais la quantité totale de chaque ion qui traverse dans un temps donné une section complète de l'électrolyte est la même pour toutes les sections.
L'intensité d'un courant peut donc se mesurer par la quantité de matière qui est électrolysée dans un temps donné. On appelle voltamètre un instrument qui permet de mesurer aisément la quantité de ces produits d'électrolyse.
L'intensité du courant, ainsi mesurée, est la mesure en tous les points du circuit, et la quantité totale de produits électrolvtiques qui se trouvent dans un voltamètre au bout d’un temps donné est proportionnelle à [a quantité d'électricité qui traverse une section pendant le mème temps.
238. Si nous introduisons un voltamètre en un point du circuit
Pr Een
d’une pile voltaïque et si nous coupons le circuit en un autre point, nous pouvons supposer que l'on procède à la mesure du courant de la facon suivante. Soient A et B les extrémités du circuit rompu, A l'anode et B la cathode. Prenons une boule isolée, et faisons-lui toucher alternativement A et B : à chaque voyage, elle portera de A sur B une certaine quantité mesurable d'électricité. Cette quantité peut se mesurer à l’électromètre ou se calculer en multipliant la force électromotrice du circuit par la capacité électrostatique de la boule. De l'électricité est ainsi transportée de A vers B, sur la boule isolée, par une opéralion que l'on peut appeler convection. En même temps, l'électrolyse se produit dans le voltamètre et dans chacun des éléments de la pile, et la quantité de matière électrolysée dans chaque élément peut être comparée à la quantité d'électricité transportée par la boule. La quantité d’une substance qui est électrolysée par une unité d'électricité est appelée Féquivalent électrochimique de la substance.
Cette expérience serait extrêmement ennuyeuse et difficile, si on la menait de cette façon avec une boule de grandeur ordinaire et une pile comme celles dont on peut disposer; car il faudrait faire un nombre énorme de voyages pour décomposer une quantité appréciable d'électrolyte. On ne doit donc considérer cette expérience que comme un simple procédé d'exposition bien différent de la manière dont il faut en réalité conduire les déterminations d’équivalents électrochimiques. Mais on peut voir dans cette expérience comme une image du mécanisme même de l'électrolvse; car, si nous regardons la conduclion électrolytique comme une sorte de convection, dans laquelle un équivalent d'anion marche vers l'anode avec une charge négative, landis qu'un équivalent de cation marche vers la cathode avec une charge posilive, nous nous ferons du mécanisme de l'électrolyse une idée qui, à ma connaissance, n’est en désaccord avec aucun fait connu; toutefois, nous ne savons rien de la nature de l'électricité et des composés chimiques. et, par suite, ce peut ètre encore une représentation bien imparfaite de ce qui se passe en réalité.
Action magnétique du courant.
239. OErstedt a découvert qu'un aimant placé dans le voisinage d'un courant électrique rectiligne tend à se placer perpendiculairement au plan qui passe par l'aimant et le courant (voër n° #75).
Si un homme se placait dans la direction du courant, de facon que le courant qui va du cuivre au zine par les fils le traversät de la tête