CâTillo
1 2 6... (Singer.)
O Q A ) (AmalffaiDc da ConMvvalolre
3 J -*...{ 4^ ,p„ ei méUer»)
Il o I (Id. employé actuellement dana » O. . . p piurieon «UbUa*eineala.)
Les substances sont broyées, puis appliquées sur les coussins préalablement enduits d^une matière grasse.
L'or musif doit être porphyrisé , lavé , et séché avec grand soin; on rétend de la même manière.
Les amalgames produisent des effets plus énergiques mais moins durables que l'or musif; cette dernière substance a une action plus constante.
Quelquefois, on enduit le coussin d'amalgame, et on met par dessus de Tor musif. Au lieu de coussins en peau de daim , on fait également usage de coussins employés par Van Marum; ils sont recouverts de soie, et on intercale entre cette étoffe et le bois une lame d'étain, afin d'enlever à chaque instant l'électricité du frottoir; des vis de pression permettent d'exercer un frottement plus ou moins fort contre le verre.
On peut même obtenir de bons résultats en exerçant directement le frottement entre le verre et une lame d'étain collée sur le frottoir.
Conducteurs. Les conducteurs sont ordinairement creux, attendu que l'électricité se répand en totalité sur la sitffaçedes corps; ils doivent être isolés.
Quelquefois on suspend à l'aide de cordons de soie, au plafond de la pièce où l'on opère, des conducteurs plus étendus, appelés conducteurs secondaires, quand il s'agit de produire une grande quantité d'électricité ayant la même tension que celle de la machine.
Les appareils dont nous venons de parler ne donnent aux conducteurs que l'électricité du verre ou positive. Lorsque Ton veut avoir de l'électricité négative, il faut isoler les frottoirs et les faire corn-
PUEIilOM£N£8 (i£»£ltALX. 29
luuiliquer avec des conducteurs ; on forme ainsi d^autres machines qui donnent à volonté l'une ou Tautre des électricités. Van Marum a indiqué une forme d'appareil qui a été longtemps en usage; il en est de môme de la machine de Nairne. Nous indiquerons ici celle qui se trouve au cabinet de physique des Arts et métiers, et qui donne des résultats très-satisfaisants sous une petite dimension.
Le frottoir A communique au conducteur M, et rélectricité négative développée dans le frottement se porte sur M en même temps que la positive s'accumule sur N. En mettant les deux boules m et n en contact, rien ne se produit, car la réunion des électricités ^se fait à chaque instant par l'intermédiaire de ces boules; mais si elles sont éloignées, chaque cylindre M et N se charge d'électricité contraire. Si Pon veut opérer avec Tune ou avec l'autre des électricités, il faut mettre le cylindre qui reçoit l'électricité que l'on n'emploie pas en communication avec le sol. Pour cela on élève une des deux tiges de cuivre P, P, qui se meuvent à frottement dans des tubes de même métal fixés à la table, en contact avec la boule G ou avec la boule B, afin de faire communiquer à la terre le cylindre auquel on enlève Félectricité.
Nous ferons connaître dans le livi'e troisième une machine qui peut fournir de l'électricité en très-grande quantité; c'est une chaudière à vapeur isolée et pourvue de divers accessoires. Electrophore, 11 existe encore un appareil très-simple qu'on Fig 20. nomme électrophore , ou porteur d'élec-
tricité, qui est fréquemment employé quand on a l)esoin d^avoir à sa disposition une faible source électrique. Cet appareil se compose d'Un plateau de résine MN entouré d'un cercle en bois et reposant sur un ■9 plateau de même matière,afin qu'il ne puisse
se briser, et d'un autre plateau également en bois AB et d'un diamètre un peu plus petite mais recouvert d'une feuille d'étain et muni d'un manche isolant en verre CD. On électrise la résine MN en la frottant ou en la frappant huit ou dix fois avec une peau de chat , que l'on tient à la main ; elle prend alors l'électricité négative. Pose-t-on sur la résine le plateau conducteur AB^ l'électricité négative ne peut être transmise à la feuille d'étain^ puisque la résine, trèsmauvais conducteur , retient l-électricité qu'on lui a communiquée par frottement. Cette même électricité négative agissant par influence sur le plateau A B, si l'on touche celui-ci avec le doigt ^ on enlève l'électricité négative développée par influence , qui est chassée par l'action répulsive de rélectricité de même nom du gâteau de résine MN; En enlevant ensuite le plateau AB avec le manche isolant, et lui présentant le doigt , il en .jaillit une étincelle. Quand le temps est sec et que le plateau de Télectrophore AB a trois ou quatre décimètres de diamètre, Tétincelle a plus de trente millimètres de longueur. Cet appareil est très-commode pour fournir à volonté ime faible charge électrique.
Nous venons de voir que les plateaux isolants étaient faits de résine. On a également proposé les mélanges suivants, qui ont donné de bons effets , surtout le deuxième.
Kllogr. Grammes.
Colophane 1 »
Térébenthine de Venise » 425
Suif. » 45
Ou bien : Gomme laque » 500
Colophane. » 2.50
Térébenthine de Venise ». 62
Suif » 15
Après avoir décrit les machines en usage , nous allons rapporter quelques-unes des expériences que Ton est dans l'habitude de faire pour mettre en évidence le pouvoir conducteur des corps, les attractions et répulsions électriques, etc.
