CHAPITRE HUITIEME
duer un courant dont rintensité soit dans un rapport connu avec celle du courant-^unité indiquée par l'étalon. — La
figure 421 indique la disposition que Ton peut adopter quand on applique cette méthode.
Un courant emprunté à une source quelconque, entre par le point C dans un circuit fermé CBGDB'G'C, et en sort par le point D. Il se divise en deux portions traversant : Tune, la branche CBGD ; lautre, la branche CG'B'D. Dans la première branche, est intercalé le galvanomètre-étalon G et la boîte de résistance graduée B; la seconde branche contient le galvanomètre G' que Ton veut graduer et la boite de résistance B'. Les résistances des galvanomètres G et G' doivent être mesurées à Tavance ; nous les désignerons par r et r' ; les résistances variables à volonté des boîtes B et B', sont connues par une simple lecture puisqu'elles sont étalonnées, nous les représenterons par R et R'. Enfin nous supposerons négligeables les résistances des conducteurs qui servent à relier ensembe B, G, B' et G'.
Fig. 421.
Si Ton désigne par t la différence de potentiel des points C et D, les intensités i et i' des courants qui traversent respectivement G et G', seront données par les formules
R-hr
d'où 4- =
R-hr
278 ÉLCCTROMÉTBIE
Si on veut que ce rapport ait une valeur donnée d avance A:, on a
R'-hr'
"" =ifc d'où R' = -i±iL-.r'.
Pour faire une expérience, on agit sur la résistance R jusqu'à ce que le courant qui traverse le galvanomètre-étalon G, ait exactement la valeur choisie pour unité, et on détermine ensuite la résistance R' que Ton doit donner à la boîte B' au moyen de l'équation ci-dessus. On est alors certain que le courant qui traverse G' satisfait à la relation -r- = A:.
En donnant à k des valeurs entières croissant par exemple d'unité en unité jusqu'à 10, on obtient dix points de la graduation de G'.
Pour que cette méthode soit facile à appliquer, il est bon que la résistance de la portion du circuit qui sert à relier la source de force électro-motrice aux points G et D, soit aussi faible que possible, ainsi d'ailleurs que la résistance intérieure de la source elle-même. S'il en était autrement, les variations voulues de R', entraîneraient une variation dans l'intensité du courant-unité qui traverse la branche CBGD et on serait obligé, pour éviter de longs tâtonnements, d'intercaler dans le circuit principal qui amène le courant en C et en D, une troisième boite de résistance ou plutôt un rhéostat non gradué que l'on ferait manœuvrer chaque fois que le courant qui traverse le galvanomètre-étalon viendrait à varier, de façon à le ramener à son intensité normale.
680. — (Q Méthode de graduation basée sur l'emploi d'un comparateur de courants. — La figure 422 montre comment l'expérience peut être disposée. Les deux cadres rectangulaires entre eux du comparateur, sont représentés en CG et C'G'.
Ghacun d'eux fait partie d'un circuit distinct comprenant une pile, une boîte de résistance ou plutôt un rhéostat, et un galvanomètre. Ges trois appareils sont représentés dans le circuit du galvanomètre-éta-