‹ Traité d'électricité et de magnétisme, t.3Chapitre 22 sur 73 · LONDRES, PARIS. LONDRES · texte numérisé non relu

LONDRES, PARIS. LONDRES

11915" est. 1806 » »

11 17 1813 22 28 1814 | 22 34(maxim) 1815 » »

1815 22 25 1817 22 19 1818 22 22 1819 22229 0 3souest.| 1820 »

2 66 1822 22 11 2 30 1823 22223 1 30 ouest. » 1824 22 23 8 10 9 40 1825 13 10 1827 16 10 1828 19 30 1829 » 1831 22 20 1832 22 11 1835 » 1849 » 1850 23 39 1851 24 36

On voit d’après ce tableau que le maximum de déviation a eu lieu, dans ces deux localités, en 1580; que de 167 à 1662, à Londres, la déclinaison était nulle, tandis qu’à Paris elle ne Pa été qu’en 1663; que les deux maxima ont eu lieu à l’est et à l’ouest, sensiblement aux mêmes époques à Paris et à Londres, c'est-à-dire vers 1814.

On voit en outre que la déclinaison diminue assez rapidement actuellement dans nos climats, car, depuis un quart de siècle, elle a varié de 2 environ. On peut estimer actuellement sa diminution moyenne à 10’ par an.

Nous pourrions citer les observations faites dans d’antres localités, telles que Berlin, Bruxelles, ete., et qui conduiraient à des conséquences analogues. Nous nous bornerons à rapporter les déclinaisons observées au cap de Bonne-Espérance, afin de montrer que les variations séculaires , dans l’hémisphère sud, suivent une marche analogue à celles que l’on observe dans notre hémisphère.

ANNÉES. DÉCLINAISON, ANNÉES, DÉCLINAISON, FR | RE OR RE 1605 0° 30" à l’est. 1724 16° 27! à l’ouest, 1609 0 12 à l'ouest. 1752

1675 8 30 1791 5 40 (maximum).

Nous voyons que dans l’hémisphère sud, comme dans l’hémisphère nord, la déclinaison est soumise à une marche semblable : on la voit légèrement à l'est en 1605 ; de 1605 à 4609, elle devient nulle, puis passe à l’ouest, atteint son maximum vers 1791, et rétrograde ensuite vers l’est (*).

L’aiguille aimantée, outre les variations dont nous venons de parler, est soumise encore à des oscillations annuelles, qui paraissent se rattacher à la position du soleil à Pépoque des équinoxes et des solstices, et dont on doit la découverte à Cassini. Voici les conséquences auxquelles cet observateur a été conduit :

« Dans l'intervalle du mois de janvier au mois d'avril, l'aiguille aimantée s'éloigne du pôle nord, en sorte que la déclinaison occidentale augmente.

« A partir du mois d'avril, et jusqu’au commencement du mois de juillet, c’est-à-dire, durant tout le temps qui s’écoule entre l’équi-

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« Après le solstice d'été et jusqu’à l'équinoxe du printemps suivant, l'aiguille reprend son chemin vers l’ouest, de manière qu’en octobre elle se retrouve, à fort peu près, dans la même direction qu'en mai; en octobre et mars, le mouvement occidental est plus petit que dans les trois mois précédents.

« Il résulte de là que, pendant les trois mois qui se sont écoulés entre l’équinoxe du printemps et le solstice d’été, l’aiguille a rétrogradé vers l’est, et que, dans les neuf mois suivants, sa marche générale, au contraire, s’est dirigée vers l’ouest, »

Cassini a observé, en outre, que les déviations étaient encore les

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