BOUSSOLES
Boussole de déclinaison absolue. La boussole qui sert à déterminer la déclinaison absolue, et construite par M. Gambey, est représentée , planche [, fig. 1; voici les parties principales qui là composent :
À, lunette pour observer l’étoile polaire.
B, niveau servant à mettre horizontal l'axe de rotation de la lunette.
C, petit treuil auquel sont attachés les fils de suspension, et au moyen duquel on peut élever et abaisser le barreau aimanteé.
D, ressort s'appuyant contre l'axe de rotation de la lunette.
3, F, petits ressorts pressant sur l’axe de rotation de la lunette pour augmenter le frottement.
G, bouton moletté qu’on fait mouvoir pour suspendre l’action du ressort D.
H, cadre avec glace, recouvrant le châssis à travers lequel passent les fils attachés à la chape I, dans laquelle est placé le barreau aimanté.
J, fils croisés du barreau.
K, deux brides servant à retenir en place les boites qui recouvrent le barreau.
naison. Les variations de 0 el de R sont exprimées en fonction des variations de X ét de Y au moyen des formules :
dY dx Q—: HSE :
do = } 29 s: x /i dR IX lY
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(*) Becquerel, Trailé de magnétisme, pages 14 ct suivantes.
L, M, ouvertures recouvertes par des glaces, à travers lesquelles on observe les fils croisés du barreau.
N, ouverture par laquelle on passe les doigts pour limiter les oscillations du barreau.
O, loupes pour lire la graduation. P, pince de la vis de rappel. Q, alidade. R, vis du trépied. S, trépied, T, lunette de repère.
U, cylindre de cuivre servant à détordre les fils et dont le poids est égal à celui du barreau.
A’, microscope pour observer les fils croisés du barreau.
R', vis de rappel inférieure.
S', douille fixée au trépied, à travers laquelle passe l’axe du cercle qui porte la graduation.
23, cercle horizontal divisé.
Nous passons à la description de la boussole, afin de montrer l'usage des parties que l’on vient d'indiquer.
Le cercle horizontal est divisé en 360°; chaque degré en 6 parties, et les verniers en 60 ; ce qui donne des appréciations à 10”.
Ce cercle repose sur un axe passant dans une boîte s fixée sur un trépied 444, muni de vis calantes vvv.
Une lunette de repère T est fixée au cercle zz, et une vis de rappel R' sert à maintenir et à faire tourner ce cercle de manière à amenér la lunette sur un point fixe. Ce point.-de repère sert à s’assurer que le cercle n’a pas été dérangé pendant tout le temps de l'observation.
La boîte dans laquelle passe l'axe du cercle est fixée à demeure sur le trépied.
Voyons les parties situées au-dessus du cercle z3, L’axe du cercle est percé pour recevoir un autre axe, après lequel est fixée une alidade Q, portant les verniers destinés à mesurer les angles sur le cercle horizontal; à cet axe est encore fixée une plaque qui porte l’aiguille et toutes les parties servant à observer.
Sur cetle plaque s’élèvent deux grandes colonnes 6, e, qui portent une traverse TT’ à laquelle est fixé un treuil destiné à enrouler le fil de suspension, qui passe entre les deux montants du châssis H, recouverts de glaces, afin de voir à chaque instant si rien ne gêne le fil, et si aucun filament n’est détaché; ce fil est composé, comme dans les autres boussoles, d’un assemblage de fils sans torsion.
Les deux montants du châssis reposent sur un autre châssis un peu plus large que le précédent, dans lequel passe l'aiguille ou
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barreau, et que l’on recouvre au moyen de deux boîtes B'B' qui viennent s’adapter dans le châssis et qui y sont maintenues au moyen de vis de pression.
Ces boîtes sont percées chacune de deux ouvertures L, M: l’une, inclinée et supérieure, est dirigée du côté du microscope, pour permettre d'observer les extrémités de aiguille ; l’autre est située en dessous de la boîte, afin d’éclairer et de pouvoir lire au moyen d’une feuille de papier.
