‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 133 sur 270 · CHAPITRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIÈME

1 nr

nr Ro -h R,

Ro + Ri

et par suite

^^ (i îî V

Cette dernière équation montre que si la somme Ro -h R^ est, par exemple, 200 fois aussi grande que la valeur du produit nr^ on ne commettra qu'une erreur relative de i/200 en la considérant comme nulle. On doit donc, pour appliquer cette méthode avec sécurité, employer des piles douées d'une faible résistance intérieure et d'une grande force électro-motrice. Les accumulateurs, les piles à grande surface k deux liquides, ou encore les piles Lalande et Chaperon ou même les piles au bichromate de potasse, remplissent bien ces conditions.

En négligeant le facteur

(*-R:TKr)'

ce que Ton peut toujours faire si on choisit comme source de force électro-motrice des piles satisfaisant aux conditions que nous venons de signaler, et si le courant maximum qu'on leur demande est faible, on peut écrire

. ne *"■ Ro-+-R, '

équation qui montre que l'intensité du courant est simplement proportionnelle au nombre n des couples de la pile.

Cette méthode est la plus simple de toutes et peut toujours être employée avec les galvanomètres sensibles qui ont une grande résistance et dont la déviation maxima correspond à une très petite valeur de i.

Ainsi par exemple, nous avons employé dans un très grand nom-

276 ÉLBCTROMÉTRIE

bre d'expériences sur les machines dynamo-électriques un type de galvanomètre à circuit mobile et à déviations proportionnelles aux intensités représenté fig. 357. Quoique destiné à des expériences industrielles, où rintensité du courant pouvait atteindre 25 ampères et la différence de potentiel plusieurs milliers de volts, il donnait une déviation de un degré pour 1/2500 d'ampère. Sa déviation maxima étant de 60**, correspondait donc à une valeur de i un peu moindre que 1/40 d'ampère. Or, la force électro-motrice d'un couple au bichromate de potasse est d'environ 2 volts, et sa résistance intérieure est, lorsque ce couple est de dimensions moyennes, inférieure à 1/10 d'ohm. En employant 10 couples pour produire le courant maximum de 1/40 d'ampère, il fallait donc donner à Ro -h Ri une valeur très peu différente de 800 ohms, c'est-à-dire 800 fois aussi grande que celle des 10 couples réunis.

On pouvait donc négliger absolument la résistance intérieure de la pile et considérer la valeur de i comme rigoureusement proportionnelle à celle du nombre n de couples intercalés dans le circuit et que Ton faisait varier de 1 à 10, de façon à obtenir 10 points de la graduation.

878. — 6) Méthode de graduation basée sur l'emploi d'une résistance variable et d'une force électro-motrice constante .

— Ce procédé est aussi simple que le précédent, mais il exige l'emploi d'une boîte de résistance variant entre des limites très étendues. En supposant négligeable la résistance de la pile, on trouve pour la valeur de la résistance Ro, que Ton doit intercaler dans le circuit

Il suffit donc de donner à / des valeurs croissant en progression arithmétique et exprimées d'ailleurs en unités arbitraires choisies d'après la sensibilité de l'instrument, pour trouver les valeurs correspondantes de Rq.

879. — c) Méthode de graduation basée sur l'emploi d'une dérivation permettant de lancer dans l'instrument à gra-

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