Le tabouret isolant est un tid)ouret en bois muni de quatre pieds ^8- ai. en verre, et sur lequel une personne
monte avant de toucher le conducteur d'une machine. Cette personne sert -~ alors de conducteur, et elle peut exer- I cer des actions attractives sur les corpii légers, etc.
PHÉNOMÈNES GBNiEAUX.
Les effets d'attraction et de répulsion se démontrent facilement Fig. M. en plaçant une cloche en verre AE sur un pla-
teau métallique AB communiquant au sol.
Par la tubulure E de la cloche passe à frottement dans une douille une tige en cuivre qui supporte dans l'intérieur de la cloche un plateau métallique CD. On met sur AB des boules de moelle de sureau; on électrise le plateau CD en faisant communiquer la tige avec le conducteur d'une machine électrique. On voit aussitôt toutes les balles sauter dans Fintérieur de la cloche et aller d'un plateau à l'autre. Il est évident qu'elles sont alternativement attirées par le plateau intérieur électrise et par celui du fond AB^ auquel elles cèdent sans cesse leur électricité.
La danse des pantins est fondée sur le même principe. On place entre deux plateaux conducteurs, l'un communiquant à une machine, l'autre au sol, des petits pantins en sureau qui vont continuellement de l'un à l'autre.
Étincelles. Si Ton approche des conducteurs d'une machine dont le plateau est en mouvement un conducteur qu'on tient à la main, ou la main elle-même, on en voit jaillir une étincelle. La lumière en est éclatante, et chaque fois qu'elle luit on entend un bruit sec. Si la distance est petite, l'étincelle est faible et il en résulte peu de bruit; si elle est plus grande, les étincelles sont plus longues, mais moins fréquentes ; enfin, si les étincelles sont encore plus longues, elles cessent d'être droites et présentent des zigzags. Les premiers observateurs qui virent Tétincelle électrique furent frappés de son apparition et en comparèrent la lumière et la marche à celles de réclair. Cette identité a depuis été constatée, et l'on sait maintenant que l'étincelle et le bruit qui l'accompagne reproduisent sur une petite échelle l'éclair et le tonnerre. Ce sujet sera traité spécialement dans la suite de cet ouvrage.
L'électricité qui se transmet sous forme d'étincelles dans l'air s'écha[q[>e sous Tapparence de rayons, d'aigrettes, quand on raréfie le milieu qui environne les conducteurs. On peut s'en assurer en opérant avec l'œuf électrique, représenté fig. 33.
^^ KLECiaiClTE STAT1Q4 £.
i-ig. il. (jg|^ appareil se compose d'un ballon de forme*
ovoïde AB, dans lequel ou peut rai-éfier Pair à volonté. Deux tiges terminées par des boules passent à frottement dans des boîtes à cuirs fixées aux deux douilles A et B. En mettant une des tiges en communication avec le conducteur d'une machine cl l'autre avec le sol, si le vide est fait dans le ballon, et qu'on opère dans l'obscurité , on voit un globe de feu, de teinte bleuâtre, ayant la foi-me du vase, et qui va d'une sphère conductrice à l'autre. Si on fait rentrer un peu d^air, la teinte est plus vive , mais l'espace lumineux est moins grand; enfin, avec une pression intérieure encore plus forte, on aperçoit des coruscations ou des aigrettes allant d'une boule à l'autre. Quand on opère dans l'air à la pression ordinaire les boules étant éloignées , il ne se produit aucune action -, si elles sont rapprochées et que la tension électrique soit suffisante, des étincelles éclatent entre elles. On voit par là qu'en diminuant la pression du gaz intérieur, l'étincelle augmente de volume et 1 électricité se répand dans un plus grand espace.
Un tube vide, long de deux mètres, met également bien en évidence ce phénomène, car les décharges, qui dans l'air ne donneraient des étincelles que de quelques centimètres, franchissent dans l'air raréfié de grandes distances en se répandant dans une partie de l'espace.
La production des étincelles dans le tube étincelant ou dans les tableaux étincelants montre que la transmission de Télectricité est très-rapide ; nous verrons du reste par la suite comment on évalue cette rapidité.
Fig. 24.
Le tube étincelant se compose d'un tube ordinaire dans Tintérieur duquel sont collés des losanges en papier d'étain séparés les uns des autres et dont les pointes sont en regard à une distance assez faible. Une étincelle tirée d'un conducteur touchant à un des losanges extrêmes, à raison de la yitesse excessive de l'électricité, se reproduit presque simultanément dans tous les intervalles et le tube parait tout en feu par suite de la persistance des impressions hmiineuses sur la rétine.
PU£NOMEN£S OÉNERAllX. 33
On acoiisti'uit sur ce principe des tableaux étincelants formés de plaques de verre sur lesquelles des bandes de papier d'étain, convenablement espacées, représentent des figures diverses. Lorsque Ton excite des étincelles à Pune de leurs extrémités , ces figures paraissent éclairées simultanément dans toutes leurs parties.
Nous donnerons des exemples d'inflammation et de combustion opérées avec les étincelles, dans les livres consacrés aux actions chimiques et physiques dues à l'électricité.