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les effets accusés par les électroscopes, peuvent être expliqués dans lune et l’autre de ces suppositions, Or, comme il est impossible de résoudre l'alternative , nous continuerons à raisonner dans -la première hypothèse, les effets étant plus simples à exprimer; il n’y aurait que de très-faibles changements d’expression à fairé pour donner les mêmes explications dans la seconde, car il suffirait de faire intervenir les effets d'influence et les différences de tension.
Des faits observés on tire les conséquences suivantes :
1° Dans les temps sereins, la terre est électrisée négativement , et l'atmosphère positivement.
2 Tout corps placé à la surface de la terre partage son état électrique, lequel augmente d'autant plus qu’il forme une plus grande saillie au-dessus de cette surface (Peltier:).
3° Lorsqu'on isole un corps, après l'avoir mis préalablement en communication avec le sol, il se trouve en équilibre de tension avec ce dernier : l’électroscope à feuilles d’or n’accuse alors aucun effet; mais si le ciel est serein, et qu’on élève l'appareil au-dessus du sol, les feuilles d’or divergent en vertu d'un excès d'électricité positive. En redescendant lélectroscope, le premier équilibre est reproduit, et la divergence devient nulle. Si l’on se trouve sur une partie élevée du sol, il peut se faire qu'en descendant l'appareil, il accuse l'électricité négative. Ces diverses expériences exigent que la tige soit terminée par une boule unie, afin d'éviter les effets d'influence.
4 La tension de l'électricité positive croît à mesure que l’on s'élève dans l'atmosphère.
d L'eau, à la surface de la terre, qui participe à l’état négatif de celle-ci, se vaporise avec plus de facilité sous l'influence positive de l'air, et d'autant plus que cette influence est plus considérable. Les vapeurs négatives se répandent ensuite dans l'atmosphère, suivant leur densité et la répulsion électrique propre à leurs molécules, tant que ces dernières restent à l’état de globules vésiculaires.
G° Les appareils fixes de peu d’étendue ne sont d’aucune utilité, dans un temps sec et serein, attendu qu'ils restent toujours en équilibre dans le lieu où ils ont été mis et qu’ils ne peuvent laisser échapper lélectricité retenue sur leurs parois, à cause de la sécheresse de Pair.
Il n’en est plus de même lorsqu'ils ont des longueurs considérables, et qu’ils sont par conséquent très-élevés; dans ce cas, l’appareil perd son électricité d’mfluence,
1° Lorsque l'air est un peu humide, l'écoulement de l'électricité est favorisé, et l’on peut obtenir des courants continus avee de moindres longueurs de fil, courants que l’on observe à l’aide des multiplicateurs, Il est nécessaire de se mettre en garde contre les effets électriques provenant de l’altération des conducteurs.
Variations de l’intensilé électrique de l'air par un temps serein, Variations diurnes. Les faits qui viennent d’être exposés montrent combien sont complexes les variations de l'électricité atmosphérique, De nombreuses observations ont été faites depuis le commencement de ce siècle, et même avant, pour établir ce qu’il y avait de fixe dans ces variations ; on a déduit des moyennes les conséquences l suivantes : lorsque le ciel est serein, l'excès d'électricité positive, qui est assez faible un peu avant le lever du soleil, augmente peu à peu près de son lever, puis rapidement, et arrive ordinairement quelques heures après à son premier maximum. Get excès diminue d’abord rapidement, ensuite lentement, et arrive à son minimum quelques heures avant le coucher du soleil; il recommence à mon- { ter dès que le soleil approche de l'horizon, et atteint, peu d’heures après, son second maximum, puis diminue jusqu’au lever du soleil ; il recommence ensuite le lendemain la même marche.
M. Arago, en 1830, au mois de mars, a fait plusieurs séries d'observations qui lui ont permis de fixer comme il suit les heures des maxima et des minima pendant les jours sereins : t|s
Le 3, un premier minimum à 7 heures 20 minutes du matin; un rl premier maximum à 9 heures. {|
Le 4, un premier minimum à 7 heures 10 minutes environ; un premier maximum à 8 heures 15 minutes.
Le 6, le premier maximum à 9 heures 45 minutes du matin.
Le 14, le premier maximum à 9 heures.
Le 16, le premier maximum à 9 heures. |
Le 20, le premier maximum à 8 heures 10 minutes, |
Le 28, le premier maximum à 9 heures.
La moyenne relative au premier maximum est 8 heures 48 minutes du matin environ : Schubler avait trouvé, pour le mois de {l
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mars 1811, 8 heures 30 minutes. Ainsi, à cette époque de l’année, l'électricité atmosphérique atteint son premier maximum un peu avant 9 heures.
Les heures des maxima et des minima, pour la même hauteur atmosphérique, changent suivant les saisons. M. Quetelet a déduit de | nombreuses observations faites à Bruxelles les conclusions suivantes : |
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Le premier maximum arrive, en été, avant 8 heures du matin, et vers 40 heures en hiver; le second maximum s’observe après 9 heures du soir en été, et vers 6 heures en hiver. L'espace de temps qui sépare les deux maxima est donc de plus 13 heures à l’époque du solstice d'été, et de 8 heures seulement au solstice d'hiver.
Le minimum du jour se présente vers 3 heures de l’après-midi en été, et vers 1 heure en hiver. Les observations faites jusqu'ici à Bruxelles ont été insuffisantes pour établir la marche du minimum de la nuit.
L’instant qui représente le mieux l’état moyen électrique de la journée dans les différentes saisons, arrive vers 11 heures du matin. {
M. Birt , qui a réuni 45,170 observations faites à Kew, dans une période de cinq années, a pu déterminer l'heure du minimum nocturne, en même temps qu’il a précisé la marche des variations diurnes; sur ce nombre, 14,515 étaient positives, et 665 négatives. Dans la discussion, M. Birt a fait abstraction de l'influence des saisons et de l’état du ciel ; il s’est borné à chercher des moyennes générales.
D’après la moyenne de trois années, à chacune des heures d’observation , c’est-à-dire à toutes les heures paires, temps moyen de Greenwich, pendant le jour et la nuit, la tension de lélectricité est à son minimum à deux heures du matin. A partir de cette heure jusqu’à six heures du matin , il y a augmentation graduelle ; après cette heure, la tension croît plus rapidement, sa valeur à huit heures du matin est presque double de celle de six heures; Paccroissement est alors plus gradué jusqu'à dix heures, époque du premier maximum, ou maximum du matin. À partir de cette heure, la tension décline graduellement jusqu'à quatre heures du soir, époque où sa valeur n’est que légèrement supérieure à celle de huit heures du matin. Ce second minimum est appelé minimum diurne, pour le distinguer du minimum nocturne; après cela, la tension augmente rapidement jusqu’à huit heures du soir, et, après une légère élévation à dix heures du soir, époque du maximum principal du soir, la marche ascendante de la tension est terminée. Le maximum du soir est notablement supérieur à celui du matin ou de dix heures. Entre dix heures du soir et minuit, la tension décroît presque jusqu’à la valeur du minimum diurne.
D’après les résultats précédents, on a en résumé :
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