TÉLÉGRAPHES ENREGISTREURS
Télégraphe de Morse. Les télégraphes électriques indicateurs que nous venons de décrire, plus ou moins sensibles suivant leur construction, fonctionnent bien et remplissent le but proposé, qui est de transmettre rapidement les signaux d’un lieu dans un autre; mais il ne reste pas trace de la dépêche transmise, et le contrôle ensuite est impossible : sous ce rapport, les télégraphes enregistreurs ont l'avantage sur les autres. Depuis le télégraphe de Morse, publié en 4837, on a proposé bien des appareils, mais aucun n’est aussi simple.et ne fonctionne mieux que ce télégraphe modifié comme nous le divons ; aussi revient-on de toutes parts à son emploi, et il est probable que son usage, joint peut-être au tracé électro-chimique des signes, se généralisera encore davantage, car, partout où l’on s’en sert, on reconnait qu’à la facilité et à la simplicité de la manœuvre il joint exactitude dans la reproduction des signes.
Dans la figure 227 se trouve représenté un télégraphe formant système complet. R est la pile qui fait fonctionner l'appareil; M
est le manipulateur formé par une clef simple; quant au récepteur, il est composé de l’ensemble de l’électro-aimant E, du levier ulet du mouvement d’horlogerie dont nous parlerons plus loin.
Fig. 927.
Le manipulateur ou la clef se compose d’un marteau M, maintenu soulevé par un ressort, et qui communique avecundes fils du circuit ; il renferme aussi une petite enclume métallique F, communiquant à l’autre fil du circuit. On peut ainsi, en appuyant avec la main sur le ressort, fermer le circuit ou le rompre à volonté: si on ne produit le contact entre le marteau et l’enclume que pendant un temps très-court, le courant ne passera que pendant cet instant dans le circuit ; en le maintenant au contraire plus longtemps, le courant pourra passer pendant tout le temps dans le fil télégraphique. |
Le récepteur renferme un électro-aimant E fixe, et son contact C placé à une des extrémités d’un levier mobile autour d’un axe supporté par la colonne «. A l’autre extrémité du levier est fixé une pointe p ou un style en fer destiné à faire des empreintes sur une bande de papier. Le ressort r maintient habituellement le contact G à une petite distance des pôles de l’électro-aimant E ; la vis V sert à régler la course du levier.
Une longue bande de papier TS, enroulée sur un cylindre qui n'est pas représenté sur la figure, passe sur un cylindre entraîné par les roues dentées 4 et d', mues à l’aide d’un mécanisme d’horlogerie. La pointe p, placée près du papier, n’appuie pas dessus dans les conditions ordinaires de l'appareil; maïs, aussitôt. que le circuit est fermé et que le courant circule, l’électro-aimant agit sur le contactO, et la pointe p marque sa trace sur la bande de papier. Le mouvement d’horlogerie est représenté mû par un poids P, mais on y substitue maintenant un ressort ; en même temps il déroule la bande de papier, et la fait passer devant le style. Si donc on pro-
duit avec la clef M une série de contacts très-courts ou prolongés, on formera sur le papier une succession de points ou de lignes, comme cela est représenté en S, une pulsation rapide de la clet correspondant à un point, et une pulsation prolongée donnant une ligne. /
Les signes.télégraphiques ou les lettres, dans cet appareil, sont formés de points ou de lignes ou de leur succession, et on comprend aisément qu’il est facile de les obtenir. Nous représentons ci-après les lettres et chiffres en signes adoptés par l’administration pour la transmission des dépèches :
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