‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 144 sur 270 · CHAPITRE NEUYièME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUYièME

Il aurait donc fallu imprimer à l'aimant une vitesse d'environ 17 tours i/2 par seconde pour que la valeur de Ej atteignent i volt.

Mais la bobine n'étant pas infiniment longue, et les pôles du faisceau aimanté n'étant pas situés sur Taxe delà bobine au moment où la /. e. m. passe par son maximum, il faut apporter à la valeur de El, donnée plus haut, une correction qui résulte de celle que Ton doit apporter à la valeur du champ, cette dernière étant calculée par des procédés analogues à celui que nous avons développé dans le n^ 403 en nous restreignant aux points du champ situés sur Taxe. M. Limb trouve ainsi que, en désignant par a la distance d'un pôle à l'axe de la bobine; par r et par / le rayon moyen et la demi-longueur de la bobine, la valeur de Ei que nous venons de trouver doit être multipliée par un coefficient qui a pour expression très approchée

La distance des pôles de l'aimant à Taxe de la bobine ne pouvant être déterminée exactement, on admet qu'elle est égale au rayon intérieur de la bobine, ce qui donne à la correction une valeur maxima qu'elle ne peut évidemment atteindre, et qui, dans la

bobine de M. Limb, est égale à 0,033. Comme le terme 1/2 -^

est, dans cette bobine, égal à 0,01081, la correction due à l'excentricité des pôles, se réduit à 0,000357. Il suit de là qu'en adoptant pour la correction en un point quelconque, celle re-

lative au centre, i/2 -yj > on commet une erreur relative inférieure a

0,0003. En d'autres termes, le coefficient par lequel il faut multiplier la valeur de Ei étant représenté par i, lorsqu'on suppose la bobine infiniment longue, est représenté par le nombre 0,98919 lorsqu'on ne tient compte que de la longueur finie de la bobine, et par 0,98955 lorsqu'on tient compte et de la longueur finie de la bobine et de la distance de chaque pôle [supposée égale à r) au centre de la bobine. Ces détails sont nécessaires pour bien montrer la nature et la grandeur des corrections dont on doit tenir compte lorsque la bobine n'est pas infiniment longue.

ÉLECTROIIÉTRIB

On voit en résumé qu'à la vitesse de 1 tour par seconde, le faisceau développe dans sa position opiima, une /. e. m. supérieure à 0^®^S056 et que, par conséquent, à la vitesse de 10 tours par seconde adoptée par M. Limb, cette /. e. m. dépasse 1/2 volt. Or la/, e. m. de la pile la plus faible expérimentée par M. Limb (Pile Daniell), étant supérieure à 1 volt, on voit qu'il était nécessaire d'employer un procédé permettant de réduire, dans un rapport connu, la f.e.m. de la pile pour la mettre en opposition avec celle de la bobine. Celui auquel M. Limb s'est arrêté, est emprunté au Potentiomètre de Clark qui permet d'atteindre une grande précision.

Le travail de M. Limb est trop consid-érable pour que nous puis* sions l'exposer ici dans tous ses détails. Nous devons nous contenter d'y renvoyer le lecteur désireux de se rendre compte par lui-même des précautions infinies qu'exigent des mesures de cette nature, lorsqu'on veut obtenir des résultats dignes de toute confiance ^*>.

686. — Pile- Étalon Latimer-Clark. — Elle se compose (fig. 430) de deux tubes verticaux réunis transversalement vers le tiers de leur

Fig. 430. — Pile LaUmer-Clark.

longueur, comptée à partir du haut, par un tube horizontal, d'où le nom de forme en H donné à ce couple. Au fond des tubes se trouve du mer-

(i) Mesure directe des forces électro-motrices en unités absolues électro-magnéUgues . Thèse soutenue deyant la Faculté des Sciences en juin 1895 par H. Claudius Limb. — Gauthier- Villars, éditeur, Paris, quai des Grands-Augustins, 53.

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