‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 216 sur 270 · CHAPITRE ONZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE ONZIÈME

faut détruire par une impulsion égale et contraire. Pour produire cette impulsion antagoniste, intercalons dans le côté du pont qui contient la bobine B (fig. 468) en expérience, ainsi que dans Tautre côté partant du même sommet, deux bobines auxiliaires identiques Bz, B'2, qui n'auront aucune influence sur Téquilibre du pont, môme pendant l'état variable, si les deux côtés AD et AD' ont des résistances égales, celle de B étant équilibrée dans le côté AD' par une résistance non inductive. Les deux bobines B», B'i n'auraient donc d'autre effet que d'augmenter de quantités égales, la résistance des côtés AD, AD', si, grâce à un artifice très simple, on ne leur faisait engendrer une

/". e. m. dont le but est précisément d'équilibrer la /. e, m, de selfinduction de B. Cet artifice consiste dans l'emploi de deux autres bobines Bi, B'i, placées à une très petite distance de Bi et de B'2, et dans lesquelles on lance un courant emprunté à une source quelconque qui peut môme être la pile du pont ADA'D'. Voici comment on utilise ce dispositif :

(a) On lance le courant de la pile dans ADA',AD'A'; pendant la période variable, le côté AD est le siège d'une f, e, m. totale L?, engendrée par la self-induction de la bobine B seulement; (ô) un temps très court après la fermeture du courant du pont, on ferme le courant auxiliaire dans Bi et B'i, ou même dans Bi tout seul, et on le maintient fermé. La bobine Bi développe alors dans B2 une /. e, m, totale égale à

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f étant rintensité permanente du courant de Bi, et M étant le coefficient d'induction mutuelle de Bj et de B3. Le signe de cette /. e. m. dépend de celui de f] on peut donc lui donner un signe contraire à celui de Li, et annuler celle-ci, de manière que l'équipage mobile du galvanomètre ne reçoive aucune impulsion apparente. Ce résultat est atteint lorsque Ton a

M*' = Lt, d'où

Cette seule expérience permet donc de déterminer immédiatement la valeur de L si on connaît celle de M, c'est-à-dire de ramener la mesure d'une self-induction à celle d'une induction mutuelle qui est bien plus facile à déterminer.

Mais si on ne connaît pas la valeur de M, on devra faire une seconde expérience dans laquelle on remplacera la bobine B par celle que l'on veut lui comparer ; on équilibrera de nouveau le pont en laissant en place les bobines B3 et B's et en ayant soin de maintenir égales les résistances des branches AD, AD' (bobines comprises), et on recommencera l'expérience précédente, soit en donnant à M une valeur différente^ soit (ce qui est bien plus facile) en changeant l'intensité { du courant inducteur lancé dans la bobine Bi.

Soit, pour plus de généralité, M' et «", les nouvelles valeurs de M et de i\

On aura, lorsque le galvanomètre restera en repos apparent

Donc

On voit que nous avons admis implicitement que le courant lancé dans le pont avait la même intensité i dans les deux expériences, condition facile à réaliser si on intercale entre la pile et le pont, un

Cm'.

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