‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 145 sur 270 · CHAPITRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME

cure pur en contact avec deux petits fils de platine. Sur l'un des mercures^ flotte une épaisse couche de sulfate mercureux; sur le second mercure, est placé un morceau de zinc pur formant amalgame. Enfin dans les deux tubes, on introduit des cristaux de sulfate de zinc et on complète le remplissage avec une dissolution salurée du même sel. Les tubes sont ensuite fermés par des bouchons de caoutchouc scellés à la cire d'Espagne après avoir été nettoyés dans une lessive de soude caustique en ébullition.

Le mercure et le zinc doivent être parfaitement purs ainsi d'ailleurs q^ue le sulfate de mercure et le sulfate de zinc. Le sulfate de mercure a été obtenu en faisant bouillir du mercure pur en excès, avec de Facide sulfurique concentré et pur; le sel, séparé de l'excès, de mercure^ a été égoutté, puis lavé au sulfate de zinc. Ce dernier sel provient de la purification par cristallisations successives, avec élimination des premiers et des derniers cristaux formés, du sulfate de zinc dit chimiquement pur.

687. — Pile-Étalon Gouy . — Cette pile est formée de zinc, sulfate de zinc; mercure, bioxyde de mercure. Sa forme est celle d'un flacon (fig. 431) dont le fond est occupé par le mercure en couche de 2 à 3

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Fig. 431. — Pile-Étalon de M. Gouy.

centimètres ; un fil de platine scellé dans un tube de verre^ y pénètre et forme lé pôle positif. Le mercure est recouvert d'une couche

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de bioxyde de mercure et le flacon est rempli de la solution de sulfate de zinc dans laquelle plonge un bâton de zinc. Le zinc distillé pur et le sulfate de zinc pur du commerce, peuvent être employés, mais il est préférable que le zinc soit amalgamé. Le mercure doit être purifié par digestion avec lacide azotique étendu, soigneusement lavé et filtré. Le bioxyde de mercure jaune, préparé par voie humide au moyen du bichlorure et de la potasse paraît le plus convenable.

Avec des produits de diverses origines, on obtient des résultats concordant à 1/1 000 près. Toutefois les couples ne prennent leur /. e. m. normale qu'après un délai de quelques jours qui parait nécessaire pour amener le mercure à un état définitif. Tant que cet état n'est pas atteint, Tagitatiou, en renouvelant la surface du mercure, fait varier la /. t. m., ce qui n'arrivera plus par la suite.

La /. e. m. diminue quand la température s'élève, mais cette variation très petite est comprise entre 2/1 000 et 4/1 000 quand la température s'élève de 0* à 30**, soit environ 1/10000 par degré.

La densité la plus convenable de la solution de sulfate de zinc parait être celle qui correspond à une teneur de 10 7» ^n sulfate cristallisé; elle a une densité égale à 1,06.

L'avantage le plus saillant de la pile-étalon de M. Gouy, réside dans sa rusticité et dans le peu d'influence que paraissent avoir sur elle les courts-circuits qui peuvent se produire accidentellement et qui mettent complètement hors de service la pile Latimer-Clark. Aussi cette dernière ne àoxi-oiXQ jamais fonctionner à circuit fermé même avec une très grande résistance sous peine d'être détériorée ou, tout au moins, de subir une altération permanente dans sa /. e. m.

Pour de faibles débits ne dépassant pas 1/1 000 d'ampère, la pile Gouy se polarise, mais cette polarisation se dissipe rapidement dès que le circuit est ouvert. Lorsque le circuit n'est fermé que pendant une ou deux secondes, même sur un circuit de quelques centaines d'ohms seulement, il ne se produit aucune polarisation appréciable. Un couple de ce type qui était depuis plus de six ans en service dans le laboratoire de M. Limb et qui avait été plusieurs fois abandonné pendant plusieurs heures en court-circuit, ou même traversé par

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