C = RI
d'où
Cette méthode ramène donc la mesure d'une résistance, à celle d'une quantité de chaleur.
Elle présente l'inconvénient commun à toutes les expériences calorimétriques, et qui consiste dans l'extrême difficulté qu'on éprouve, lorsqu'on veut mesurer une quantité de chaleur avec une grande précision. Dans les autres méthodes, on a successivement utilisé :
Le mouvement uniforme d'un circuit dans un champ magnétique, donnant naissance à un courant continu ;
Le mouvement uniforme d'un circuit dans un champ magnétique, donnant naissance à un courant sinusoïdal;
Le mouvement limité d'un circuit dans un champ magnétique, donnant naissance à une décharge induite ;
L'induction mutuelle de deux circuits immobiles dans l'un desquels passe un courant intermittent.
Nous avons indiqué dans une autre partie (479) le moyen de mesurer une résistance à l'aide du courant induit engendré dans un disque métallique qui tourne autour d'un axe horizontal orienté suivant le méridien magnétique. La f. e. m. développée dans ces conditions^ est extrêmement petite, mais on pourrait la multiplier autant qu'on le voudrait au moyen de dispositifs dont la description nous entraînerait trop loin. La seule objection que l'on fasse à cette méthode, est que les balais nécessaires pour recueillir le courant s'échauffent par le frottement et donnent lieu à des phénomènes thermométriques qui troublent l'action de la /. e, m, d'induction. On peut éliminer en partie cette cause d'erreur en renversant le sens
(1) Nous rappelons que : la petite calorie est la quantité de chaleur nécessaire pour éleyer de zéro à un degré la température de 1 gramme d*eau liquide ; Tampère est la dixième partie de Tunité C.G.S. électro-magnétique de courant, définie par la loi de Biot et Sarart ; le watt est égal à 10^ ergs par seconde ; et enfin Tobm est égal à 10* unités C. G. S. électro-magnétiques de résistance.
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de la rotation du disque et par conséquent celui de la f. e, m. d'induction, tandis que celui de la f, e. m. thermo-électrique reste constant; la moyenne des deux résultats obtenus à la même vitesse, représentera la /. e. m, due à Tinduction.
Nous avons exposé, au commencement de ce chapitre, le procédé qui consiste à faire tourner dans le champ terrestre un circuit fermé parcouru par un courant sinusoïdal dont Faction, sur une aiguille aimantée placée au centre, est toujours de même signe bien qu'il n'y ait pas de redresseur de courant. C'est celui qui a été employé en 1864 par l'Association Britannique et qui a donné pour l'ohm la valeur la plus éloignée de la valeur réelle.
Le procédé basé sur le mouvement limité d'un circuit fermé dans un champ magnétique, consiste à imprimer à un cadre recouvert de fil, dont le circuit est fermé par un galvanomètre balistique, un mouvement angulaire ayant une amplitude égale à une demi-circonférence.
Ce demi-tour doit être accompli aussi rapidement que possible autour d'un axe horizontal. Si on désigne par S& la valeur absolue du champ terrestre, par a l'angle d'inclinaison de l'aiguille aimantée, la composante verticale a pour valeur ^ sin a ; le flux de force qui traverse le cadre, lorsqu'il est dans un plan horizontal, est égal à S^ sin a, et la quantité Q d'électricité mise en mouvement dans le circuit pendant que le cadre passe de la position horizontale à la position verticale, a pour valeur
NSJê sin a
N représentant le nombre de spires ; S la surface embrassée par la spire moyenne et R la résistance totale du circuit. La quantité totale d'électricité correspondante à un demi-tour du cadre, est donc égale à
2NS3ë sin g
D'autre part, si on désigne par 0 l'élongalion du galvanomètre
balistique, que nous supposerons être une boussole des tangentes ; par
t la durée de la demi-période oscillatoire de l'aiguille, sous la seule
influence do la composante horizontale du magnétisme terrestre; par