‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 9 sur 270 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

sion de la cire, cette dernière, forme au-dessus du mercure, une couche oa', bb\ parfaitement fluide, et le poids cylindrique p prend une position telle, que son centre de gravité, et celui de l'équipage mobile EA, se placent sur la même verticale représentée par la direction

Fig. 307.

des fils FE, AB. On laisse alors refroidir le godet JJ' ; la cire se solidifie et fixe le fil FE. Mais il faut, pour être cerlain que ce fil reste toujours tendu, remplacer l'action de la lame élastique FG, par celle d'une autre agissant de bas en haut sur Técrou de la vis D.

On pourrait toutefois éviter cette modification dans la construction en intercalant un petit ressort r à double lame, entre le poids p et le fil FE.

559. — Autres formes de ressorts de torsion. — On peut donner également, aux ressorts destinés à produire directement un couple, deux autres formes qui présentent certains avantages sur le simple fil de torsion mais qui ne peuvent, comme lui, jouer le rôle d'axe matériel permettant à la fois de suspendre Téquipage mobile

Fig. 309.

dans l'espace et de le forcer à tourner autour d'une droite parfaitement définie.

20 ÉLEGTROMÉTRIE

Ces deux formes, sont le ressort en hélice AA', (fig. 308) que Ton appelle vulgairement ressort à boudin, et le ressort en spirale BB' (fig. 309) universellement employé dans les chronomètres, et comme moteur et comme organe d'isochronisme. Le couple développé par la torsion d^un ressort en hélice, se calcule absolument comme celui d'un simple fil rectiligne de même diamètre et de même longueur totale, ce qui revient à dire que si on développe en ligne droite le ressort en hélice (après l'avoir bien entendu détrempé puis retrempé pour lui rendre son élasticité) et qu'on le torde d'un certain angle, le couple de torsion développé sera le même que celui qui correspondait à la même torsion du bouton C, lorsque le ressort aflfectait la forme hélicoïdale.

Le ressort en spirale jouit des mêmes propriétés que le ressort en hélice et il présente, en outre, l'avantage de tenir beaucoup moins de place en hauteur. On fixe généralement son centre à l'axe de rotation de l'équipage mobile et son extrémité libre D, à une aiguille, mobile à frottement dur, autour d'un axe situé sur le prolongement de celui de l'équipage mobile. L'extrémité de cette aiguille se meut devant un cadran divisé qui fait connaître l'angle de torsion quand on veut ramener l'équipage mobile à une position invariable ; on est averti qu'il en est ainsi par une seconde aiguille fixée à l'axe de rotation de cet équipage mobile, et qui doit alors se trouver toujours en face d'un repère fixe.

Ces deux formes de ressorts conviennent très bien aux appareils de mesures électriques. Ils sont peu volumineux, le dernier surtout, ont une sensibilité aussi grande que l'on veut, et constituent de véritables balances de précision dans lesquelles le couple développé par la torsion du ressort, est exactement proportionnel à l'amplitude angulaire de celle-ci dans des limites très étendues, qui dépassent même de beaucoup les besoins de la pratique. Ils se prêtent d'ailleurs avec une grande facilité à là vérification de l'exactitude et de l'invariabilité de leurs indications dynamométriques. Il suffit, en effet, si l'équipage mobile tourne autour d'un axe horizontal^ de munir ce dernier d'un petit levier horizontal portant à son extrémité un crochet auquel on peut suspendre à volonté un poids toujours le même. Lorsqu'on veut vérifier le ressort, on accrohe ce poids à l'extrémité du levier, et on tourne

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