L = CR
Tout se réduit donc à faire varier la résistance FD sans altérer la résistance BD, ce qui est facile à réaliser en attachant l'extrémité F du fil EC, à une cheville que Ton insère successivement dans les trous de la boîte de résistance intercalée en BD. Si on prend FD trop petit, le galvanomètre déviera dans un certain sens ; si on le prend trop grand, la déviation sera renversée ; il y aura donc deux positions consécutives, correspondantes à des valeurs de FD différant entre elles de 1 ohm, par exemple, et pour lesquelles on verra se produire le changement de signe de la déviation. Pour trouver la valeur exacte de la résistance FD, correspondante au repos apparent de Taiguille, on notera les deux déviations inverses de l'aiguille et on appliquera la méthode d'interpolation que nous avons déjà expliquée en détail, lorsque nous avons montré comment on détermine exactement et sans tâtonnement, la résistance d'un conducteur, lorsque cette résistance n'est pas représentée par un multiple exact de l'unité de résistance étalonnée dont on dispose (727).
Comme donnée numérique permettant de se faire une idée
approximative de ce que doit être la résistance FD^ supposons que
le condensateur ait une capacité de 1 microfarad ou . aaqaqq ^^
farad, et que la bobine B ait un coefficient de self-induction égal à 1 quadrant (ce qui signifie que si le courant qui la traverse variait de 1 ampère par seconde, la f, e. m. d'induction développée par la bobine, serait de 1 volt pendant la durée de la variation) ; la valeur de la résistance FD devra être égale à
ohms ou 1000 ohms.
CnAPITRE ONZIÈME 463
762. — Mesure d'un coefficient de self -induction au moyen d'une résistance et d'un condensateur, en se servant du galvanomètre différentiel. — La disposition de Texpérience est la même que précédemment, mais avec les différences que comporte la substitution du galvanomètre différentiel au galvanomètre ordinaire, employé dans le pont de Wheatstone.
Désignons par A et A' les circuits complètement distincts des deux bobines d'un différentiel. Dans le premier sont intercalés la bobine en expérience B, le condensateur C et la résistance BD, dont une portion variable FD, joue le rôle que nous venons d'expliquer plus haut. Dans le second circuit A\ est intercalée une boîte de résistances. Ces deux circuits ont une entrée commune et une sortie commune, de sorte que le courant de la pile se partage entre eux, en deux parties égales si leurs résistances ohmiques sont aussi égales. On commence par faire varier la résistance de A', jusqu'à ce qu'on obtienne l'équilibre du différentiel à l'état permanent ; puis on fait varier la résistance FD qui relie les deux armatures du condensateur (en ayant soin, bien entendu, que la somme BF -h FD reste constante), jusqu'à ce que l'équilibre du différentiel ait lieu aussi pendant l'état variable, ce que l'on reconnaît à ce que la fermeture et l'ouverture de la pile, ne provoquent aucune oscillation de l'équipage mobile.
763. — Mesure d'un coefficient d'induction mutuelle au moyen d'un condensateur et d'une résistance. — Nous ne nous arrêterons pas au procédé ordinairement décrit dans les ouvrages, à cause de sa complication. En voici un autre beaucoup plus simple et qui présente des garanties d'exactitude plus sérieuses en raison de la simplicité même du principe sur lequel il est basé, et qui est telle, qu'on peut l'expliquer très clairement sans figure. Soit un circuit composé d'une pile P et de l'une des bobines A, A', dont on veut mesurer le coefficient d'induction mutuelle M. On suppose connue la résistance du circuit et de la bobine inductrice A (celle de la pile étant inconnue et d'ailleurs sans intérêt). La bobine induite A' fait partie d*un second circuit entièrement distinct du pre-
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mier et qui n'a aucune communication avec lui ; ce second circuit contient un galvanomètre balistique G et possède une résistance totale, galvanomètre compris, égale à R'.
Enfin, un condensateur de capacité C peut à volonté être mis en communication avec les bornes de la pile P, pendant que le circuit inducteur est fermé, de façon que les armatures de ce condensateur aient entre elles une d. d. p. e, égale à celle qui existe aux extrémités de ce circuit, pendant qu'il est parcouru par le courant inducteur.
Le circuit inducteur étant fermé et parcouru par un courant d'intensité
on charge le condensateur en mettant ses armatures en communication avec les extrémités du circuit inducteur, puis on rompt la communication et le condensateur reste chargé d'une quantité d'électricité égale à Ce.
On rompt le circuit inducteur ; le circuit induit est alors parcouru par une quantité d'électricité égale à
m Me R' "" R'h'
qui communique, à l'équipage mobile du galvanomètre, une quantité de mouvement proportionnelle à ladite quantité.
Un temps très court s'étant écoulé depuis la rupture du circuit inducteur, 1/100 de seconde par exemple, on coupe le circuit induit en un point, et on met les deux bornes du galvanomètre en communication avec les armatures du condensateur dont la charge Ce, traverse tout entière le galvanomètre et communique à l'équipage mobile une quantité de mouvement de signe contraire à la première et qui est proportionnelle à Ce. Les deux quantités de mouvement ainsi communiquées à l'équipage mobile, dans un très petit intervalle de temps, pendant lequel son déplacement angulaire est insensible (en vertu d'un théorème de mécanique que nous avons eu l'occasion d'invoquer dans le chapitre qui traite de la mesure d'une quantité d'électricité au moyen du galvanomètre balistique), s'ajoutent algé-