DE LA SECONDE ÉDITION
Lorsqu'on me demanda de relire les épreuves de l'£lectricity and Magnetism, l'impression était déjà parvenue au IX° Chapitre, dont la majeure partie avait été revue par l’Auteur.
Ceux qui sont familiers avec la première édition verront, en la comparant à celle-ci, l'étendue des changements que le professeur Maxwell se proposait d'introduire dans le fonds et dans l'exposé du sujet ; ils comprendront combien cette édition a perdu par la mort prématurée de l’Auteur. Les neuf premiers Chapitres ont été dans certains cas entièrement refondus, de nombreuses additions ont été faites, et le texte primitif a été remanié et simplifié.
A partir du IX° Chapitre, la présente édition n’est guère plus qu'une réimpression. Les seules libertés que j'aie prises ont été de rétablir, par place, un intermédiaire dans Île raisonnement mathématique, quand cela me paraissait avantageux pour le lecteur; j'ai aussi ajouté au bas des pages quelques notes sur les points qui, d’après ma propre expérience ou celle de mes élèves, semblaient demander quelques compléments d'explications. Ces Notes sont mises entre crochets.
Il y avait, à ma connaissance, deux points dont le professeur se proposait de modifier profondément l'exposé : la théorie mathématique de la conduction de l'électricité dans un réseau de conducteurs, et la détermination des coefficients d’induction dans les bobines de fil. Mais les notes du professeur ne m'ont pas permis
d'ajouter au texte de la première édition rien d'important sur ce
xx PRÉFACE DE LA SECONDE ÉDITION.
sujet, sauf une Table numérique reproduite au $ 706 du second Volume. Cette Table sera très utile pour le calcul des coeflicients d’induction dans les bobines circulaires.
Dans un Ouvrage aussi original, contenant tant de détails sur des résultats nouveaux, 1l était impossible qu'il n’y cût pas quelques erreurs dans la première édition. On trouvera, je l’espère, que la plupart de ces erreurs ont été corrigées dans la présente édition. J'ai d'autant plus lieu de l’espérer que, pour revoir une partie des épreuves, j'ai eu l'assistance de plusieurs de mes amis connaissant bien l'Ouvrage, parmi lesquels je dois citer tout particulièrement mon frère le professeur Charles Niven, et M. J.-J. Thomson, agrégé du Collège de la Trinité, à Cambridge.
W.-D. Niven.
Trinity College, Cambridge, 1° octobre 1881.