‹ Traité d'électricité et de magnétisme. Leurs applications aux sciences physiques, aux arts et à l'industrieChapitre 10 sur 58 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Machines électriques.

Machines électriques. Lorsqu'on veut étudier les effets divers produits par réIecMcité statique, il est nécessaire de pouvoir en développer un excès assez considérable ; on a âlôts récours aux machines électriques qui dégagent de l'électricité au moyen du frottement. La forme généralement adoptée aujourd'hui est celle qui a été proposée par Ramsden; les conducteurs, les coussins ont reçu depuis quelques modificaticms^ mais la disposition générale des différentes parties est S peu près la même. L'électricité est produite par le frottement d'un plateau de verre en mouvement contre des coussins en peau ou en soie recouverts de diverses substances excitatrices, '''s- '•• La figure 18 représente

une des machines de ce genre dont les dimensions dépendeot du diamètre du plateau en verre, qui varie en général de 30 centim. à 4",8.

Ce plateau est mis en mouvement par une manivelle, et frotté entre deux paires de coussins situés entre les deux montants en bois AB, A'B'; ces coussins communiquent à la terre au moyen d'une chaîne C. ï>e frotte-

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ment développe 8ur le verre de réiectricité positive ; rélectricité négative que prennent les coussins s'écoule dans le sol. Des conducteurs en cuivre 9 placés par une de leurs extrémités très-près du plateau y sont isolés au moyen de pieds en verre recouverts de vernis à la gomme laque. Les extrémités recourbées a, b, armées de pointes^ permettent à Télectricité qui se développe à chaque instant sur le verre de se porter sur les conducteurs métalliques^ d'où on Tenlève pour servir aux expériences que l'on a en vue, et dont nous indiquerons plus loin quelques-unes. On place aussi autour du verre, de chaque côté de la roue, des gaines en taffetas ciré ou même simplement en soie , afin que les parties de la roue en verre qui viennent d'être frottées ne perdent pas leur électricité dans Tair, et passent entre les deux surfaces isolantes de la soie avant d'arriver en présence des pointes.

Une machine, pour bien fonctionner, doit remplir un grand nombre de conditions , en supposant même qu'elle soit dans une atmosphère sèche; s'il en était autrement, on chaufferait la pièce, et cette élévation de température diminuerait le degré hygrométrique de l'air. Les conditions à remplir sont relatives, 1° au corps frotté , 2» aux frottoirs, 3*^ aux conducteurs.

Corps frottés. La roue frottée étant en verre, il faut craindre que son hygroscopicité s'oppose au dégagement de l'électricité. Il faut donc choisir des glaces peu alcalines ; les anciens verres sont préférables aux nouveaux à moins qu'on ne les fabrique pour cet usage. Avant d'opérer, on lave le plateau avec de l'alcool ou de l'éther; on obtient ainsi, après quelques instants de frottement, de bien meilleurs efTets.

On a essayé de substituer au verre d'autres substances , et dans ces derniers temps on a proposé l'emploi de la gutta-percha; mais l'altération de la matière a forcé d'y renoncer, comme on l'avait fait à l'égard du soufre et de la résine avant d'employer le verre. Le seul inconvénient que présente cette dernière substance est son hygroscopicité.

On met quelquefois deux plateaux de verre à côté l'un de l'autre pour doubler les effets. Qn peut citer comme machine très-puissante à deux plateaux celle qui a été construite par Van Maritni et qui existe au musée de Harlem ; elle peut donner des étincelles d'un mètre.

. Frottoirs. La forme et la disposition des frottoirs a une grande influence sur l'intensité des effets produits; ils sont en général en

peau et rembourrés en crin. A l'aide d'une vis de pression, on peut modérer leur frottement sur le verre. On n^obtient un maximum d'effet qu'autant que Fon recouvre les coussins de substances excitatrices, qui sont des amalgames ou de l'or musif (deuto-sulfiire d^étain). Les amalgames proposés ont la composition suivante en poids :

ÉUÎD. Zipc. Mercore.

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