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DE LA RÉSISTANCE ÉLECTRIQUE DES MÉTAUX

æ, 8 et y sont des constantes. Ainsi, pour

Platine..... r = 0,039369T ? + 0,00216407T — 0,2413.

Cuivre..... r—0,026577T?+0,0031443 T —0,22751.

Fer........ r—0,072545T?—0,0038133 T — 1,23971.

Grâce à des données de ce genre, on peut déterminer la température d’un four en observant la résistance d’un fil de platine placé dans ce four.

Le D° Matthiessen a reconnu que deux métaux étant combinés pour former un alliage, la résistance de l’alliage est, dans la plupart des cas, supérieure à la résistance que l'on pourrait calculer d’après la résistance des métaux composants et leur proportion. Dans le cas des alliages d’or et d'argent, la résistance de l’alliage est plus grande que celle de l'or ou de l'argent pur, et, quand les proportions des deux métaux sont comprises dans certaines limites, la résistance varie très peu pour de légères variations dans les proportions. Pour cette raïson, le D' Matthiessen recommande, comme substance très convenable pour reproduire l'unité de résistance, un alliage de deux parties en poids d’or pour une partie d'argent.

En général, les changements de température ont moins d'effet sur la résistance électrique des alliages que sur celle des métaux.

Aussi fait-on les bobines de résistance ordinaires en argent allemand, qui présente une grande résistance variant peu avec la température.

On emploie aussi pour les bobines étalons un alliage de platine et d'argent.

361. La résistance électrique de certains métaux change par le recuit, et, à moins qu'un fil n'ait été soumis à des épreuves répétées, dans lesquelles il a été porté à de hautes températures sans éprouver de changement permanent de résistance, on ne peut le considérer avec certitude comme un étalon de résistance. La résistance de certains fils change avec le temps, sans même qu'ils soient soumis à des variations de température. Îl est donc important de déterminer la résistance spécifique du mercure, métal qui, étant fluide, a toujours la même structure moléculaire, et qui est facile à purifier par distillation et traitement à l’acide nitrique. Un grand soin a été apporté à la détermination de la résistance de ce métal par W. et C.-F. Siemens qui l’a proposé pour servir d'étalon. Ces recherches ont été complétées par celles de Matthiessen et Ffockin.

La résistance spécifique du mercure se déduit de la manière suivante de la résistance mesurée d’un tube de longueur / contenant un poids & de mercure.

Aucun tube de verre ne présente un diamètre égal dans toute sa longueur; mais, si l’on introduit dans le tube une petite quantité de mercure qui y occupe une longueur À, dont le milieu est à une distance x d'un des bouts du tube, l'aire de la section aux environs de

e C NS Li ce point sera $s — 7 où C est une certaine constante.

Le poids du mercure qui remplit tout le tube est

w = p sdr—pCs(;) ,

n étant le nombre des points équidistants pris sur la longueur du tube pour lesquels on a mesuré À, et p est la masse de l’unité de volume.

La résistance du tube tout entier est

r r l = — = — À) —; R J: dx C (A) n r étant la résistance spécifique par unité de volume; d'où LE

œR — reeOE(; ) 53

ce qui donne la résistance spécifique de l'unité de volume.

Pour trouver la résistance de l'unité de longueur et de l'unité de masse, nous devons multiplier par la densité.

Des expériences de Matthiessen et I[ockin, il résulte que la résistance d’une colonne de mercure uniforme, d’une longueur de 1m et du poids de 18", est à o°C. de 13,071 ohms; d’où il suit que, sile poids spécifique du mercure est 13,595, la résistance d’une colonne de 1" de long et de 1% de section est 0,96146 ohms (!).

362. Dans la Table suivante, R est la résistance en ohms à o°C. d'une

(') Provisoirement, la valeur de l’ohm légal a été fixée à 1",06 d’une colonne de mercure de 1""1 de section, ce qui donne, pour la valeur légale de la résistance d'une colonne de mercure de 1°, 0,9422 ohms. [P.]

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