‹ Traité d'électricité et de magnétisme, t.1Chapitre 45 sur 83 · OR · texte numérisé non relu

OR

Eau- acidulée par l’acide sulfurique au +, hauteur du liquide, 200.

Surface intérieure du zinc

annulaire, 5%:

carrés.

Eau acidulée par l'acide sulfurique au —.

Surface -extérieur du zinc annulaire plongé, 1%c,80 carrés.

Acide azotique 36°, hauteur du liquide, 105ill..

Surface intérieure du charbon plongé, 1éc- 80 carrés.

RÉSISTANCE du couple R en fonction d’an fil de cuivre comparée de 1 mill.

de diamètre.

FORCE éleclro-

motrice

mètres,

Les détails dans lesquels nous sommes entrés précédemment montrent que ces déterminations diverses n’ont rien d’absolu, puisqu'elles ont été faites dans la supposition de la formule (3), et que la force électro-motrice n’est pas seulement produite à la surface de séparation du zinc et de l’eau acidulée, mais résulte de l’ensemble des réactions qui ont lieu dans l’intérieur du couple, et qui sont fonctions de Pintensité du courant. On voit que ce sujet demande à être de nouveau étudié attentivement.

A propos des piles voltaïques, nous ne devons pas omettre de mentionner un résultat important cité déjà en parlant du zinc amalgamé, et sur lequel nous reviendrons dans le second volume en parlant des actions chimiques dues à l'électricité. L'action chimique principale donnant lieu au courant est lPoxydation du zinc et sa dissolution dans Peau acidulée. Or il résulte de l’ensemble des effets observés que l’on recueille toute l'électricité que produit un poids donné de zinc amalgamé ; seulement la disposition des appareils et la résistance des circuits font que cette quantité d'électricité est émise plus ou moins vite dans un temps donné.

Considération théorique relative au dégagement de l'électricité. En terminant la description des différentes sources physiques et chimiques d’électricité, nous devons faire remarquer que la quantité d'électricité obtenue est proportionnelle à l’action mise en jeu pour la produire. Ainsi, une quantité donnée de travail moléculaire mécanique, physique ou chimique , ne peut produire tout au plus qu'une somme d'électricité déterminée qui lui est équivalente. En rapprochant cette observation des résultats qui seront développés dans le livre IV à propos des phénomènes calorifiques , et dans les deux autres volumes de cet ouvrage, on verra qu'elle vient appuyer l'idée théorique assez généralement adoptée aujourd’hui de l’équivalence des forces physiques. Ces considérations sont favorables à l'hypothèse qui attribue les phénomènes électriques à un mouvement vibratoire communiqué à un milieu pénétrant tous les corps, mouvement que l’on peut déterminer par les différents moyens mécaniques, physiques ou chimiques que nous avons indiqués dans ce livre.

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