PHÉNOMÈNES ÉLECTRIQUES DE LA TOURMALINE
bord du papier, celui-ci se déchire et la déchirure, commençant à l'entaille, s'infléchit en suivant les points faibles du papier. C'est ainsi que l'étincelle électrique commence au premier point où la tension électrique triomphe de la résistance du milieu isolant, puis s'avance suivant un chemin irrégulier en apparence, qui, en fait, comprend les autres points faibles, tels que les grains de poussière flottant dans l'air.
Tous ces phénomènes diffèrent considérablement dans les divers gaz, et dans un même gaz à différentes densités. Quelques formes de décharge dans des gaz raréfiés sont tout à fait remarquables. Dans certains cas, il ÿ a des alternances régulières de stries noires et lumineuses; ainsi, par exemple, lorsque de l'électricité passe le long d'un tube contenant très peu de gaz, on voit disposée, suivant l'axe du tube, à des intervalles à peu près égaux, une série de disques lumineux séparés par des stries obscures. Si l'on augmente la force du courant, il se produit un nouveau disque; et celui-là et les anciens se disposent en un ordre plus serré. Dans un tube décrit par M. Gassiott (!), la lumière de chaque disque est bleuâtre du côté négatif, rougeâtre du côté positif, et d'un rouge vif dans la partie centrale.
Ces phénomènes, et bien d'autres encore relatifs à la décharge électrique, sont extrêmement importants : lorsqu'ils seront mieux compris, ils jetteront sans doute une vive lumière sur la nature de l'électricité, ainsi que sur la nature des gaz et du milieu qui remplit l'espace. Mais, pour l'instant, il faut les regarder comme étant en dehors du domaine de la théorie mathématique de l'électricité.
Phénomènes électriques de la tourmaline.
98. Certains cristaux de tourmaline et d'autres minéraux possèdent ce que l'on appelle la polarité électrique. Supposons un cristal de tourmaline à une température uniforme, et paraissant libre de toute électricité à sa surface. Élevons maintenant la température, en laissant le cristal isolé. Nous trouvons qu'un des bouts du cristal prend une électrisation positive, et l’autre une électrisation négative. Enlevons de sa surface cette électrisation apparente au moyen d'une flamme ou de quelque autre manière : si l'on chaufle le cristal encore davantage, il apparaît une électrisation de même nature que la précédente; si on le refroidit, le côté qui était positif quand on échauffait le cristal devient négalif.
Ces électrisations s'observent aux extrémités de F'axe cristallogra-
t‘) Zntellectual Observer. mars 1866.
Tr. d'Élect. et de Magn.. 1.
— “iilEt TRIQUES.
- zu boul par une gyrzmil “iüidle il trois faces. OT ten
ir du six faces qui devient jr-
:i- parte de ce cristal et de tout
22 electrique définie, dent lin-
ten passe Ja surface dans nine
ee cts juste assez pour neutraliser se Tits te fa polarite interne. \lors< le Aitieure, ni de tendance à chanis
-- Le chauffe où Si onle retroidit.
-cule du cristal est altérée et ne :isatlon superficielle : il à donc