‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 190 sur 270 · CHAPITRE DIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIXIÈME

à la résistance du galvanomètre HI, laquelle est d'ailleurs complètement négligeable devant celle de BC que nous avons supposée très grande.

Mais, si au lieu de considérer le galvanomètre DE comme indiquant des difTérences de potentiel, on donne à ses indications leur véritable signification, c'est-à-dire si on les traduit en ampères, l'expression de la résistance x devient la suivante :

En désignant par g' la résistance du galvanomètre DE monté en dérivation sur la résistance à mesurer BC ; par F l'intensité du courant qui traverse ce galvanomètre; par I Tintensité du courant qui traverse le galvanomètre HI, on arrive facilement à l'équation

qui montre que l'on pourrait, à la rigueur, se servir d'un galvanomètre unique que l'on placerait successivement en DE et HI, à la condition de remplacer le second galvanomètre par une simple résistance égale à celle du galvanomètre employé, et que l'on intercalerait en HI ou en DE, suivant que le galvanomètre serait intercalé en DE ou en HI. Cette substitution peut évidemment être faite au moyen d'un simple commutateur.

Cette seconde méthode, dans laquelle un seul galvanomètre gradué simplement en parties proportionnelles dont la valeur absolue n'a pas besoin d'être connue, est évidemment supérieure à la précédente qui est préconisée par beaucoup d'auteurs et qui exige l'emploi de deux galvanomètres gradués l'un en volts, l'autre en ampères.

734. — Mestire des grandes résistances au moyen de la décharge d'un condensateur. — Si on réunit les deux armatures d'un condensateur par un conducteur, l'équation qui représente à chaque instant la cf. rf. p, de ces armatures, en fonction du temps écoulé depuis le moment où la communication a été établie, est la suivante (308) :

«=Clllog.-^, dans laquelle R représente la résistance du conducteur; C la capa-

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cité du condensateur ; V,, la d,d,p. initiale des armatures du condensateur; V la d. d.p. à l'époque /.

On tire de cette équation

Clog.^

On peut donc déterminer la valeur de R, lorsqu'on connaît la capacité du condensateur et le temps / nécessaire pour que la d. d.p, devienne une fraction donnée de sa valeur initiale. Si les unités employées sont la seconde et le microfarad, la résistance R sera exprimée en millions d'ohms.

Cette' méthode convient surtout à la mesure des résistances extrêmement grandes, telles que celles des corps isolants et on l'applique de la manière suivante.

Les armatures d'un condensateur de capacité connue [ -r^r microfarad par exemple), sont mises en communication permanente avec un électromètre à quadrants et chargées à un potentiel de quatre à cinq mille volts, que Ton obtient facilement avec une petite machine électro-statique de Varley (139).

On tord le fil de suspension de l'électromètre de manière à le ramener au zéro lorsque le condensateur est chargé et séparé de la source d'électricité, et on prend les dispositionsnécessaires pour que le mouvement angulaire de l'aiguille, à droite ou à gauche du zéro, soit limité par deux arrêts très rapprochés. On réunit ensuite les armatures du condensateur, au moyen du conducteur dont on veut mesurer la résistance et, à l'instant précis oii cette réunion a lieu, on presse le bouton d'un chronomètre & pointage donnant les cinquièmes de seconde. On maintient la communication entre les armatures pendant 100 secondes exactement et, ce temps écoulé, on la supprime brusquement. On constate alors que l'aiguille de l'électromètre n'est plus au zéro et on l'y ramène en diminuant la torsion du fil de suspension. Le rapport des angles de torsion fait connaître

immédiatement le rapport -^rl-, sans qu'il soit besoin d'avoir gradué

préalablement l'instrument. Si Taiguille et les quadrants sont grou-

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