‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 165 sur 270 · CHAPITRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME

entre la /. e. m. de la pile Q et la d, d. p. créée entre A et C par le passage du courant engendré par la source P. Si on désigne par V la différence de potentiel des deux pôles de la

source P; par R la résistance de la boite R (en considérant comme nulle celle du reste du circuitextérieur, ce qui est toujours possible); par r la résistance collective de la boîte r et du fil à curseur; par e la /. e. m. de la pile Q, on a, lorsque Féquilibre est établi dans la branche AGQC,

e = ri.

Mais le courant I entretenu par la source P, a pour expression

Donc

On voit que cette méthode fait connaître la d, d. p. aux bornes de la source P, et non pas la/, e. m, de celte source. Pour déterminer la valeur de ce dernier élément, il faudrait connaître la résistance intérieure de P.

704. — Potentiomètre de Glarke. — Le potentiomètre de Clarke est un instrument basé sur l'emploi de la méthode de Poggendorff et dans lequel les boites de résistances et le rhéostat à curseur (destinés à équilibrer les /. e. m. de deux sources d'électricité àlaide

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du courant emprunté à une troisième) ont été groupés de manière à rendre simples et rapides les expériences dont nous venons de donner la théorie.

705. — Méthode de M. Lacoine. — Soient P et P' (fig. 442) les deux piles dont on veut comparer les /. e. m. E et E'. On les monte en tension dans le même circuit fermé ABA'B'A qui est ainsi parcouru par un courant dont l'intensité I a pour valeur

Eh-E'

R désignant la résistance totale du circuit métallique et des piles. Dans ce circuit, on peut toujours trouver deux points Do et Di qui

Fig. 442.

soient au même potentiel. En effet, soient Vo et Vj les potentiels de ces deux points, le courant qui va de Do vers Di a pour

expression

E4-Vo-^Vt

r désignant la résistance totale du circuit D^PDi qui commence en Do et finit en D|. De même, dans la portion DiP'Do, le courant a

pour expression

E' + Vi-V,

Si on fait

on a

Vo = Vt,

. E__ J^ E-hg EH-g ""r'"r'""r4-r''" R

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d'où l'on tire

E + E' ' E-hE'

équations auxquelles on peut toujours satisfaire, ce qui démontre qu'on peut toujours trouver deux points Do et Di au même potentiel. Si on les réunit par un conducteur contenant un galvanomètre G, ce dernier restera au zéro. Les équations ci-dessus montrent que Ton aura alors

— ^ iL

Cette égalité ferait connaître immédiatement le rapport cherché ^

si on connaissait le rapport — ; mais r' et r sont composées chacune

d'une portion métallique, dont on pourrait mesurer la résistance et d'une portion inconnue qui est la résistance de la pile. Pour éliminer en bloc ces deux genres de résistance, on ajoute d'abord au circuit DoÀBDi dans la branche BDi, par exemple, une résistance étalonnée q ; immédiatement, les potentiels Vo et Vi cessent d'être égaux et le galvanomètre G dévie ; pour le ramener au zéro, on ajoute à la portion A'Di du circuit DiA'B'Do une résistance étalonnée q' que l'on fait varier graduellement jusqu'à ce que Vi redevienne égal à Vi». Lorsque ce résultat est atteint» on a

d'où, en vertu de la relation

La mesure du rapport des deux /. e. m. est donc ramenée à celle du rapport de deux résistances étalonnées.

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