CHAPITRE PREMIER
le bouton de torsion du ressort jusqu'à ce que le levier vienne occuper exactement la même position que lorsque le poids est enlevé. L'angle dont on a dû tourner le bouton pour obtenir ce résultat, doit être invariable.
Si Téquipage mobile tourne autour d un axe vertical, la vérification se fait en comptant le nombre d'oscillations qu'il effectue dans un temps donné (une minute par exemple), autour de sa position d'équilibre naturel, lorsqu'on l'en écarte et qu'on le lâche ensuite brusquement. Il faut, bien entendu, que pendant cette opération, le mouvement oscillatoire de l'équipage mobile ne développe aucune force antagoniste autre que celle du ressort ; on devra donc s'arranger de façon à supprimer les amortisseurs s'il en existe dans l'instrument.
Lorsque l'axe de rotation est vertical, il est clair que l'emploi du fil de cocon comme moyen de suspension, est tout indiqué, à la condition que le poids de l'équipage mobile ne soit pas trop considérable. Les ressorts en hélice ou en pirale ne peuvent en effet, comme le simple fil métallique de la balance de Coulomb, servir à la fois de moyen de suspension et d'axe de rotation. Ils ne peuvent remplir que le rôle de dynamomètres, mais ils sont alors d'une sensibilité beaucoup plus grande.
560. — Ressorts de traction. — Bien que les ressorts en hélice et en spirale remplissent toutes les conditions désirables de sensibilité, de précision et de facilité d'application, on peut, dans certain cas, trouver plus commode l'emploi d'un ressort de traction agissant à l'extrémité d'un bras de levier, comme lorsqu'il s'agit, par exemple, de mesurer lattraction ou la répulsion mutuelle de deux bobines parcourues par des courants, ou encore, l'attraction exercée sur une tige de fer doux dont une portion est indroduite dans une bobine parcourue par un courant.
La figure 310 représente une disposition de ce genre que nous avons essayée avec succès et sur laquelle nous reviendrons plus loin. Les pièces essentielles'de l'appareil sont :
!• Un fléau de balance AB qui porte trois couteaux C, C, C", dont les arêtes sont, comme d'habitude, parallèles et situées dans un même plan horizontal. Le couteau C supporte la pièce (bobine ou fer doux)
ÉLEGTROIIÉTRIE
à laquelle sont appliquées les forces électriques qu'il s'agit de mesurer mais qui, dans la figure, est remplacée par un plateau K dans lequel on place des poids gradués.
2° Un ressort en hélice HI dont Textrémité H est reliée au couteau C" tandis que l'extrémité I est attachée à une tige IV soudée à un 4ube GG' fileté à l'intérieur.
3^ Une vis micrométrique FF', dont les extrémités buttent contre 'des arrêts fixes DD' qui lui permettent de tourner mais empêchent tout mouvement de translation de la vis à laquelle le tojbe GG' sert *d'écrou.