CHAPITRE PREMIER
Taimant AB autour de Taxe OC et faire naître ainsi un couple capable d'équilibrer un autre couple produit par une cause quelconque (tel qu*un courant électrique), dont on veut mesurer Tintensité. L*aimant se comporterait alors comme le ressort en hélice ou en spirale que Ton tord d'un certain angle pour ramener au zéro l'équipage mobile soumis aux actions électriques. Il est à peine nécessaire de dire que le couple antagoniste ainsi obtenu, n'est proportionnel à Tangle de rotation de l'aimant, que si cet angle est de quelques degrés seulement (5<> ou 6® au plus).
563. — Cas où le couple directeur doit avoir une intensité notable. — Les dispositifs que nous venons de décrire, sont surtout applicables aux instruments dans lesquels les actions mécaniques sont très petites, comme les galvanomètres. Mais si l'on veut employer les aimants pour faire naître des forces antagonistes notables, ce qui peut être nécessaire dans certains cas, il faut les disposer autrement.
Les figures 312 à 315, représentent les principales dispositions auxquelles on peut avoir recours. L'aimant AB est généralement en fer à cheval, et Taiguille magnétique sur laquelle il agit, est non pas en acier, mais en fer doux, de façon à être polarisée par l'aimant
Fig. 313.
directeur. Dans la figure 313, on a supposé que l'axe de rotation de Taiguille ai, coïncidait avec Taxe de figure de l'aimant, de façon à pouvoir faire tourner celui-ci concentriquement à Taxe 00' de Tai-
ÉLEGTROHÉTBIE
guille, au moyen d'un bouton moleté D, lorsqu'on veut appliquer la méthode acinétique. Il est à peine besoin de dire que dans toutes ces dispositions, l'aiguille ab est considérée comme destinée uniquement à donner naissance à un couple antagoniste, et que les actions électriques que l'on veut mesurer sont supposées appliquées à un équipage mobile non représenté dans la figure.
On peut aussi au lieu de donner à l'aimant, la forme d'un fer à cheval, lui donner celle d'un cercle (fig. 314) dont les pôles A et B sont situés aux extrémités d'un même diamètre, comme l'a fait M. Duchemin dans sa boussole circulaire. En faisant tourner ce cercle autour de son centre au moyen d'un bouton moleté D agissant sur un secteur circulaire denté, on peut donner à la ligne polaire une inclinaison quelconque, ce qui permet d'appliquer très facilemcntcla méthode acinétique.
Fig. 315.
On peut enfin, en remplaçant l'aiguille mobile en fer doux aby par un disque de même métal adbd' (fig. 315), obtenir un résultat intéressant qui consiste en ce que la force antagoniste développée par le disque adbd\ lorsqu'il est dévié angulairement autour de l'axe fixe dd% par une action mécanique quelconque, est variable arbitrairement depuis zéro jusqu'à un maximum qui a lieu lorsque la ligne polaire AB est perpendiculaire à l'axe dd'. Il suffit pour cela que l'aimant circulaire ab soit mobile dans son plan (comme dans la figure précédente) et que la ligne polaire AB puisse prendre, en agissant sur le bouton D, toutes les positions possibles, depuis celle où elle est située sur le prolongement de dd* ^