CHAPITRE NBDVIÈME
Parmi les méthodes basées sur ce principe, nous décrirons comme exemple celle de M. Limb, dont nous avons déjà cité les recherches sur les aimants, recherches entreprises d'ailleurs à propos du sujet qui nous occupe actuellement.
La méthode de M. Limb consiste essentiellement en ceci :
Faire tourner un aimant à l'intérieur d'une bobine cylindrique, de façon à créer dans Tenroulement de cette bobine une /. e. m. sinussoïdale, que l'on met ensuite pendant un temps très court, au moment oti elle passe par sa valeur maxima, en opposition avec une fraction connue mais variable à volonté de la f.e.m. de la pile. En faisant varier cette fraction par degrés insensibles, il arrive un moment où elle fait exactement équilibre à la valeur maxima de laf.e.m. d'induction, et comme cette dernière est calculable directement en unités absolues, il n'y a qu'à la multiplier par l'inverse de la fraction pour obtenir la valeur de la /. e. m. de la pile.
Pour réaliser ce programme, M. Limb a recours aux dispositions suivantes :
Un faisceau aimanté ab (fig. 428) d'une forme particulière que nous avons déjà décrit (214) est placé au centre d'une bobine cylin-
Fig. 428.
Fig. 429.
drique verticale BB', dans laquelle il peut tourner librement, le mouvement de rotation lui étant imprimé au moyen d'une corde sans fin qui passe sur une poulie p. On évite ainsi de perforer la bobine
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(comme il faudrait le faire si on voulait attaquer directement son axe de i*otation) et de rompre la continuité de l'enroulement, ce qui aurait ,pour conséquence de rendre illusoires les formules qui font connaître la /. e. m. développée par la rotation de Taimanl en fonction des dimensions de lenroulement de la bobine.
Du côté opposé à la poulie, se trouve un disque en verre sur la circonférence duquel sont incrustés deux petits morceaux de cuivre d, d (fig. 429) qui occupent une très petite fraction de cette circonférence et qui ont pour but de mettre en communication les extrémités du fil de la bobine BB', pendant un temps très court, avec un circuit ouvert dans lequel est intercalé un électromètre capillaire. La communication a lieu au moment où la ligne polaire ab du faisceau tournant, est perpendiculaire à Taxe de la bobine BB', c'est-à-dire au • moment où la f.e.m. d'induction passe par son maximum. Le circuit dans lequel se trouve Télectromètre, est donc ainsi fermé deux fois par tour et cette fermeture aurait pour effet de produire, dans le ménisque mercuriel de l'instrument^ une déformation instantanée si une portion de ce circuit ne contenait une force électro-motrice de signe contraire à celle de la bobine et que l'on peut faire varier graduellement jusqu'à ce que le ménisque capillaire de l'électromètre reste rigoureusement immobile devant le zéro. On est alors certain de l'égalité de la/. «. m. d'induction et de celle qu'on lui oppose; or, comme cette dernière est une fraction connue de la/, e. m. de la pile en expérience, on possède tous les éléments de comparaison de la f.e.m, de la pile avec celle que développe l'induction et qui, ainsi que nous l'avons dit, peut être calculée en unités électro-magnétiques.
Voici d'ailleurs comment on peut faire ce calcul. Nous avons démontré (456) que la/, e. m. d'induction Ei; engendrée par le mouvement relatif d'un circuit de forme quelconque et d'un aimant, peut se déduire de la connaissance des actions mécaniques développées entre l'aimant et le circuit lorsque ce dernier est traversé par un courant d'intensité I, et qu'elle a pour valeur