‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 225 sur 270 · CHAPITRE DOUZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DOUZIÈME

(b) Cette communication est rompue.

(c) Le circuit du galvanomètre est mis en communication avec le condensateur.

{et) Cette communication est rompue^ et la communication (a) est rétablie.

Cette série d'opérations répétées n fois par seconde, a pour résultat de lancer, pendant Funité de temps, dans le galvanomètre, une quantité d'électricité égale à nCE, E étant la f.e.m. de la pile. La torsion «' du fil, nécessaire pour maintenir au zéro, à l'état de repos apparent, l'équipage mobile du galvanomètre, est [en vertu des théorèmes que nous avons démontrés ailleurs. Mesure des courants alternatifs à l'aide de l'électrodynamomètre (531)] la même que si l'instrument était traversé par un courant continu dont l'intensité serait nCE. L'équation d'équilibre est donc

nCE = !>', de laquelle on tire

que l'on peut écrire

ou, en remplaçant au dénominateur e par sa valeur Rtix

E nR a

Cette méthode est plus sensible que la précédente parce que a' peut être rendu aussi grand qu'on le veut ; il suffit, pour cela, d'augmenter n, à la condition toutefois, que le condensateur ait le temps de se décharger complètement. De plus, elle est basée sur la comparaison de deux expériences, dans lesquelles le fil de torsion se comporte de la même manière, tandis que dans la méthode balistique, il mesure un travail emmagasiné sous forme de force vive.

767. — Emploi de la méthode de répétition et du galvanomètre diif érentiel. — On peut la rendre encore plus parfaite en remplaçant le couple antagoniste du fil de torsion, par celui que produi-

470 ÉLBGTBOMÉTRIB

raît un courant continu passant dans un second cadre galvanométrique agissant, si le galvanomètre est à circuit fixe, sur la même aiguille aimantée ou^ préférablement, sur l'aiguille aimantée^ qui sert à équilibrer l'action exercée sur la première aiguille, par le magnétisme terrestre. Cet ensemble doit être réglé de façon que, un courant continu lancé dans les deux cadres, supposés groupés en série, et agissant dans des sens contraires sur les aiguilles, ne produise aucune déviation. Si cette condition est remplie, il est facile de voir

que l'équilibre entre le courant continu -^i lancé dans l'un des cadres,

et le courant intermittent lancé n fois par seconde dans l'autre cadre, est atteint lorsqu'on a

d'où

i- = nCE,

fiR E

Il est évident que dans cette méthode, comme dans la précédente,

on n'a pas à se préoccuper de la valeur du facteur -p- que l'on peut

toujours rendre égal à Tunité; il suffit, pour cela, de faire communiquer les armatures du condensateur avec les extrémités du circuit de résistance R, entre lesquelles existe une d, d, p. égale à t lorsque ce circuit est traversé par le courant continu. Le condensateur est alors chargé au potentiel e, et non pas au potentiel E.

768. — Emploi du pont de Vrheatstone et du galvanomètre ordinaire. — La méthode de répétition peut être appliquée aussi en employant le galvanomètre ordinaire et le pont de Wheatstone. Le dispositif suivant, imaginé par M. J. J. Thomson, montre comment il faut disposer l'expérience (fig. 470). Le pont étant placé comme à l'ordinaire, on coupe la branche DA' en un point quelconque, et les deux tronçons de celte branche sont mis, par leur extrémité libre, en communication, chacun à chacun, avec deux butoirs B, B', entre lesquels oscille une lame élastique vibrante LO qui effectue un nombre n de périodes complètes par seconde. L'extrémité fixe 0 de

Page 1