CHAPITRE X
325. Nous avons vu qu'une force électromotrice agissant sur un milieu diélectrique y détermine ce que nous avons appelé un état de polarisation électrique. Nous nous sommes représenté cet état comme consistant en un déplacement électrique s'effectuant à travers le milieu dans une direction qui, pour les milieux isotropes, est la mème que celle de la force électromotrice, et en une charge superficielle de chacun des éléments en lesquels on peut supposer le délectrique partagé, charge qui est négative du côté vers lequel agit la force, et posiüve du côté d’où agit cette force.
Si la force électromotrice agit sur un milieu conducteur, elle produit aussi ce qu'on appelle un courant électrique.
Or les milieux diélectriques, sauf de bien rares exceptions, si tant est qu'il y en ait, sont aussi des conducteurs plus ou moins imparfaits, et bien des milieux qui ne sont pas de bons isolants donnent lieu aux phénomènes de l'induction diélectrique. Nous sommes donc conduits à étudier l'état d’un milieu où se produisent à la fois l'induction et la conduction.
Pour plus de simplicité, nous supposerons le milieu isotrope en chaque point, mais sans qu'il soit nécessairement homogène en ses différents points. Alors l'équation de Poisson devient, d'après le S 83,
1) D ) . OV) 2) 0 an) (Ri)e (RU) cire, où K est le pouvoir inducteur spécifique.
L'équation de continuité des courants électriques devient D /1 OV D [roi dd fr oN le) G) or \r ae) ete ( )T x où rest la résistance spécifique rapportée à l’unité de volume.
Si K ou r sont discontinus, ces équations doivent être transformées en celles qui correspondent aux surfaces de discontinuité.
Dans un milieu entièrement homogène, K et r sont des constan tes,