L’aiguille est un barreau de forme triangulaire, ayant 0",50 de longueur, 0,015 de largeur et 0",0035 d'épaisseur. A chacune de ses extrémités se trouve un anneau muni de fils en croix ÿ, dont l’intersection coïncide sensiblement avec l’axe de figure. L’aiguille repose dans un étrier I, portant à ses deux bouts deux arcs de cercle qui permettent de la faire tourner sur elle-même de 1802. Le fil de suspension portant tout le système passe dans une ouverture angulaire , contre les parois de laquelle il vient presser, et qu'il ne peut franchir, retenu qu’il est par le nœud qui le termine,
Sur le plan du treuil s'élèvent deux petites colonnes #4’, portant un microscope ou une lunette A, construite de manière à pouvoir se rectifier comme une lunette méridienne; deux ressorts D, D, viennent presser sur les tourillons de l’axe, afin de produire un frottement assez fort pour maintenir la lunette dans toutes les positions.
Pour la rectification, on emploie un niveau B qui se place sur l'axe de rotation du microscope, afin de s'assurer de lhorizontalité de cet axe.
Quand on veut déterminer la déclinaison , on met l’appareil en fonction , et l’on note avec le plus grand soin les positions des extrémités du barreau en opérant par la méthode des retournements ; l’on prend ensuite la moyenne des déterminations.
Boussole des variations diurnes. La boussole dont on se sert ordinairement pour observer les variations diurnes de l'aiguille aimantée, planche IL, figure 3, est composée des parties suivantes :
R, table de marbre blanc sur laquelle reposent les colonnes et la boîte de l'instrument. BB, colonnes portant l’appareil de suspension. À, petit treuil destiné à élever ou abaisser les fils de suspension.
CC, cadre à glaces pour recouvrir la suspension, afin que l'air ne puisse entrer dans la boîte ni agiter les fils. DD, microscopes pour observer les extrémités de l'aiguille aimantée. EE, viroles à
travers lesquelles passent les microscopes. FF, loupes pour faciliter la lecture de la graduation sur les échelles. GG, réflecteurs pour éclairer la graduation.
HH, vis de rappel servant à faire coïncider les microscopes avec les extrémités de l’aiguille. IL, colonnes qui portent les appareils microscopiques. JJ, écrous à travers lesquels passent les vis de rappel. :
KK, coulisses mobiles sur lesquelles sont fixés les microscopes et les micromètres; chaque micromètre a un vernier obéissant à la vis de rappel qui amène le fil du microscope sur la ligne ‘de foi de l'aiguille. Les divisions du micromètre expriment des millimètres et des fractions de millimètre.
LL, glaces à travers lesquelles on observe l'aiguille. PP, boîtes recouvrant l'aiguille. M, crochet de suspension de l'aiguille. NN, petites échelles en ivoire, fixées à chaque extrémité de l'aiguille, sur lesquelles est tracée la ligne de foi que l’on suit à l’aide du microscope. De chaque côté de la ligne de foi sont tracés plusieurs millimètres destinés à déterminer l’amplitude des oscillations de l'aiguille et à établir leur égalité de chaque côté de cette ligne. Chaque millimètre est divisé en quatre parties.
00, pinces pour fixer l'aiguille lorsqu’on est en voyage.
QQ, traverses pour retenir les boîtes qui recouvrent l'aiguille.
L’aiguille a la forme d’un parallélipipède rectangle, posé de champ dans le crochet M, attaché à un assemblage de fils de soie sans torsion.
On dispose d’abord l'appareil dans le plan du méridien magnétique; après l'avoir nivelé, on place les microscopes sur la ligne de foï de l'aiguille, dont la trace est indiquée sur les deux plaques d'ivoire. Il est facile ensuite d'observer les déplacements que Faguille éprouve, soit en comptant les divisions qui ont passé sous le fil, soit en suivant ses mouvements au moyen de vis de rappel qui font marcher les microscopes, et l’on détermine ainsi les variations que la position de l'aiguille éprouve dans le cours d’une journée. ;
Des loupes mobiles FF sur les tiges adjacentes {£ servent à lire la position ou la course de chaque microscope sur la traverse qui le porte, et qui règle son mouvement latéral.
Boussole d’inclinaison. La boussole d’inclinaison se compose des parties suivantes, planches IT, figure 4 :
Un cercle horizontal O0, divisé en demi-degrés, et donnant