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multiplicateurs MM, M'M'; chacun est muni de deux aiguilles aimantées AA, A’A”, montées sur le même axe ; l’une de ces aiguilles est extérieure à la boîte, l’autre est dans l'intérieur du cadre. Quand un courant entre dans l’appareil, on comprend que les aiguilles d’un même couple doivent s’incliner à droite ou à gauche, dans le sens marqué par l’une des flèches / ou f’. Le sens de cctte inclinaison indique la direction du train engagé sur la voie.
b sont des boutons à l’aide desquels on manœuvre de petits aimants « ; ces aimants servent à corriger les déviations des aiguilles, qui doivent être toujours verticales quand les courants ne passent pas dans Pappareil.
Interrupteur. Linterrupteur sert à interrompre le courant envoyé dans le manipulateur et le récepteur indicateur. Il se compose d’un
socle circulaire S et d'un disque D sous lequel sont fixées deux lames faisant ressort /, p, lesquelles sont toujours en contact quand l'appareil ne fonctionne pas. Ainsi, dès qu'on voudra interrompre une indication donnée à la station, il suflira &e poser le doigt sur la tige R : dans le manipulateur correspondant la pa-
lette ne sera plus attirée , et l'aiguille aimantée du récepteur reviendra verticale.
Il est facile de comprendre qw’à l’aide de ces dispositions, quand | un train passe par une station et se dirige vers une autre, aussitôt | le cantonnier signale le train à la station suivante en faisant agir son manipulateur qui ferme le circuit et fait incliner l'aiguille du récepteur placé à l’autre station; quand le train est arrivé à cette autre station , le cantonnier de celle-ci touche à l'interrupteur, les aiguilles viennent à 0, et il signale ensuite le même train à la station suivante, etc.
Les appareils sont doubles, car à chaque station le cantonnier doit pouvoir annoncer au poste suivant si un second train passe | avant que le premier soit arrivé. Si, par erreur, le signal qui devait être transmis à un poste était donné à un autre, on se servirait du télégraphe des dépêches pour ramener les aiguilles dans leur état normal.
. En résumé, dans ce système, chaque cantonnier a deux récepteurs à deux aiguilles, deux manipulateurs doubles et quatre interrupteurs, de telle sorte qu'il voit toujours s’il vient un train d’un côté ou d’un autre, et alors, dans le cas de danger, il fait son signal ordinaire afin de prévenir le chef du train. Quand tout est régulier É | et que chaque train passe, il se borne à faire fonctionner son appa- | reil télégraphique qui correspond à la Station suivante. Ainsi cette
disposition rend les appareils indépendants des trains, et confie aux
cantonniers seuls le soin de surveiller leur marche ; lé seul incon-
vénient qu'il présente est d’exiger deux fils au moins pour toute la
ligne, afin de faire fonctionner l'appareil télégraphique dans deux
sens, et même en admettant que l’avertisseur à sonnerie soit toujours prêt à partir sous l’action du même circuit.
On a proposé plusieurs autres systèmes qui sont également en usage. Ainsi, en Angleterre, on a employé un système de M. Tyer, qui consiste à placer aux stations principales des appareils télégraphiques à aiguilles indiquant, comme les précédents, lorsque les convois sont en marche; mais, en outre, un appareil analogue avec un avertisseur à sonnerie est placé à chaque station intermédiaire, lequel ne fonctionne que lorsqu'un convoi passant sur la voie fait fléchir un rail à des intervalles déterminés, et établit alors, par cetie flexion, une communication électrique d’où résulte un courant qui fait fonctionner l'appareil de la station, fait dévier Paiguille et sonner la sonnerie. Quand le convoi est passé, Pappareil revient au
0, mais le cantonnier est averti, et, si un danger est à craindre, il peut mettre un signal pour arrêter les‘trains.
On à proposé aussi, et le système de M. du Moncel est dans ce cas, de placer extérieurement aux rails un conducteur métallique qui fait Ia même fonction que le rail qui fléchit , et établit la communication électrique entre les deux extrémités d’un circuit, en même temps que le courant d’une pile locale fait fonctionner un appareil télégraphique ou bien fait marquer sur un cadran, à la station, la marche du train le long de la ligne. M. du Moncel a aussi fait usage d’une pile disposée sur les trains.
M. Bonelli a employé un conducteur continu qui règne le long des rails de chemin de fer, et sert à mettre en communication télégraphique permanente le convoi et la station, ou même deux convois qui sont en marche. Maïs, ne connaissant pas encore ce nouveau système dans ses détails, nous ne pouvons entrer ici dans aucune description des appareils employés.
On a encore proposé et on proposera d'appliquer beaucoup de systèmes télégraphiques pour donner toute sécurité possible au mode de transport par les chemins de fer ; mais il faut que Pexpérience prononce sur chacun d’eux, et jusqu'ici le moyen le plus simple est celui que nous avons indiqué au commencement de ce paragraphe.