CHAPITRE DIXIÈME
pés suivant le mode idiostatique (c'est-à-dire si une paire de quadrants et l'aiguille communiquent avec une des armatures du condensateur, tandis que Tautre paire de quadrants communique avec
Vo
la seconde armature), le rapport -tt- est égal à la racine carrée du
rapport des angles de torsion nécessaires pour ramener Taiguille au zéro et on a, en vertu des propriétés des logarithmes,
Clog.-%
Si on avait par exemple
^ = 2, C = -i^ de microfarad = j^^^. < = 100 secondes,
on aurait
log2 = 0,69
(il s'agit ici de logarithme népérien) et on trouverait
R = 2900000000 = 2900 mégohms.
Cette méthode est la plus précise qu'on puisse employer pour la mesure des très grandes résistances, à la condition toutefois que la charge du condensateur ne puisse passer que par le conducteur en expérience, c'est-à-dire que Tisolement des appareils employés doit être absolument parfaite.
735. — Mesure ded résistances très petites. — La mesure des résistances très petites, telles que celle d'une barre de cuivre courte et grosse, présente des difficultés d'ordre inverse de celles que l'on rencontre dans la mesure des grandes résistances, et qui ont pour conséquence l'emploi de moyens qui sont également d'ordre opposé. Ainsi la mesure des grandes résistances doit être faite à l'aide des courants de faible intensité et de hauts potentiels, traversant des galvanomètres ayant beaucoup de spires d'un lil très fin, tandis que la mesure des faibles résistances exige l'emploi de courants relativement intenses et de galvanomètres composés d'un petit nombre de spires de gros fil.
DKPBEZ, ÉLECTR. INDU8TR. — T. «, FASC. 3 26
402 ÊLEGTROMÉTRIB
En principe, rien ne s'oppose à ce que le pont de Wheatstone serve à la mesure des très petites résistances, mais, pour que cette opération présentât le même degré de précision que celles que l'on effectue habituellement avec ce dispositif, il faudrait que les résistances des quatre branches du pont, fussent du taème ordre de grandeur que les résistances à mesurer, c'est-à-dire très petites. Le dispositif le plus simple et le plus pratique, serait de renoncer à l'emploi des bobines intercalées dans les branches du pont, et de les remplacer par des rhéocordes à curseur ayant chacun une résistance pouvant varier d'une manière continue entre 0 et 1 ou 2 centièmes d'ohm. Le galvanomètre intercalé dans une des diagonales devrait avoir une très petite résistance et la pile située dans l'autre diagonale, devrait être capable d'engendrer un courant de plusieurs ampères, et avoir, par conséquent, une très faible résistance intérieure.
Mais Tusage de ponts construits de cette manière, parait inconnu de la plupart des praticiens, et pour y suppléer, nous avons dû avoir recours aux procédés suivants qui nous ont donné de très bons résultats, |>uisque nous avons pu mesurer, avec une grande facilité, des
résistances inférieures à -i-jwwt d'ohm, sans que l'erreur relative com-
\ mise dépassât tâââ-' Terreur absolue étant, par suite, inférieure à
Premier procédé. — Emploi du galvanomètre différentiel, — Nous avons déjà décrit la manière de mesurer une résistance à l'aide du galvanomètre différentiel (721) ; nous n'avons donc que peu de chose à dire concernant l'application de ce procédé, lorsque la résistance à mesurer est très petite. Dans un même circuit, à faible résistance, alimenté par une pile capable d'engendrer un courant de quelques ampères, on installe en série : 1* un rhéostat continu à curseur, formé d'un gros fil de maillechort étalonné, sur lequel glisse un frotteur à couteau émoussé, permettant d'introduire dans le circuit une longueur connue dudit fil ; 2** le conducteur dont on veut mesurer la résistance. Les extrémités de la portion du fil étalonné intercalée dans le circuit, sont reliées d'autre part aux bornes d une des bobines d'un différentiel ; les extrémités du conducteur en expé-