‹ Traité d'électricité et de magnétisme, t.3Chapitre 17 sur 73 · RE ES RE · texte numérisé non relu

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A l'extrémité supérieure de ce tube est adapté un petit treuil À, destiné à enrouler le fil de suspension, et qui se compose d’une vis horizontale passant dans deux petites traverses verticales.

Dans l’intérieur de la boîte est fixé à demeure un arc de cercle en ivoire, ayant une amplitude de 60, et divisé en degrés.

La surface cylindrique est percée de deux ouvertures E, E, diamétralement opposées et correspondantes au 0° de l'arc. Ges deux ouvertures , qui sont fermées par deux plaques de verre, servent à observer les oscillations de l’aiguille , au moyen d’un microscope K ou d’une lunette. Ce microscope glisse dans un cylindre horizon- {al , et peut être rapproché ou éloigné, de manière à le placer au point de vue de l’observateur.

A l'extrémité opposée au microscope est une vis de rappel H, destinée à faire coïncider le centre des oscillations avec le point de croisement des fils du microscope.

Dans l’intérieur de la boîte se trouve un double levier G, destiné à faire dévier l’aiguille d’un angle donné. Ce levier est muni aux deux extrémités de deux petits cylindres verticaux, au môyen desquelles on entraîne l'aiguille. Ce levier se meut au moyen d’un bras I, placé au-dessous.

L'appareil repose sur un trépied muni de trois vis calantes L, L, L.

Il n’y a pas de niveau dans cet appareil, parce qu’au moyen des trois vis on peut déplacer le point de suspension du fil, de sorte que ce point se trouve au centre de l’arc de cercle de suspension.

On commence par desserrer deux petites pinces à vis, situées sur la boîte, lesquelles permettent d’enlever le couvercle et le tube. On attache à la place de l'aiguille aimantée, au fil de suspension qui porte un petit crochet, une plaque de laiton exactement du poids de l'aiguille, afin de détruire la torsion du fil, et on remet ensuite l'aiguille à la place de la plaque.

On se sert ensuite du bras du levier pour dévier l'aiguille d’un nombre donné de degrés. On compte les oscillations à l’œil quand elles sont grandes, ou en l’armant d’une lunette, si Von craint que la chaleur du corps n’influe, ou bien on emploie le microscope, si elles sont petites.

On a vu précédemment que lorsqu'une aiguille aimantée, horizontale , est dans sa position naturelle d'équilibre, si on l'en écarte,

elle y revient en effectuant une suite d’oscillations, dont la durée dépend de la résultante des forces magnétiques terrestres dans le lieu où l’on opère, et du degré de magnétisme de laiguille, On se sert du temps employé par cette aiguille pour effectuer une oscillation, quand son magnétisme ne change pas, pour déterminer l'intensité de cette résultante; à cet effet, on fait usage de la formule du pendule, attendu que laiguille qui oscille sous l'influence du magnétisme terrestre se trouve dans les mêmes conditions qu'un pendule oscillant sous l’action de la pesanteur (*).

Boussole marine. La boussole marine, au compas de variations, r’est autre chose qu’une boussole de déclinaison, disposée de manière que l’aiguille reste toujours dans une position horizontale, quelle que soit l'agitation du vaisseau.

(*) Si l’on représente par N et N' le nombre d’oscillations exécuté par la, ême aiguille dans le même temps T, et dans deux lieux où l’intensité des forces magnétiques est g et g', on a, comme on l'a vu précédemment, d’après la formule du pendule,

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