DE LA RÉSISTANCE ÉLECTRIQUE DES ÉLECTROLYTES
colonne de 1" de long pesant 18", et r est la résistance en centimètres par seconde d’un centimètre cube, d’après les expériences de Matthiessen (1).
Accrolssement de resistance Densité. R. r. pour 1°C. 4 20°C.
Argent.......... 10,50 étiré 0,1689 1609 0,377 Cuivre.......... 8,95 étiré 0,1469 16j2 0,388 Or.............. 19,27 étiré 0,4150 2154 0,365 Plomb. ......... 11,391 comprimé 2,257 19847 0,387 Mercure......... 13,595 liquide 13,071 96146 o,072 Or 2, Argent 1... 15,218 étiré ou recuit 1,668 10988 0,065 Sélénium à r00°C. cristallisé 6 xX10!3 1,00
De la résistance électrique des électrolytes.
363. On rencontre dans la mesure de la résistance électrique des électrolytes des difficultés dues à la polarisation des électrodes : il arrive que la différence de potentiels que l’on observe entre les électrodes métalliques est plus petite que la force électromotrice qui produit réellement le courant.
11 y a divers moyens de surmonter cette difficulté. Dans certains cas, on peut éliminer la polarisation en employant des électrodes faites d'une substance convenable, du zinc, par exemple, dans une solution de sulfate de zinc. Si l'on donne aux électrodes une surface considérable relativement à la section de la partie de l’électrolyte dont on doit mesurer la résistance, et si l'on n’emploie que des courants de courte durée ayant des directions alternées, on pourra faire les mesures avant que le passage du courant ait donné à la polarisation une intensité considérable.
‘nfin, si l’on fait successivement deux expériences, dans l’une desquelles le courant a à parcourir dans l'électrolyte un chemin bien plus long, que dans l’autre, et, si l’on règle la force électromotrice de façon que l'intensité effective et la durée du passage du courant soient à peu près les mêmes dans les deux cas, on peut éliminer entièrement l'effet de la polarisation.
36%. Dans les expériences du D° Paalzow (?), les électrodes avaient la forme de grands disques, placés dans des vases plats, séparés, renfermant l’électrolyte, entre lesquels la communication était établie
(') Phil. Mag., mai 1865.
(?) Monatsbericht, Berlin, juillet 1868.
par le moyen d’un long siphon rempli de l’électrolyte et plongeant dans les deux vases. On employait deux de ces siphons de longueurs différentes.
R, et R, étant les résistances observées pour l'électrolyte dans ces siphons, les siphons étaient remplis de mercure et l'on trouvait alors R' et R, pour leurs résistances.
Alors on trouverait le rapport de la résistance de l’électrolyte à la résistance d’une masse de même forme de mercure à o°C. par la formule
__R;—R; — RER, Pour déduire des valeurs de p la résistance d'une longueur de o"“,o1 ayant une section de 11, nous devons multiplier par la valeur de r
pour le mercure à o°C. (voir $ 361).
Voici les résultats donnés par Paalzow :
Mélanges d'acide sulfurique et d’eau.
Résistance comparée
au mercure.
SO*H2................... 15°C. 96950 SO*H? + 14H20........ 19°C. 14157 SO'H? + 13H20........ 22°C. 13310 SO:H? + 499H20........ 22°C. 184773 Sulfate de zinc et eau.
SOtZn +— 23H20........ 23°C. 191400 SO*Zn + 24H20........ 23°C. 191000 SO*Zn + 105H20........ 23°C. 354000 Sulfate de cuivre et eau.
SO*Cu + 45H20........ 22°C. 202410 SO*Cu — 105H20........ 22°C. 339341 Sulfate de magnésium et eau.
SO*Ms+ 3,H20........ 22°C. 199180 SO* Mg + 107H10........ 22° C. 32600 Acide chlorhydrique et eau.
HCI+ 15H20........ 23°C. 13626 HCI + 5001120........ 23°C. 866;9
365. MM. F. Kohlrausch et W.-A. Nippoldt (‘) ont déterminé la
(') Pogg. Ann., vol. CXXXVIII, p. 286, octobre 1869.